Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Eugène Grasset 1845-1917. L'art et l'ornement
Lepdor Catherine ; Rupp Nora
CINQ CONTINENTS
40,00 €
Épuisé
EAN :9788874395767
Installé à Montmartre en 1871, Eugène Grasset fait ses débuts au cabaret du Chat Noir. Sa rencontre avec l'imprimeur et collectionneur Charles Gillot est essentielle. C'est lui qui le fait participer au renouveau du livre illustré et de l'affiche, à l'enseigne du japonisme et du médiévisme. Ne concevant l'art du futur qu'à la lumière des enseignements du passé, ce fils d'ébéniste conjugue une culture encyclopédique et une connaissance sans égale des matériaux et des techniques qu'il met au service de sa vision d'un art pour tous, répandu dans les objets du quotidien (mobilier, tapisserie, céramique, vitrail, joaillerie). Marqué par les esthétiques préraphaélite et symboliste, Grasset expose au Salon de la Rose+Croix, à La Libre Esthétique de Bruxelles, à la Sécession viennoise. Il triomphe en 1900 à l'Exposition universelle de Paris, où il expose des bijoux dessinés pour Henri Vever et réalise le décor du Salon du costume. Créateur de l'emblème des éditions Larousse, Grasset dessine un alphabet typographique : le caractère Grasset. Il siège au jury de l'Union centrale des arts décoratifs, fonde en 1901, avec Hector Guimard, la Société des artistes décorateurs et, avec René Lalique, la Société de l'art décoratif français. La parution de La Plante et ses applications ornementales (1896) et de La Méthode de composition ornementale (1905) confirme son rôle de maître de la jeune génération que lui reconnaîtront Alfons Mucha, Augusto Giacometti, Maurice Pillard dit Verneuil, Paul Berthon.
Catalogue officiel de l'exposition A fleur de peau. Vienne 1900, de Klimt à Schiele et Kokoschka au Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne du 14 février au 24 mai 2020. Pour sa première exposition temporaire dans son nouveau bâtiment, le Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne a choisi de mettre en lumière un des épisodes les plus marquants du tournant du XIXème siècle : la contribution de la scène artistique viennoise à la naissance de l'art moderne, qui est un des épisodes les plus extraordinaires de l'histoire de l'art européen. On sait le rôle essentiel joué par Gustav Klimt, Egon Schiele et Oskar Kokoschka dans les beaux-arts, par Otto Wagner, Joseph Hoffmann et Koloman Moser dans l'architecture et les arts appliqués. Le présent ouvrage commente l'oeuvre de ces grands artistes, ainsi que celui de nombreux créateurs engagés à leurs côtés dans le combat pour un art qui change la vie. Il propose une lecture thématique inédite de la période comprise entre 1897 (fondation de la Sécession viennoise) et 1918 (dissolution de l'Empire austro-hongrois). Grâce à la réunion d'un riche corpus d'oeuvres et aux contributions de spécialistes qui abordent aussi l'apport des sciences médicales, de la théosophie et de la psychanalyse, il retrace l'émergence d'une sensibilité nouvelle, exprimée par un travail plastique se focalisant sur la peau. C'est en explorant les mystères de cette surface sensible que les Modernes viennois vont redéfinir les rapports entre l'homme moderne et le monde, l'objet usuel et son environnement, le bâtiment et la rue.
Résumé : D'origine suisse, naturalisé français, Théophile-Alexandre Steinlen (1859-1923) fut tout à la fois dessinateur, graveur, caricaturiste, illustrateur, affichiste, peintre et sculpteur. Bien qu'autodidacte, il est l'héritier d'une riche tradition artistique de Delacroix à Degas en passant par Daumier ou Manet (scènes de genre et de cabaret, sujets politiques, nus et natures mortes, portraits divers ou encore témoignages de la Première Guerre mondiale). La diffusion de son ?uvre à l'âge d'or de l'affiche et des grands périodiques illustrés fait de l'artiste montmartrois l'une des figures centrales de la cultures visuelles européenne. Steinlen, l'?il de la rue, réunit pour la première fois les ?uvres des principales collections publiques et privées de l'artiste. Première monographie sur l'artiste depuis plus de vingt ans, cet ouvrage apporte une documentation riche et inédite. Il propose un ensemble d'interprétations nouvelles sur Steinlen, sur son ?uvre et sur l'histoire artistique et culturelle de la troisième république.
A la croisée de l'histoire de l'art et de l'histoire des sciences et de la culture, le livre montre comment les artistes ont représenté ou anticipé les bouleversements successifs qui ont redessiné notre appréhension de la mer, ce territoire immense, s'étendant des rivages aux abysses. A l'heure de la prise de conscience du rôle de l'humain dans la dégradation des écosystèmes et à une époque où les frontières maritimes suscitent nombre de conflits, le passé éclaire le présent. Longtemps lieux d'une observation à distance que symbolise la ligne d'horizon, les rivages inspirent au classicisme ses grandes représentations mythologiques du monde sous-marin. Les plages sont progressivement apprivoisées au cours du XIXe siècle, par la promenade romantique d'abord, puis par le tourisme balnéaire. Au fil des campagnes océanographiques et grâce aux nouveaux dispositifs d'observation, tel l'aquarium, les artistes réalistes appréhendent les profondeurs en développant une vision latérale, effectuant comme une coupe dans l'épaisseur de l'eau. Ennemis de la rationalité positiviste, les symbolistes revisitent le répertoire des abimes à travers le prisme d'une subjectivité qui fait surgir des créatures fantastiques des profondeurs de l'âme ou du cosmos. Au début du XXe siècle, les surréalistes leur emboîtent le pas, brouillant les échelles et les rythmes, les règnes végétal, animal et humain. Aujourd'hui, les nouveaux récits de la mer, brassant cette mémoire culturelle, se révèlent porteurs tout à la fois de nostalgie, de crainte et d'empathie. Confrontés à l'immigration et à la pollution, les artistes contemporains déconstruisent les notions de "paysage" et de "nature" , pour appréhender des perturbations à bien des égards inédites.
Catalogue officiel de l'exposition Maurice Denis. Amour au musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne du 12 février au 16 mai 2021, organisée en partenariat avec le musée d'Orsay. L'ouvrage s'attache à retracer le parcours de Maurice Denis de la fin des années 1880 à la Première Guerre mondiale. D'abord, l'affirmation précoce d'une double vocation, artistique et religieuse. Puis la percée dans les avant-gardes synthétistes et symbolistes, au sein du groupe des Nabis qui rassemble, entre autres, Paul Sérusier, Pierre Bonnard, Paul Ranson, Edouard Vuillard ou encore Félix Vallotton. Enfin le rôle de théoricien du groupe, avec, en 1890, une définition demeurée célèbre : "Se rappeler qu'un tableau - avant d'être un cheval de bataille, une femme nue ou une quelconque anecdote - est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées. " Les années 1890 voient Maurice Denis affirmer sa volonté de prendre part au renouveau des arts appliqués avec la réalisation de décors d'intérieurs pour des amateurs parisiens, ou pour le marchand Siegfried Bing. L'artiste se lie à des musiciens et des hommes de lettres, tels Claude Debussy ou Paul Valéry. L'amour, titre de son principal recueil d'estampes édité en 1899, joue un rôle essentiel : l'amour profane est une source d'inspiration inépuisable après son mariage avec sa muse et son modèle Marthe Meurier et la naissance de leurs enfants ; l'amour sacré est le moteur constant de sa volonté de rénover l'art religieux. Une deuxième période déterminante s'ouvre en 1898, après un voyage à Rome en compagnie d'André Gide, lorsque Maurice Denis a la révélation de l'oeuvre de Raphaël, et des décors des grands peintres de la Renaissance. L'artiste poursuit désormais la définition d'un " nouveau classicisme " , qui rejette la planéité et la simplification des formes ainsi que l'arbitraire de la couleur, au profit d'un style et d'une méthode châtiés, nourris par les exemples de Cézanne et de Poussin. Le retour au modelé et à la profondeur, la palette plus lumineuse, presque électrique, et les compositions savamment équilibrées s'accompagnent de nouvelles iconographies, puisées dans les mythes de l'Antiquité ou inspirées par les plages de la Bretagne, sa terre d'élection. Artiste prolifique, lancé sa vie durant dans la quête idéaliste d'une refondation de la peinture moderne, Maurice Denis est une figure incontournable de l'art moderne au tournant du XXe siècle.
Naef Galuba Isabelle ; Schumacher Anne-Claire ; Ni
Résumé : Depuis quarante-cinq ans, l'historien de l'art Frank Nievergelt a constitué avec passion et discernement une impressionnante collection de plus de 900 céramiques contemporaines, tant dans le domaine du contenant que de la sculpture, de l'objet de vitrine que de l'oeuvre monumentale. Les acteurs majeurs de la scène céramique internationale des XXe et XXIe siècles sont représentés. Loin de vouloir rassembler un simple éventail de céramistes, Frank Nievergelt côtoie les artistes avec fidélité et amitié, suivant leur évolution et cherchant à former pour certains d'entre eux un véritable corpus de leur parcours artistique. La présente publication, qui accompagne une exposition au musée Ariana, le musée suisse de la céramique et du verre, présente les oeuvres principales de cette collection.
Campagnolo Matteo ; Fallani Carlo-Maria ; Spina Lu
De l'aigle à la louve s'adresse à la fois au passionné de l'Antiquité et au féru de zoologie, mais également au zoologue antiquisant ou à l'antiquisant zoologue. L'ouvrage apporte un éclairage original, tout aussi scientifiquement contrôlé que convivial, sur quelque cent vingt monnaies de la République romaine, intailles, camées et pâtes de verre, faisant partie d'une collection prestigieuse et unique en son genre. Les deniers en argent n'étaient pas uniquement voués aux transactions commerciales, au paiement des soldats et au règlement des impôts. Ils véhiculaient la propagande politique, les croyances religieuses, certaines histoires ou légendes servant à asseoir la réputation des familles qui cherchaient à s'illustrer dans la cité. Parmi les sujets représentés, les animaux sont particulièrement à l'honneur, qu'il s'agisse d'animaux réels, d'animaux mythiques, ou d'animaux totémiques. C'est dire combien ces objets, chargés de multiples significations, constituent une documentation aussi précieuse qu'inépuisable. Le texte et les photos qui l'accompagnent éclairent le sens de ces antiquités, les sortant tout à coup d'un silence plus que millénaire.
Résumé : Ce catalogue, accompagnant l?exposition au musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne, présente un ensemble de quelque soixante-dix oeuvres majeures en provenance de la galerie nationale Trétiakov, à Moscou, et retrace ainsi les grandes heures de l?école de paysage russe au xixe siècle. En se concentrant sur les rapports entre peinture de paysage et affirmation de l?identité nationale, l?ouvrage décrit l?émergence dans les années 1860 d?une génération d?artistes qui tournent le dos à l?académisme et se mettent en quête d?un art national. Rejetant les paysages italianisants en vogue jusqu?alors à l?Académie impériale de Saint-Pétersbourg, la nouvelle école de paysage russe revient aux paysages hollandais du XVIIe siècle, pour une vision de la nature réaliste, à forte dimension narrative et symbolique, proche dans ses sources d?inspiration de la littérature et de la musique russes contemporaines. Les oeuvres commentées dans l?ouvrage traduisent cette nouvelle sensibilité et cette aspiration au renouveau. Elles illustrent les tendances romantique, lyrique, naturaliste et symboliste du grand mouvement réaliste avec des oeuvres, entre autres, d?Ivan Aïvazovski, Ivan Chichkine, Arkhip Kouïndji, Isaak Lévitan, Mikhail Nestérov, Ilia Répine, Alekseï Savrassov, Valentin Sérov et Vassili Vérechtchaguine.