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Lectures de Love's Labou's Lost de William Shakespeare. Edition bilingue français-anglais
Lemonnier-Texier Delphine ; Winter Guillaume
PU RENNES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782753534896
Probablement conçue pour une représentation dans un cercle aristocratique au moment de la fermeture des théâtres londoniens à cause de l?épidémie de peste, l?action dramatique de cette pièce reflète l?univers d?un repli sur soi du roi de Navarre et de ses principaux courtisans, à l?abri des tentations du monde et des appétits de la chair. La résolution des quatre hommes de s?adonner à la méditation et à l?étude est bien vite déjouée par l?arrivée de la princesse de France et de trois de ses dames. Les jeux de l?amour et de l?esprit culminent dans les dialogues accompagnent une structure où figure un spectacle dans le spectacle et où plane l?ombre de la mort. Le terrain de jeu des amoureux est aussi un second champ de bataille où la guerre des sexes fait rage, la comédie s?accompagnant de notes sombres et de méditations qui soulignent la richesse et la complexité de cette oeuvre. L?ouvrage proposé s?attachera à faire un état des lectures critiques de cette pièce en convoquant les contributions de spécialistes nationaux et internationaux (un appel à contribution est en cours sur Upenn et plusieurs propositions nous sont déjà parvenues) pour en mettre en lumière les enjeux et les difficultés. La structure de l?ouvrage reflétera les angles de lecture et d?analyse complémentaires (écriture, forme, dramaturgie, genre, esthétique et poétique) nécessaires aux étudiants préparant l?agrégation d?anglais, mais proposera aussi des analyses de scènes clés et des micro-lectures permettant simultanément la préparation du commentaire littéraire et de la dissertation. Le commentaire étant en anglais à l?agrégation, la dissertation étant soit en anglais (concours interne), soit en français (concours externe), nous proposerons - comme nous l?avons déjà fait à plusieurs reprises sur les oeuvres au programme de l?agrégation- un ouvrage dont les contributions seront rédigées dans les deux langues.
Finished, it's finished, nearly finished, it must be nearly finished. " Cette phrase d'ouverture d'Endgame illustre bien tout le paradoxe de la pièce, et du théâtre beckettien en général Simulacre de fin, prétexte à une parole qui s'enchevêtre dans sa propre élaboration, spectacle réglé au millimètre par des didascalies aussi envahissantes qu'improbables, l'univers de l'ensemble de Fin de partie est celui d'un monde où plus aucune illusion n'est possible, plus aucune parole n'est plausible. L'expérience du plateau et les enjeux de mise en scène portés par le texte constituent le premier repère central dans le parcours que la pièce impose ses lecteurs, ses spectateurs et ses critiques. La manière dont Fin de partie devint Endgame, dans une traduction assurée par Beckett lui-même, et les choix imposés à la fois par les spécificités des deux langues et par les visées d'un texte de nature avant tout théâtrale constituent le second versant d'étude et d'analyse privilégié par le présent ouvrage, qui mêle donc les analyses universitaires de spécialistes de Beckett et de sa mise en scène, les témoignages et commentaires des metteurs en scène européens et américains et les études des processus d'auto-traduction dans le passage du français à l'anglais, avec l'émergence de référents spécifiquement anglophones, afin de permettre aux étudiants de l'agrégation d'anglais d'aborder la pièce dans toute sa richesse.
Pièce hybride, à mi-chemin entre tragédie de la jalousie et comédie sur la vertu du repentir et le triomphe de l'amour, The Winter's Tale est aussi, comme les autres oeuvres tardives de Shakespeare, une réflexion sur les pouvoirs démiurgiques de l'art et sur l'acceptation par le spectateur des artifices qui rendent l'illusion possible. Cette dimension métafictionnelle et métathéâtrale est manifeste dès le titre, qu'il faudrait, pour rendre la richesse des acceptions de la tradition narrative à laquelle il fait allusion, traduire sans doute tout autant par " conte à dormir debout " que par " conte d'hiver ". Univers païen et univers chrétien, tragédie et comédie, récit et spectacle dramatique, vraisemblance et merveilleux, art et nature, illusion et réalité, vie et mort : les éléments qui se côtoient dans la pièce ne cherchent pas à dissimuler leur nature antithétique, bien au contraire. C'est précisément sur cette présence simultanée de deux principes opposés que repose le mécanisme dramaturgique dont Shakespeare souligne les rouages. Tout comme dans la tradition narrative à laquelle le titre fait référence, ce qui compte, dès lors, n'est pas tant le récit lui-même que l'effet qu'il produit sur le spectateur et le statut que ce dernier lui accorde. Autant de perspectives dont traitent les articles rassemblés dans le présent ouvrage, rédigés par des universitaires américains et français spécialistes du théâtre de Shakespeare. À ces éclairages critiques s'ajoutent les témoignages de Greg Hicks et David Farr, respectivement acteur principal et metteur en scène de la dernière production en date de la pièce par la Royal Shakespeare Company (2010).
Dans la perspective historicisante, c'est ce qui dans le texte demeure quelque peu étranger à son lecteur qui constitue sa plus grande richesse. Ce que le texte de théâtre shakespearien dit du genre s'inscrit pleinement dans cette perspective pour un critique contemporain, et la prise en compte des conditions matérielles de la représentation théâtrale, au premier rang desquelles figure l'exclusion des femmes du plateau, ne saurait à elle seule permettre d'en restituer toute la richesse. Le discours sur le genre que constituent les personnages, leurs mises en situation, leurs répliques et leur dimension évolutive s'articule en effet à un certain nombre de définitions identitaires sexuées dans l'Angleterre élisabéthaine et jacobéenne, attestées par d'autres sources primaires, et codifiées pour les besoins du support théâtral, c'est-à-dire rendues visibles et lisibles pour les spectateurs. Une double logique guide donc ces mises en scène de l'identité sexuelle sur le plateau shakespearien : on v décèle d'une part un certain nombre d'éléments socio-culturels aisément reconnaissables pour le spectateur, qui construisent une image dramatique correspondant à la codification historique de l'identité sexuelle à la fin du XVIe et au début du XVIIe siècle, et d'autre part. il s'y manifeste un ensemble de références à l'immédiateté du plateau et à l'univers potentiellement indifférencié qu'il constitue, par sa dimension unisexe masculine. Lorsque se constitue un univers dramatique, c'est l'image fidèle à la codification sexuelle qui prédomine, en vertu du principe aristotélicien de mimesis. A contrario, lorsque la théâtralité est affichée, les repères du genre se brouillent, pour en esquisser une nouvelle topographie, où la logique du plateau vient se superposer à l'imitation des codes socio-culturels. Ce sont ces jeux de va-et-vient entre deux systèmes concurrents de définition du genre que le présent volume se propose d'explorer.
Delphine Lemonnier-Texier est agrégée d'anglais et maître de conférences en études shakespeariennes à l'université de Rennes 2/UEB, où elle assure les cours de préparation à l'agrégation d'anglais depuis plusieurs années. Guillaume Winter est professeur agrégé à l'université d'Artois et spécialiste du théâtre anglais de la Renaissance. Il est préparateur au Capes et à l'agrégation depuis plusieurs années.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.