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Eugène Isabey
Leribault Christophe
LE PASSAGE
19,00 €
Épuisé
EAN :9782847421910
Fils de Jean-Baptiste Isabey (1767-1855), le plus célèbre des miniaturistes de l?Empire, Eugène Isabey (1803-1886) sut imposer avec fougue son prénom: à la précision et à la suave délicatesse de l?un, l?autre répondit par la richesse de sa palette et la générosité de sa touche. En dramaturge romantique, Eugène Isabey orchestra notamment d?immenses scènes de naufrage. Ouvert aux innovations d?Outre-Manche, il sut pareillement renouveler l?art du paysage lithographié, révélant une Auvergne tourmentée qui n?avait rien à envier à l?Écosse de Walter Scott. Isabey emprunta aussi le goût des costumes historiques à la littérature de son temps. Ses évocations chatoyantes de la cour d?Elisabeth ou des derniers Valois lui assurèrent une clientèle avide de retrouver ainsi transfigurés les fastes du Second Empire. Fondé principalement sur les richesses du département des Arts graphiques du musée du Louvre, ce nouveau volume de la collection « Cabinet des dessins » s?attarde cependant moins sur cette production de cape et d?épée que sur l?exploration inédite des rivages normands et bretons. D?Etretat à Saint-Malo, cette vision tourmentée de côtes déchiquetées, tour à tour battues par les vents ou écrasées de soleil, nous rappelle que derrière le virtuose de la gouache et de l?aquarelle, se cache un artiste authentique, de ceux qui font regarder autrement le spectacle de la nature, leçon à laquelle furent sensibles Jongkind comme Boudin.
Biographie de l'auteur Dominique Kalifa est professeur de l'Université Panthéon-I-Sorbonne et de l'IEP de Paris. Jean-Claude Yon est professeur de l'Université de Versailles Saint-Quentin. Pierre Citti est professeur de littérature française à l'université Paul-Valéry. Myriam Chimènes est directrice de recherche au CNRS. Dominique Lobstein est historien de l'art. Patrice Higonnet est professeur à Harvard. Laure Troubetzkoy est professeur à l'UFR d'études slaves.
Draguet Michel ; Leribault Christophe ; Morel Domi
A la fois peintre,dessinateur, graveur et sculpteur, Fernand Khnopff (1858-1921) est considéré comme un des grands représentants du symbolisme. Cet album présente plus de soixante-dix couvres emblématiques de l'esthétique singulière de cet artiste belge - dont témoignaient les tons bleu, noir, blanc et or de son incroyable maison-atelier. Portraits mystérieux, comme hors du temps, paysages silencieux, études autour de sa soeur et muse Marguerite pour le grand pastel Memories, réinterprétation des mythes antiques - dont celui d'Hypnos, le dieu du Sommeil -, photographies rehaussées, nus évanescents, souvenirs oniriques de Bruges... Ces thèmes obsessionnels, explicités par de courts commentaires, permettent d'éclairer la personnalité complexe d'un artiste fascinant, dont la devise " On n'a que soi " affirmait son goût pour l'introspection et la solitude.
Leribault Christophe ; Aubenas Sylvie ; Heilbrun F
Confronté comme toute sa génération à l'irruption de la photographie, Delacroix s'est impliqué dans ce domaine sans la méfiance qui caractérisa nombre de peintres. Curieux de ses progrès techniques, il compta même parmi les membres fondateurs de la Société héliographique en 1851. Il réunit également une riche documentation photographique, d'après les fresques de Raphaël, les toiles de Rubens, ou encore les sculptures des cathédrales. Mieux, à défaut de manier lui-même l'objectif, Delacroix fit poser et photographier par Eugène Durieu en 1854 une série de modèles nus, masculins et féminins. On sait par sa correspondance et son journal qu'il emportait parfois avec lui ces photographies pour s'exercer au dessin là où il ne pouvait pas disposer de modèles vivants. L'ouvrage rassemble l'intégralité des photographies et des dessins retrouvés, ainsi qu'une galerie de ses propres portraits. En fait, Delacroix se prêta avec plus de réserve à cet exercice, dont témoignent cependant de rares daguerréotypes d'une incroyable présence et des clichés célèbres de Carjat et de Nadar.
Résumé : Walter Neumann, le héros de Shanghaï-la-juive, a disparu. Lisa, sa fille, mène l'enquête. Une aventure qui, sur les traces d'un ancien bourreau nazi, la conduira à mettre à jour les zones d'ombre d'un passé tumultueux et la confrontera au problème des fonds juifs en déshérence. Hong Kong. Le 1er juillet 1997, jour de la rétrocession de l'ancienne colonie britannique à la Chine, la fête bat son plein. Mais pour Lisa Neumann, impossible de participer aux réjouissances. Depuis vingt-quatre heures, son père, Walter Neumann, patron d'un empire de presse au passé tumultueux, a disparu. Alors que l'enquête du commissaire Chu piétine, Lisa s'obstine à croire Walter vivant. Armée des carnets intimes de son père, elle décide de partir à sa recherche. Et elle se jure de ne plus quitter l'imposant collier qu'il lui a offert, inspiré d'un célèbre tableau de Klimt, tant qu'elle ne l'aura pas retrouvé. Sa quête la mène à Zurich, en Suisse, sur les traces d'Arnold Schuler, un ancien bourreau nazi. Là, elle sollicite l'aide d'un avocat réputé, maître Stefan Meier, un amour de jeunesse... et affronte le sulfureux problème des fonds juifs en déshérence. Après Shanghaï-la-juive, Michèle Kahn nous dévoile un nouvel épisode de l'étonnant destin de la famille Neumann. Un roman haletant qui rend à chacun sa part d'ombre et de lumière.
Résumé : Le destin d'une femme, amie des arts, pionnière d'un féminisme qui bouscule les conventions de son époque. Au lendemain de la guerre de 1914, Yvonne Vierne, jeune femme intrépide, crée à Paris La Porte étroite, une petite librairie située au 10 rue Bonaparte, spécialisée dans la bibliophilie, l'art et la poésie. Elle y fait la rencontre de Henri-Pierre Roché, le futur auteur de Jules et Jim, grand ami des peintres et grand collectionneur, qui l'introduit dans un monde pour elle fascinant, celui de la modernité littéraire et artistique parisienne. Très vite, sa librairie devient le centre autour duquel gravite toute l'avant-garde - Gide et Roché, bien sûr, mais aussi Picasso, Derain, Dufy... Jusqu'au jour où un beau jeune homme pousse la porte de sa boutique : c'est le coup de foudre, et bientôt un mariage d'amour qui la fait entrer dans la grande bourgeoisie parisienne mais l'oblige, la mort dans l'âme, à abandonner sa librairie. Pour sa belle-famille, très conservatrice, il est en effet inconcevable de la laisser continuer son activité. Mais si elle accepte ce changement radical d'existence, Yvonne ne peut renoncer à son goût pour l'art : elle se met à collectionner des artistes de son temps, et en particulier un certain Sanyu, peintre chinois alors totalement inconnu, dont les Chrysanthèmes roses dans un vase blanc, beaucoup plus tard, à l'heure de sa gloire, aideront sa famille à surmonter les multiples épreuves que lui réserve la vie.
La destinée extraordinaire d'Helen Keller, enfant aveugle, sourde et muette, tenue pour folle et puis surdouée, beaucoup la connaissent. Celle que La Belle Lumière éclaire aujourd'hui semblait, en revanche, repoussée dans l'ombre à jamais. Kate Keller ne serait-elle qu'une mère incapable de mener sa fille au miracle de la connaissance ? Angélique Villeneuve restitue, de son écriture sensuelle et précise, la complexité d'une femme blessée éperdue d'amour. Alabama, 1880. Dans une plantation du sud des Etats-Unis, la naissance d'Helen console sa mère d'un mariage bancal. Un monde s'ouvre entre Kate et sa fille, et puis tout bascule : les fièvres féroces ravagent l'enfant adorée. Cette fillette à la destinée extraordinaire, beaucoup la connaissent. La renommée d'Helen Keller, aveugle, sourde et muette, enfant farouche, tenue pour folle et puis surdouée, a franchi frontières et années. Celle que La Belle Lumière éclaire aujourd'hui semblait, en revanche, repoussée dans l'ombre à jamais. Kate Keller ne serait-elle qu'une mère incapable de mener sa fille au miracle de la connaissance ? Comme glissée au coeur de son héroïne, tant vibre dans ces pages le corps déchiré de Kate, Angélique Villeneuve restitue, de son écriture sensuelle et précise, la complexité d'une femme blessée éperdue d'amour. Dans ce Sud encore marqué par la guerre de Sécession et les tensions raciales, le lecteur traverse avec elle une décennie de sauvagerie, de culpabilité et de nuit. Mais découvre aussi, et c'est là la force du livre, un temps de clarté et de grâce.
Avec Skiatook Lake, Jubert & Séverac signent un polar imprégné de réalisme et d'authenticité, un véritable western noir qui dépeint les rapports entre Blancs et Indiens aujourd'hui, dans une Amérique où règne la loi du plus fort. Hominy, Oklahoma, l'Indienne osage Christine Longwalk est retrouvée morte dans une voiture sans conducteur après le passage d'une tornade. Accident ? Enlèvement lié à ses relations avec le Conseil minier ? Jack Marmont, chef-enquêteur de la police tribale, hérite de l'affaire dans un contexte explosif : le gisement de pétrole qui dort sous les pieds des Indiens attise les convoitises, et le projet de parc éolien échauffe les esprits des jeunes activistes de la tribu qui voient là l'occasion de se révolter contre l'hégémonie blanche. A la recherche de la vérité, Marmont va évoluer en terrain miné et enquêter seul contre tous. Un roman écrit après un séjour des deux auteurs dans la réserve osage, en Oklahoma. Reçus comme amis de la Nation, ils ont eu l'opportunité de rencontrer les acteurs sociaux, économiques, politiques, culturels et spirituels de la tribu, et ainsi de rapporter le matériau d'un polar imprégné de réalisme et d'authenticité. Un véritable western noir qui dépeint les rapports entre Blancs et Indiens aujourd'hui, dans une Amérique où règne la loi du plus fort.