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Biologisation du social. Discours et pratiques
Lemerle Sébastien ; Reynaud-Paligot Carole
PARIS OUEST
20,00 €
Épuisé
EAN :9782840162582
Les progrès enregistrés par les sciences de la vie sont appelés à modifier nombre de nos conceptions relatives à la personne humaine et à la société. Mais alors qu'il existe une riche littérature théorique sur ce sujet, peu d'études avaient jusqu'à ce jour été consacrées aux pratiques résultant des appropriations sociales des savoirs en génétique et neurosciences. L'objectif principal de ce livre est de contribuer à combler cette lacune, grâce aux contributions de chercheuses et chercheurs issus de différentes disciplines (neurosciences, sociologie, histoire, sciences de l'information et de la communication). Il révèle une tendance, perceptible depuis quelques décennies dans nos sociétés, à "biologiser le social". L'importation de grilles d'analyses et d'action inspirées par les sciences biologiques touche en effet un nombre grandissant d'univers, des débats autour du genre, de la race, du transhumanisme ou de la souffrance sociale, aux pratiques en mutation dans les domaines de la santé mentale, du sport, de l'éducation, du marketing ou du droit. A partir d'études de cas concrètes, ce livre conduit à réexaminer la question des relations entre recherche, idéologie scientifique et ingénierie sociale, à l'heure où la biologie s'inscrit durablement dans l'horizon mental de notre temps.
Résumé : " Chacun sait que la publicité cible prioritairement notre cerveau reptilien. " L'affirmation issue des colonnes d'un grand quotidien français témoigne du succès de la notion proposée par le neuroscientifique américain Paul D. MacLean au tournant des années 1960. Elle s'inscrit dans une théorie générale du cerveau qui rapporte à une part archaïque de notre héritage évolutif un ensemble d'attitudes " primaires " : instinct sexuel, défense du territoire, agressivité... Tôt considéré comme erroné puis obsolète sur le plan scientifique, le " cerveau reptilien " n'en a pas moins connu une formidable carrière, retracée ici dans une enquête qui conjugue une étude de sa formulation, des analyses de ses circulations ou réappropriations - d'Alfred Koestler à Michel Onfray, en passant par Alain Resnais - et une ethnographie de certains cercles thérapeutiques invitant aujourd'hui encore, pour vivre mieux, à accepter le " crocodile " dissimulé en nous. Pourquoi et comment se diffuse une théorie fausse ? Cas limite, le " cerveau reptilien " permet d'envisager à nouveaux frais la question de la diffusion des savoirs dans la culture, et ainsi des rapports entre science et société.
Un bloc qui compte 6 cartes à gratter et un stylet ; A l'aide du stylet, l'enfant gratte l'encre noire, pour faire apparaître de jolies images de Noël (une père noël, un sapin, des mandalas de Noël) ! Une activité créative qui favorise la concentration et stimule leur imaginaire...
Un roman de Marion Brunet sur le harcèlement scolaire, la différence et l'homoparentalité. Une édition enrichie d'un accompagnement pédagogique. Le roman : Depuis son entrée en seconde, Pauline n'est plus la même. Joachim, son frère, observe avec inquiétude sa "frangine" se replier sur elle-même. Il devine ce qu'on lui reproche : Pauline et Joachim ont deux mères, Maman et Maline, et cette famille atypique crispe les mentalités homophobes. Confrontés au harcèlement, Pauline et Joachim vont devoir inventer, chacun de son côté, leur manière de résister et de grandir. Couronnée par le prix Astrid-Lindgren 2025, Marion Brunet dénonce l'homophobie et le harcèlement scolaire tout en dépeignant l'adolescence dans un roman lumineux et juste. Les objets d'étude : Le roman et le récit du XVIIIe au XXIe siècle (2de) - Le roman et le récit du Moyen Age au XXIe siècle (1re) L'accompagnement pédagogique : - Une présentation complète pour découvrir l'autrice et comprendre la portée de l'oeuvre - Le texte intégral - Des axes d'étude avec des questions, des encadrés sur les grandes notions littéraires et une préparationprogressive aux épreuves écrite et orale - Un groupement de textes problématisé : souvenirs d'école - Une synthèse et des citations clés pour récapituler les enjeux du texte - Une interview exclusive de l'autrice - Méthode : des fiches et des exemples pour se préparer à l'examen - En audio : une épreuve orale complète du Bac pour se mettre en situation - Tout le vocabulaire de l'analyse de texte : récit, tonalités, figures de style
Brunelleschi, Raphaël, Michel-Ange: les plus grands génies ont fait de l'architecture de la Renaissance un moment privilégié de l'art universel. Enracinés dans un gothique toujours vivant et fécond, tournés vers des idéaux géométriques et un langage formel issus d'une Antiquité redécouverte, les bâtisseurs des XVe et XVIe siècles n'ont pas seulement conçu et décoré des édifices incroyablement divers; ils ont métamorphosé une pratique artisanale en discipline intellectuelle, et créé, en même temps que la profession d'"architecte", un art dont les principes ont fondé l'essentiel des créations architecturales de l'Occident jusqu'au XXe siècle. Les auteurs en proposent une étude didactique et approfondie, outil indispensable à la compréhension de cette architecture. Biographie de l'auteur Frédérique Lemerle est chargée de recherche au CNRS (Tours, Centre d'études supérieures de la Renaissance). Elle a publié de nombreux ouvrages et articles sur la théorie architecturale, le vitruvianisme et la réception des antiquités aux XVIe et XVIIe siècles. Yves Pauwels est professeur d'histoire de l'art moderne à l'université François Rabelais de Tours. Il est l'auteur de nombreuses publications sur le langage ornemental et les rapports entre architecture et rhétorique aux XVIe et XVIIe siècles, dont L'Architecture au temps de la Pléiade (Gérard Monfort, 2002). Ils sont ensemble responsables de la base Architectura (CNRS), et publient en 2008, chez Flammarion également, L'architecture au temps du baroque 1600-1750.
Résumé : Les livres sont aussi des bibliothèques. Dans la salle de lecture de celle que constitue celui-ci, on peut croiser, entre autres, Thomas Bernhard, André Breton, Blaise Cendrars, Pascal Quignard, Pierre Michon ou encore Philippe Sollers, qui y forment une petite communauté provisoire. Chacun de ces lecteurs singuliers vient là pour des raisons diverses : pour voyager, dénombrer, rêver ou encore interpréter. On y rencontre aussi l'auteur qui s'interroge sur cette étrange passion lire dont il soupçonne qu'elle cache quelque chose. Il semble que chacun de ces lecteurs ait trouvé dans le livre un objet d'amour. Un objet d'amour qui en remplace un autre.
Présentation de l'éditeur Empereur épris de philosophie et païen militant, Julien (331-363) est l'auteur d'une oeuvre abondante et variée, aussi passionnante que son existence romanesque. Il était tentant de suivre les traces de ses écrits (lettres, discours, lois, spéculations philosophiques ou théologiques, ouvrages polémiques, confidences autobiographiques) chez les lettrés de la fin de l'Antiquité. Qu'ils soient philosophes, historiens, rhéteurs, qu'ils soient païens ou chrétiens, ils furent nombreux à faire appel à des formules, des concepts et des textes de Julien. On croisera donc ici non seulement les grands écrivains de l'époque (Libanios, Ammien Marcellin, Grégoire de Nazianze, Jean Chrysostome) mais aussi des auteurs moins connus (Saloustios, Sozomène, Philostorge, et bien d'autres). Tous ont fait preuve d'une remarquable inventivité littéraire, mêlant ironie, citations détournées, subtil double langage. C'est cette scène intellectuelle dominée par la dernière grande polémique entre christianisme et paganisme - un véritable "choc des cultures" - que reconstitue cette étude philologique qui apporte un éclairage nouveau sur l'histoire de l'Antiquité tardive.
Résumé : Vérités et mensonges sont au coeur de la représentation cinématographique, qu'elle soit documentaire ou fictionnelle. Comme l'indique le titre français du film d'Orson Welles, F For Fake [ Vérités et mensongesl, les deux notions sont souvent indissociables. Le statut ontologique de l'image filmique est déjà problématique car elle produit une illusion de réalité. Le cinéma joue également avec la "vérité" à tous les niveaux : celui de la fabrication du film, de la mise en scène, du travail sur les décors, les effets spéciaux, etc. Le numérique crée à son tour un niveau d'illusion supplémentaire puisqu'il n'a plus besoin de référent dans la réalité. Depuis le documentaire jusqu'au film de fiction, voire ses déclinaisons dans le format sériel, on interrogera donc le cinéma de propagande et le documentaire, le montage des documents et, plus spécifiquement, du côté de la fiction, la manipulation des images et du point de vue chez certains cinéastes. Quelles vérités attendre de l'usine à rêves ? Comme le dit le journaliste à la fin de L'Homme qui tua Liberty Valance (J. Ford, 1962) : " This is the West, Sir. When the legend becomes fact, print the legend " (" C'est l'Ouest, ici. Quand la légende dépasse la réalité, on publie la légende").
Jibokji Joséphine ; Maître Barbara le ; Pernac Nat
Architectures grandioses, expositions médiatisées à outrance et instituées en rituels saisonniers, le musée est aujourd'hui investi d'une attractivité touristique et d'une charge patrimoniale, politique, symbolique sans précédent. Ce qui s'y monnaye est-il cette "monnaie de l'absolu" dont André Malraux célébra l'universalité? L'interrogation court tout au long de cet ouvrage qui choisit le prisme du cinéma de fiction pour revisiter le musée, dans ses missions et mythologies traditionnelles mais aussi dans ses coulisses et sa violence. Au final, les intrigues muséales tramées entre autres par Michael Curtiz, Tsai Ming-liang, Jean-Luc Godard, les frères Quay, Sanjay Gadhvi, Marco Bellocchio ou Charles Crichton sondent notre rapport fétichiste à l'oeuvre d'art et notre regard sur le patrimoine. A travers des analyses subtiles et décapantes, muséologues, historiens de l'art et du cinéma nouent un dialogue qui atteste la puissance discursive de la fiction. Il en naît aussi une éclatante relance théorique sur les fonctions du musée, sur les valeurs qui s'y transmettent, s'y échangent, s'y révisent et s'y réinventent.