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Lectures de Coriolan de William Shakespeare
Lemonnier-Texier Delphine ; Winter Guillaume
PU RENNES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782753503304
La tragédie de Coriolan est l'une des pièces les moins connues et les plus ardues du canon shakespearien. Pourtant, c'est aussi l'une de celles qui donnent lieu aux débats les plus fertiles parmi spectateurs et critiques, et l'histoire de ses mises en scène est riche et polémique. La dernière adaptation en date au théâtre du Globe (2006) est présente dans cet ouvrage par la voix de son metteur en scène et de son acteur principal, aux côtés d'éclairages critiques apportés par des enseignants chercheurs européens spécialistes de Shakespeare. Pièce parcourue par la figure de l'antithèse, Corolian présente un héros tragique tour à tour haï et adoré par la foule, un héros aux dimensions mythiques mais profondément humain qui de bourreau devient victime. Afin de rendre accessible aux étudiants du CAPES et de l'Agrégation d'anglais, mais aussi à un plus large public, l'extraordinaire richesse de cette pièce protéiforme et de son héros à la fois si proche et si lointain, cet ouvrage en propose onze lectures à la lumière des outils d'analyse les plus récents en matière de critique shakespearienne. Le parcours proposé présente notamment la pièce dans le contexte politique de son créateur et de ses premiers spectateurs, et interroge la théâtralisation du politique qui se fait jour. Les thématiques majeures de Corolian sont ici abordées et déchiffrées dans des contributions à la fois éclairantes et stimulantes.
Delphine Lemonnier-Texier est maître de conférences au département d'anglais (études shakespeariennes et théâtre anglophone) de l'université de Rennes 2 - UEB. Geneviève Chevallier est maître de conférences en études anglophones et membre du CRHI, uiversité de Nice-Sophia Antipolis. Brigitte Prost est maître de conférences en études théâtrales à Rennes 2 - Université européenne de Bretagne.
Sierz Aleks ; Boileau Nicolas ; Lemonnier-Texier D
Le théâtre britannique des années 1990 est celui d'une avant-garde constituée de jeunes auteurs, dont les pièces provocantes ont pris de court à la fois les critiques et les spectateurs, avec leur cocktail grisant de sexe, de violence et de poésie de rue. Si aujourd'hui ces auteurs, au premier rang desquels figurent Sarah Kane, Mark Ravenhill et Anthony Neilson, font partie du canon du théâtre britannique contemporain, leur essor dans les années 1990 a suscité la controverse et a fait scandale. In-Yer-Face Theatre, dont la première édition au Royaume-Uni date de 2001, a été le premier ouvrage consacré à ce formidable phénomène de création et d'innovation théâtrale foisonnante et polémique. L'ouvrage montre que des pièces telles que Trainspotting, Blasted et Shopping and Fucking sont bien davantage que des oeuvres relevant d'une volonté de choquer ; envisagées dans une perspective d'ensemble, elles constituent une critique incisive de la vie moderne, centrée sur les phénomènes de violence, la mise en question du masculin, le mythe du post-féminisme et la futilité de la société de consommation. Traduit par Nicolas Boileau (université d'Aix-Marseille) et Delphine Lemonnier-Texier (université de Rennes 2), cet ouvrage incontournable sur les auteurs du théâtre britannique contemporain est désormais disponible en français. Il contient non seulement le témoignage d'un spectateur de la première heure de ces pièces qui sont devenues des classiques modernes, mais également des entretiens détaillés avec les auteurs, dont la liste comprend Sarah Kane (Blasted), Patrick Marber (Closer), Patrick McDonagh (The Beauty Queene of Leenane), Mark Ravenhill (Shopping and Fucking), Anthony Neilson (Penetrator) et Philip Ridley (The Pitchfork Disney).
Spécialement conçu pour la préparation de la nouvelle épreuve de traduction du CAPES externe d'anglais assortie d'une explication de faits de langue, cet ouvrage s'adresse également aux étudiants de Licence, de Master et de l'Agrégation soucieux de travailler la traduction en lien avec la linguistique ou la grammaire. L'ouvrage se présente comme un manuel et adopte une démarche pédagogique : il propose 12 textes de version et 12 textes de thème classés par ordre croissant de difficulté, leur traduction commentée et des explications approfondies sur des faits de langue spécifiques. Il peut être utilisé en complète autonomie, à raison d'un texte à travailler par semaine, ou bien pour des révisions intensives dans la perspective immédiate des écrits du concours. L'activité de traduction et l'approche grammaticale et linguistique ne sont pas juxtaposées, elles dialoguent et s'enrichissent mutuellement, permettant de fournir à l'étudiant une perspective éclairante sur la résolution des difficultés de traduction présentées par les textes. Les auteurs sont tous agrégés d'anglais, et ils enseignent le thème, la version, ou la linguistique en licence et en préparation CAPES ou Agrégation depuis plusieurs années.
Lucet Sophie ; Proust Sophie ; Lemonnier-Texier De
Comment les traces et les archives sont-elles pensées et manipulées par les artistes dans leurs processus de création et une lois les créations achevées ? Comment les chercheurs s'emparent-t-ils à leur tour de ces traces pour écrire 1 histoire du spectacle vivant ? Cet ouvrage, rassemblant artistes et chercheurs, développe une réflexion sur la nature et les usages des traces de la création (documents ou archives) et sur les héritages et les modalités de transmission contenus au sein même des oeuvres, qu'il s'agisse ou non de s'inscrire dans un principe de filiation ou de rejouer la tradition pour envisager le plus contemporain. En effet, si la mémoire est devenue, depuis la deuxième moitié du XXe siècle, et notamment avec la fin de la Seconde Guerre mondiale, une perspective incontournable et indissociable de la condition postmoderne, elle semble cependant avoir déjà connu trois âges dans le domaine des arts aussi bien que dans celui des sciences humaines et sociales : le temps de la mémoire des origines, sur les scènes comme au sein des écritures dramatiques (années 1960) ; le temps du partage des mémoires, avec des études sur le phénomène de l'inflation mémorielle et l'intégration des souffrances communautaires au sein des arts alors vécue comme une nouvelle possibilité d'accès au réel (années 1980) ; et le temps de la célébration de la trace, en raison de l'essor des études génétiques du spectacle et de l'archive vécue comme ferment de nouvelles inventions dans le monde artistique (années 2000).
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.