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Le châtelet. Un théâtre pour Paris
Leniaud Jean-Michel ; Pumain Philippe ; Boegly Luc
AAM
35,00 €
Épuisé
EAN :9782871433545
Le théâtre du Châtelet et son vis-à-vis, le théâtre Lyrique (aujourd'hui théâtre de la Ville - Sarah Bernhardt), deux oeuvres de l'architecte Gabriel Davioud (1824-1881) inaugurées en 1862, forment un ensemble majestueux représentatif de la mue haussmannienne de Paris. La salle du théâtre du Châtelet, alors la plus grande de France, peut contenir plus de trois mille spectateurs et, sur la scène, les décors s'élèvent jusqu'à dix mètres de haut. Dans Michel Strogoff, représenté plus de trois mille fois entre 1880 et 1939, les quarante cavaliers de la Garde républicaine s'arrêtent pile au bord de la fosse d'orchestre. Les spectacles du Châtelet rythment la vie culturelle de la capitale. Drames, pièces militaires, vaudevilles, opéras italiens et russes, concerts, fééries, dont Georges Méliès signe parfois les effets fantastiques, premières séances de cinéma se succèdent jusqu'au coup de tonnerre de 1909 provoqué par Serge de Diaghilev et ses Ballets russes dont la révolution colorée va imprégner l'art de vivre des Parisiens. Après l'âge d'or des opérettes emmenées par André Baugé, Luis Mariano ou Tino Rossi, la relève est assurée par des comédies musicales, des ballets d'avant-garde et des créations inédites propres au génie du lieu. Auteurs en 2013 de la rénovation du mythique cinéma Le Louxor, les architectes Philippe Pumain, Christian Laporte et leur équipe remportent en 2015 l'appel d'offres pour la rénovation du théâtre du Châtelet. Inauguré en septembre 2019, celui-ci a retrouvé le lustre que de multiples travaux lui avaient fait perdre. Une beauté qui, par la magie des photographies de Luc Boegly réalisées pour ce livre, se retrouve sous les feux de la rampe.
A travers un tour de l'Europe, l'auteur nous montre que la détermination d'art nouveau n'inclut pas les mêmes références d'une école à l'autre: tout en rondeur pour certaines ou géométrique pour d'autres. Les plus grand artistes de Lalique à Gallé, de Daum à Tiffany, de Horta à Guimard ou de Van de Velde à Gaudi sont les pivots de cette synthèse remarquable sur un moment incontournable de l'art moderne. Brigitte (Librairie Bellecour)
Auteur: Professeur d'histoire de l'architecture à l'École des chartes et à l'École du Louvre, ancien haut fonctionnaire du ministère de la Culture, Jean-Michel Leniaud, esprit non conformiste, mène depuis de nombreuses années une réflexion originale sur le patrimoine. Livre: L'histoire, jamais écrite auparavant, de l'idée de patrimoine en France. Comment le hobby des élites est devenu une véritable passion chez des millions de Français.
Charles Garnier (1825-1898), architecte de l'Opéra. Architecte immense et prolifique, Charles Garnier est resté très mal connu jusqu'à ce jour. Celui qui, par la construction de l'Opéra, a mieux qu'un autre symbolisé la civilisation brillante du Second Empire, a subi la même défaveur que le régime de Napoléon III, si bien que de rares études rendent compte des bâtiments qu'il a construits. Cet ouvrage en présente la biographie et l'?uvre complet, depuis son grand prix de Rome jusqu'au casino de Monte-Carlo, aux thermes de Vittel, aux villas de Bordighera et à l'église de La Capelle-en-Thiérache. Par cette évocation, c'est tout le monde des financiers, promoteurs immobiliers, constructeurs de chemins de fer et même éditeurs qui se profile, mais aussi celui de cette pléiade d'artistes dont Garnier avait fait ses collaborateurs. Richement illustré, l'ouvrage comprend en annexe un catalogue de l'?uvre
Résumé : L'histoire de l'abbatiale Saint-Denis, haut lieu de la monarchie française, ne s'est pas arrêtée avec la fin de l'Ancien Régime, ni même avec la destruction des tombeaux royaux ordonnée par la Convention en 1793. Napoléon I ?r, attentif à l'appel de Chateaubriand, en ordonne la restauration et l'élit comme lieu de son tombeau ; Louis XVIII y transfère les cendres de Louis XVI ; Napoléon III souhaite y être enterré. A la mort de Viollet-le-Duc, en 1877, les travaux sont presque achevés, mais l'avènement de la République et les conflits avec l'Eglise vont-ils faire de la basilique un monument sans usage ?Commence alors un troisième chapitre dans la chronique de ce "lieu de mémoire" entre tous exemplaire : celui de sa réaffectation culturelle. Comment concilier le souvenir des rois et des empereurs, l'exercice du culte et les exigences d'un tourisme toujours plus nombreux ? Le Saint-Denis d'aujourd'hui saura-t-il assumer ses héritages contradictoires ? Sans doute n'est-il pas de lieu où soit posé avec davantage d'acuité le plus difficile des problèmes du patrimoine : quelle vie rendre à nos grands monuments ?
Résumé : En 1930, la ville de Charleroi lance un concours pour la reconstruction de son hôtel de ville, 68 architectes y participent. Il en résultera un des plus beaux hôtel de ville Art Déco de Belgique, à 50 kilomètres de Bruxelles et deux cents de Paris. Son décor somptueux, fait de sculptures, peintures, lustres, marbres... font de cet hôtel de ville une icône de l'architecture publique des années 1930.
La ville est au centre de nos désirs et de nos nostalgies. En même temps, elle peut être l'objet de nos effrois et de nos fuites. Ce paradoxe courant est aussi ancien que l'Humanité. On peut en faire l'archéologie religieuse et littéraire. Qu'en est-il dès lors de la pensée philosophique ? Celle-ci n'aurait-elle d'autre tâche que de confirmer la contradiction ? S'est-elle au contraire assigné de dépasser les ambiguïtés qui frappent toute ville ? Au premier regard, la ville -cette forme de rapports sociaux inscrite en un lieu- ne semble pas intéresser le philosophe. Il est bien davantage saisi par l'angoisse de son propre destin et ce qui le taraude surtout est le temps, ce temps qui passet et qui ronge toute chose... On peut comprendre. Mais c'est bien étranger car la philosophie est la fille de la vie urbaine, comme la politique d'ailleurs. Ni Socrate, ni Platon, no Aristote ne le nieront. Et même Heidegger ne peut se définir que par opposition. La ville est donc présente dans la philosophie, mais comme tacitement. Cette anthologie cherche à dépister la pensée philosophique sur la ville, à la faire émerger des sédiments qui la cachent. Elle répond à un besoin de penser la ville à nouveau et mieux. Parce que la crise de la ville s'accélère depuis que son destin est aux mains de sophistes dont le langage a pour unique fonction de justifier les projets qu'ils promeuvent. Le discours sur la ville n'est pas celui de la rationalité ni celui de l'équilibre. Il n'est qu'utilitaire, destiné à légitimer des actes d'accaparement et à en cacher le prix, l'exclusion. D' " établissement commun " qui est sa vocation, la ville devient ainsi l'empire des bureaucraties privées et de l'Etat, ces dernières se déployant parfois sous le couvert de la mise en ?uvre de grands projets culturels. Il est temps de remettre à l'endroit la pensée sur la ville. Pour que la ville devienne enfin ce lieu de production, de liberté et d'égalité qui est sa raison d'être. Et dans ce but, y a-t-il une meilleure école que la relecture des Philosophes ?
Les maquettes d'architecture sont apparues il y a quelque 8000 ans. Depuis, elles n'ont jamais cessé d'exercer leur fascination, répondant aux usages les plus divers. Elles accompagnent les défunts dans l'au-delà (maisons d'âmes égyptiennes), distraient les enfants (maisons de poupées, boîtes de construction), servent aux militaires (plans-reliefs de villes fortifiées), passionnent les collectionneurs (modèles en liège du XVIIIe siècle), défient les pâtissiers et les bouchers (architectures en sucre d 'Antonin Carême), s'imposent aux artisans (chefs-d'?uvre des Compagnons), épaulent les archéologues (maquettes de la Rome antique)... Pour les architectes, la maquette est surtout une manière d'appréhender l'espace et la volumétrie. Elle permet de visualiser des projets en vue dé les améliorer, les rendre accessibles à un public de non-initiés ou encore en assurer la promotion. L'anthropologue Lévi-Strauss estimait que toit modèle réduit a une vocation artistique, sa fabrication à la main est une expérience en soi. Aujourd'hui de nombreux artistes s'expriment à travers des maquettes.
Résumé : Des expositions et des publications ont ressuscité depuis une vingtaine d'années l'apport de la Sécession viennoise à l'art moderne. On sait moins que l'Art Nouveau bruxellois a joué un rôle important dans l'émergence de ce mouvement artistique, notamment à travers la figure de Paul Hankar. Moins connue encore est l'influence de la Sécession et de son icône, le Palais Stoclet, ?uvre majeure de Josef Hoffmann, avec sa célèbre salle à manger décorée par Gustav Klimt, sur plusieurs générations d'architectes belges. À commencer par Léon Sneyers qui fut, dès le début du XXe siècle, le propagateur zélé du goût viennois en Belgique à travers son magasin " L'Intérieur " et Robert Mallet Stevens, le célèbre architecte français qui s'inspira directement dans ses premiers projets du palais bruxellois. La Sécession viennoise assura ainsi en Belgique et en France un rôle de passeur vers une modernité marquée par une qualité artisanale héritée des ateliers d'art viennois, les Wiener Werkstätte.