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Viollet-le-Duc ou les délires du système
Leniaud Jean-Michel
MENGES
14,70 €
Épuisé
EAN :9782856203408
Pierrefonds, la Cité de Carcassonne, la Basilique de Vézelay, Notre-Dame de Paris? Tous ces monuments, chers au public français, ont en commun d'avoir été restaurés par Eugène Viollet-le-Duc. Spécialiste de l'architecture du XIXe siècle, Jean-François Leniaud raconte la vie de cet architecte hors-norme, iconoclaste, sûr de lui et pétri d'art gothique, "l'art parfait" à ses yeux. Dans cette biographie sans complaisance, il évoque les polémiques qui ont secoué le microcosme français de l'architecture quand celui-ci prenait conscience de la richesse du patrimoine à protéger, les principes qui ont guidé les travaux de Viollet-le-Duc, le parti-pris contestable et contesté de certaines de ses restaurations (Cathédrale d'Evreux). Reste que l'héritage de Viollet-le-Duc aura influencé des générations d'architectes, d'Hector Guimard à Gaudi, et le dernier chapitre se fait fort de rappeler la dimension internationale de son ?uvre. Un éclairage instructif sur le paysage monumental de la France contemporaine. --Pascal de Rauglaudre
Résumé : L'histoire de l'abbatiale Saint-Denis, haut lieu de la monarchie française, ne s'est pas arrêtée avec la fin de l'Ancien Régime, ni même avec la destruction des tombeaux royaux ordonnée par la Convention en 1793. Napoléon I ?r, attentif à l'appel de Chateaubriand, en ordonne la restauration et l'élit comme lieu de son tombeau ; Louis XVIII y transfère les cendres de Louis XVI ; Napoléon III souhaite y être enterré. A la mort de Viollet-le-Duc, en 1877, les travaux sont presque achevés, mais l'avènement de la République et les conflits avec l'Eglise vont-ils faire de la basilique un monument sans usage ?Commence alors un troisième chapitre dans la chronique de ce "lieu de mémoire" entre tous exemplaire : celui de sa réaffectation culturelle. Comment concilier le souvenir des rois et des empereurs, l'exercice du culte et les exigences d'un tourisme toujours plus nombreux ? Le Saint-Denis d'aujourd'hui saura-t-il assumer ses héritages contradictoires ? Sans doute n'est-il pas de lieu où soit posé avec davantage d'acuité le plus difficile des problèmes du patrimoine : quelle vie rendre à nos grands monuments ?
Auteur: Professeur d'histoire de l'architecture à l'École des chartes et à l'École du Louvre, ancien haut fonctionnaire du ministère de la Culture, Jean-Michel Leniaud, esprit non conformiste, mène depuis de nombreuses années une réflexion originale sur le patrimoine. Livre: L'histoire, jamais écrite auparavant, de l'idée de patrimoine en France. Comment le hobby des élites est devenu une véritable passion chez des millions de Français.
Leniaud Jean-Michel ; Pumain Philippe ; Boegly Luc
Le théâtre du Châtelet et son vis-à-vis, le théâtre Lyrique (aujourd'hui théâtre de la Ville - Sarah Bernhardt), deux oeuvres de l'architecte Gabriel Davioud (1824-1881) inaugurées en 1862, forment un ensemble majestueux représentatif de la mue haussmannienne de Paris. La salle du théâtre du Châtelet, alors la plus grande de France, peut contenir plus de trois mille spectateurs et, sur la scène, les décors s'élèvent jusqu'à dix mètres de haut. Dans Michel Strogoff, représenté plus de trois mille fois entre 1880 et 1939, les quarante cavaliers de la Garde républicaine s'arrêtent pile au bord de la fosse d'orchestre. Les spectacles du Châtelet rythment la vie culturelle de la capitale. Drames, pièces militaires, vaudevilles, opéras italiens et russes, concerts, fééries, dont Georges Méliès signe parfois les effets fantastiques, premières séances de cinéma se succèdent jusqu'au coup de tonnerre de 1909 provoqué par Serge de Diaghilev et ses Ballets russes dont la révolution colorée va imprégner l'art de vivre des Parisiens. Après l'âge d'or des opérettes emmenées par André Baugé, Luis Mariano ou Tino Rossi, la relève est assurée par des comédies musicales, des ballets d'avant-garde et des créations inédites propres au génie du lieu. Auteurs en 2013 de la rénovation du mythique cinéma Le Louxor, les architectes Philippe Pumain, Christian Laporte et leur équipe remportent en 2015 l'appel d'offres pour la rénovation du théâtre du Châtelet. Inauguré en septembre 2019, celui-ci a retrouvé le lustre que de multiples travaux lui avaient fait perdre. Une beauté qui, par la magie des photographies de Luc Boegly réalisées pour ce livre, se retrouve sous les feux de la rampe.
A travers un tour de l'Europe, l'auteur nous montre que la détermination d'art nouveau n'inclut pas les mêmes références d'une école à l'autre: tout en rondeur pour certaines ou géométrique pour d'autres. Les plus grand artistes de Lalique à Gallé, de Daum à Tiffany, de Horta à Guimard ou de Van de Velde à Gaudi sont les pivots de cette synthèse remarquable sur un moment incontournable de l'art moderne. Brigitte (Librairie Bellecour)
Erlande-Brandenburg Alain ; Mérel-Brandenburg Anne
L'Histoire de l'architecture s'inscrit comme toute activité humaine dans la continuité. Il est cependant nécessaire pour en exposer le développement de la scander pour mettre en lumière les grandes étapes. Cet ouvrage n'échappe pas à la règle, prenant comme point de départ le IVème siècle et comme aboutissement les années 1500. Ainsi se trouve défini un grand Moyen Age qui se singularise par trois grands moments : l'Antiquité tardive - haut Moyen Age qui s'inscrit dans la rupture par rapport à la conception romaine classique ; l'époque romane qui est d'abord reconstruction et bientôt invention par rapport à l'Antiquité ; le monde gothique qui établit la synthèse entre l'architecture du IVème siècle charpentée et celle du second âge roman voûtée de pierre. Cette histoire ne peut se réduire à une simple évolution des formes. Elle répond à des programmes précis dont le renouvellement impose des partis nouveaux. Elle tient compte des traditions. Elle puise son inspiration dans le passé. Le rythme n'est donc pas régulier. Des architectes s'affirment comme de grands créateurs alors que d'autres sont plus traditionnels. Il en va de même de la technique dont la qualité est conséquente des moyens financiers mis en oeuvre. Le panorama est celui de l'étonnante diversité. Ce n'est pas avant le milieu du XIIIème siècle que Paris servira de référence au nord du pays d'abord, à une grande partie de l'Europe bientôt. Sous peine d'une erreur d'appréciation, l'architecture ne peut se réduire à la seule vocation religieuse. Certes, celle-ci est mieux conservée, a fait l'objet de nombreuses études, mais elle n'est qu'une de ses composantes. Elle a été parfois innovante, notamment dans le domaine de la maîtrise technique.
Portela Feliciano Novoa ; Ayala Martinez Carlos de
Enfants des croisades, les ordres religieux-militaires ont toujours suscité un imaginaire auréolé de légendes. Les deux premiers ordres, celui des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem (futur ordre de Malte) et celui des chevaliers du Temple, plus connus sous le nom de Templiers, sont nés en Terre sainte entre la fin du XIe et le début du XIIe siècle. Ils ont ensuite été rejoints par les chevaliers teutoniques, l'ordre de Saint-Thomas et de nombreux autres défenseurs de la chrétienté dans la péninsule Ibérique. Chacun de ces ordres présentait un double aspect: d'une part, un rôle militaire, puisque les moines-soldats ont développé une intense activité défensive en encadrant une partie des croisés, structurant une armée embryonnaire et établissant ainsi les valeurs de la chevalerie; d'autre part, un rôle hospitalier auprès des malades et des plus démunis - Saint-Jean d'Acre, Malte, Rhodes sont autant de lieux témoignant de leur ?uvre d'assistance. Ecrit par une équipe de spécialistes européens et servi par une très riche iconographie, cet ouvrage nous offre une vue synthétique des ordres militaires au Moyen Age, à travers une analyse précise de la nature de ces institutions. Situation géographique, contexte historique dans lequel ils ont pris naissance mais aussi disparu, importance et sens de leur action sont étudiés pour chacun d'eux. Créateurs d'un nouveau modèle de société, les ordres militaires font partie des institutions qui ont forgé notre histoire puisqu'ils ont contribué à établir les fondations de cette entité que nous appelons aujourd'hui l'Europe.
Je vois des merveilles" avait dit Lord Carnavon, le 25 novembre 1922, à l'ouverture de l'antichambre du tombeau de Toutankhamon. Ce sont d'autres merveilles encore que le lecteur est invité à découvrir dans cet ouvrage fascinant. On dénombre en effet plus de 62 hypogées - dont celui de Toutankhamon - dans cette vallée des morts. Tous ces tombeaux étaient destinés à assurer la renaissance et la vie éternelle de Pharaon, en compagnie de Rê, le Dieu-Soleil. Chaque nuit, une fois l'astre du jour passé sous l'horizon de l'Ouest, il devait affronter les dangers du Monde-d'En-bas - ainsi les anciens Egyptiens nommaient-ils le royaume des morts - pour "renaître au jour" le lendemain matin. Lorsque le roi mourait, lui aussi "passait à l'Occident" sous l'horizon et se joignait à Rê dans son périlleux voyage. A côté du mobilier funéraire, l'architecture et surtout la décoration de chaque syringe pharaonique étaient connues pour assurer la sécurité du monarque défunt dans l'au-delà. Maints ouvrages illustrés ont déjà été consacrés aux tombeaux de la Vallée des Rois, mais aucun n'avait encore dévoilé leurs secrets au grand public. Cet ouvrage permettra enfin au lecteur de suivre les pharaons du Nouvel Empire dans leur voyage vers l'immortalité. Un accent tout particulier a été placé sur les scènes tirées des nombreux livres religieux traitant de ce monde souterrain, et qui ornent les parois des hypogées royaux. Ces textes et représentations énigmatiques, remplis de créatures étranges et de prières ésotériques jadis réservées aux prêtres initiés du culte pharaonique, ont peu à peu été décryptés grâce à la sagacité des égyptologues. Cet ouvrage exceptionnel propose des dépliants de plus de 1,60 mètre pour capturer l'atmosphère des lieux et s'imprégner de la beauté des découvertes, offrant ainsi une projection jusqu'alors méconnue.