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Pages choisies. Première partie (1893-1904)
LENINE
BONS CARACTERES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782915727562
L'unique édition de ces Pages choisies date de 1926-1929. Leur réédition permet de faire entendre aujourd'hui une des voix les plus autorisées, parmi celles qui commémorent le centenaire de la révolution russe : celle du militant qui la prépara et en fut le principal acteur. Elle avait été préparée pour le compte de la section française de l'Internationale communiste, à Moscou, par Pierre Pascal. D'abord témoin de la révolution, il était devenu un collaborateur de l'Internationale communiste, en contact étroit avec ses cercles dirigeants. Il ne céda pas à la bureaucratisation du régime : ses introductions et notes sont en parfaite adéquation avec l'esprit de l'auteur, de ses textes, et avec la période. Ces Pages choisies tranchent donc avec les éditions ultérieures de Lénine, trafiquées par la bureaucratie stalinienne pour ses besoins politiques changeants. 1893-1904 : la campagne pour le programme, la tactique et l'organisation du parti. Dans les dernières années du XIXe siècle, dans l'empire des tsars, une poignée de révolutionnaires, dont Lénine, travaillent à donner un parti à la classe ouvrière, en lien étroit avec le mouvement socialiste international. Ils affrontent l'autocratie, sa police, ses bagnes. Le prolétariat, encore peu nombreux, férocement exploité et extrêmement combatif, se sépare tout juste de l'immense paysannerie écrasée de misère. Pour unir les groupes dispersés, il faut se délimiter, il faut une solide base programmatique. Les Pages traitent de la filiation du mouvement social-démocrate russe avec les générations révolutionnaires précédentes, soulignant l'apport du marxisme ; des rapports entre le prolétariat des villes et la paysannerie, vus sous l'angle de la tactique révolutionnaire ; du type de parti ouvrier à construire et de militants à former. On y lit la progression constante de la conscience ouvrière, l'afflux de militants, la construction du Parti ouvrier social-démocrate de Russie, sur fond de montée des grèves et des affrontements avec l'Etat. La révolution de 1905 approche.
Résumé : L'Etat et la révolution a été rédigé par Lénine en août et septembre 1917, alors qu'il se cachait en Finlande, quelques semaines avant la Révolution d'octobre. Dans cet ouvrage, Lénine démontre la nécessité du renversement révolutionnaire de l'Etat bourgeois. A partir des travaux historiques de Marx et d'Engels sur le rôle de l'Etat, Lénine énonce les tâches de la classe ouvrière : accomplir la révolution, mettre sur pied un Etat ouvrier dont la tâche fondamentale sera d'oeuvrer à la construction d'une société communiste, sans classes, dans laquelle il disparaîtra.
Que faireA ? Lénine reprend ici le titre du roman de Nikolaï Tchernyshewsky paru en 1863. Ce roman a marqué les générations révolutionnaires de la fin du xixe siècle (les éditions Samsa le rééditent aujourd'hui, parallèlement à l'essai politique de Lénine). L'essai de Lénine sort de presse en 1902. Dans son traité, Lénine explique que la classe ouvrière ne deviendra pas spontanément révolutionnaire simplement par des luttes économiques pour leurs salaires ou pour la réduction du temps de travail. Il développe aussi que les marxistes doivent, avant tout, former un parti politique ou une "A avant-gardeA " révolutionnaire qui diffusera ensuite les idées marxistes parmi les travailleurs. A sa publication, le livre de Lénine va précipiter la scission du Parti ouvrier social-démocrate de Russie (POSDR) avec, d'un côté, les bolcheviks et, de l'autre, les mencheviks. Lénine s'en prend notamment aux positions des terroristes de la Svoboda, qui croient en l'action ponctuelle violenteâ¦
Tant que l'Etat existe, il n'y a pas de liberté. Quand il y aura la liberté, il n'y aura plus d'Etat. Ces mots ne sont pas de Bakounine, ni de Malatesta, ni de Proudhon: ils sont de Lénine, réfugié en Finlande à l'été 1917 avant le déclenchement de la révolution d'Octobre. Il a utilisé son temps à l'écart de l'action pour reprendre et élargir ses notes sur la théorie de l'État, déjà énoncée dans les Thèses d'avril. dans L'Etat et la révolution, Lénine convoque les textes de Marx et Engels sur la Commune de Paris. Il les utilise pour combattre les opportunistes de droite, les chefs de la IIe Internationale qui soutiennent la guerre en cours. Il réduit au minimum les divergences entre anarchistes et marxistes: non, le marxisme n'est pas un étatisme, il vise au contraire au dépérissement de l'Etat - avec une phase de transition, la dictature du prolétariat, dont la Commune parisienne est un moment paradigmatique. Pour reprendre la formule de Marx à propos de Hegel, Lénine est aujourd'hui traité "en chien crevé". Dans sa présentation, Laurent Lévy montre ce que cette pensée politique garde d'original et d'actuel.
Fossadier Rémi ; Katzipa Eugène ; Perrin Clara ; U
Résumé : Après la révolution russe d'octobre 1917, le jeune pouvoir soviétique a du remettre sur pied l'agriculture, les transports, un plan de logement et de soins, sans quoi la famine et les épidémies risquaient de laisser la population pauvre à la merci de la contre révolution. Mais la situation était catastrophique : épidémies meurtrières, dont le choléra et le typhus, manque cruel de médicaments, de savons, de draps. L'analphabétisme, l'ignorance face aux maladies régnaient en maîtres. Et très rares étaient les médecins qui soignaient les pauvres. Comment a pu se mener cette lutte sanitaire, en formant des centaines de milliers de volontaires, en construisant un embryon de système de santé socialiste. Avant que le bureaucratisme du régime de Staline ne l'étouffe.
Rosmer Alfred ; Martinet Marcel ; Chambelland Cole
Résumé : Alfred Rosmer (1877-1964) fut militant syndicaliste dès sa jeunesse, opposant à l'Union sacrée dès 1914, communiste dès 1917, oppositionnel dès la montée de la bureaucratie en URSS. L'ouvrage que nous rééditons est l'oeuvre d'un historien, rigoureuse, appuyée sur des textes et des témoignages. C'est l'oeuvre d'un militant, engagé lui-même dans la lutte contre la guerre, l'Union sacrée, la trahison des dirigeants social-démocrates et syndicalistes. Il retrace les étapes de la faillite brutale, mais explicable, de la social-démocratie européenne, et les efforts courageux de la poignée de militants socialistes, en France et dans le reste de l'Europe qui, sur ses ruines, s'attelèrent aussitôt à reconstruire le mouvement ouvrier internationaliste. A un siècle de distance il reste indispensable pour ceux qui veulent comprendre ces événements et en tirer les leçons.
Roland Szpirko a toujours baigné dans les idées généreuses du communisme. Après avoir été initié très jeune aux traditions du mouvement communiste par son père, militant communiste juif polonais, émigré en 1929, il fait sienne ces idées et s'engage dans ce combat à 14 ans. A 16 ans, il rejoint en 1962 l'organisation trotskyste Union Communiste Internationaliste-Voix ouvrière, qui donna naissance à Lutte ouvrière en 1968. Entré en usine en 1965, à 18 ans, il va être confronté à de multiples luttes ouvrières. Ce sera le cas à Idéal-Standard à Aulnay-sous-Bois de 1969 à 1975, puis chez Chausson à Creil, dans l'Oise, de 1978 à 1996. A partir de 1992, s'y dérouleront trois ans de combats acharnés, inaugurés par des licenciements massifs pour se terminer parla fermeture de la plus grande usine de Picardie. Ces luttes aboutiront à ce que personne ne se retrouve à Pèle emploi. Fort du capital de sympathie acquis dans la région pendant tout ce mouvement, Roland put aider des travailleurs qui n'acceptaient pas le diktat de leur patron. Ce fut en particulier le cas en 2009, lors de la lutte des travailleurs de Continental-Clairoix, dans l'Oise, pour faire face à la fermeture de leur usine. A travers ces combats, ce livre permet de partager l'enthousiasme de Roland, sa fierté d'être un militant ouvrier, confiant dans l'avenir de sa classe.
Les 2 et 3 juin, ce sont des entreprises appartenant à l'industrie chimique, à l'alimentation, au textile, aux industries graphiques, à l'ameublement qui sont paralysées par la grève et occupées (...) Le 4 juin, les grèves s'étendent encore: les camionneurs, la distribution des journaux, les restaurants et hôtels, le livre, la serrurerie, l'orfèvrerie, la distribution d'essence, les laboratoires pharmaceutiques, l'habillement, le bâtiment, le gaz, l'agriculture (...) Partout où elles éclatent, les grèves s'accompagnent d'occupation, partout elles rassemblent la quasi-totalité du personnel; partout elles sont immédiatement appuyées par la sympathie active de la population (...) Le désordre apparent des mouvements dispersés peut se transformer en une manifestation puissante, en un mouvement général dont les conséquences seront peut-être redoutables.". La réalité de juin 1936 que nous fait découvrir cet ouvrage est bien différente de la version forgée par les dirigeants des partis du Front populaire, et reprise par leurs héritiers politiques. Jacques Danos et Marcel Gibelin montrent que ce ne fut pas le gouvernement du Front populaire de Léon Blum qui accorda à la classe ouvrière les 40 heures, les congés payés, le droit d'élire des délégués, ou les importantes augmentations de salaires. Tout cela fut arraché par la grève. Les accords Matignon ne furent pas un cadeau offert à la classe ouvrière pour la récompenser d'avoir bien voté, mais un contre-feu mis en place à la hâte par le patronat et le gouvernement Blum soutenu par la CGT et les partis de gauche, animés par une même préoccupation: tenter de ramener dans son lit le torrent de la grève. Ils y réussirent, mais difficilement. Ce livre a été édité pour la première fois en 1952. Son intérêt est d'abord historique. Les auteurs ont su nous faire revivre cette période et le mouvement gréviste de manière enthousiasmante et détaillée. Tous ceux qui sont partie prenante des combats des travailleurs y retrouveront l'atmosphère, l'élan de ce grand moment du mouvement ouvrier. Ils y trouveront aussi des leçons qui éclairent la période actuelle..