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La Main dans le chapeau. Pour en finir avec le mythe de l'individu
Lembeye Pierre
BUCHET CHASTEL
13,20 €
Épuisé
EAN :9782283022283
Un 17 mars, un homme jeune est foudroyé dans un accident de voiture. En une fraction de seconde, sa vie bascule. Celui à qui tout semblait promis se retrouve tétraplégique, prisonnier dans son propre corps. Pierre Lembeye prête crûment sa plume à cet homme, pour faire éprouver au lecteur, sans la moindre commisération, la violence absolue de la situation. Brutalité vertigineuse de l'accident et de ses suites, désarroi total dans l'expérience de l'impuissance radicale, perte de repères... Ce récit ne s'enferme pas dans un soliloque douloureux, mais nourrit une réflexion sur notre condition, le mauvais sort du handicap devenant une hyperbole de la dépendance dans laquelle se joue toute vie. Ne nous leurrons pas sur une hypothétique résilience qui permettrait aux bien dotés de réchapper du pire. Le narrateur, dans sa dénonciation d'une société qui se nourrit des multiples illusions de la toute-puissance et de l'individualisme - à commencer par la folie automobile - affirme que l'avenir se joue dans l'échange, le contact, le partage, l'altérité... Loin des bons sentiments, La Main dans le chapeau est le récit d'une déconstruction du mythe de l'individu.
Résumé : Le rêve n'est pas le propre de l'homme : il le précède car déjà les animaux témoignent d'une activité onirique. Pour Pierre Lembeye, il convient de sortir des sentiers battus de la psychanalyse pour accueillir le rêve comme manifeste, transcendant, ouvrant poétiquement sur l'avenir. En ce sens, l'homme descend du songe. Ce qui fonde et gouverne, ce n'est ni l'éveil ni le rêve, mais l'épreuve de passage entre rêve et sommeil, engageant la totalité de l'être, bien avant que le réveil séparateur n'installe la préséance de la vue et de l'ouïe sur l'ensemble de la sensorialité.
Parlant des psychiatres et donc de lui-même, Freud écrivait qu'ils choisissent ce métier pour se soigner, pour se convaincre qu'ils sont vraiment normaux. Et quand Thomas Mann démontrait à Freud que son concept d'inconscient était archaïque, individualiste, national romantique, le créateur de la psychanalyse acquiesçait. Freud est avant tout, c'est là qu'il reste vivant aujourd'hui, un immense écrivain de langue allemande. Issu du romantisme, il en annonce la fin. Son oeuvre est une remarquable autobiographie doublée d'une étude naturaliste de ses contemporains, essentiellement les Juifs d'Europe centrale, une société avec ses usages, ses joies, ses peines et qui est sur le point de disparaître. Remarquable reporter d'un monde pour nous à jamais englouti, il est autobiographe et sociographe de Vienne d'avant la Grande Guerre. Biographie de l'auteur Pierre Lembeye est médecin psychiatre et psychanalyste. Ayant travaillé sur les symptômes d'addiction, il est l'auteur de Nous sommes tous dépendants (Odile Jacob 2001). Il a étudié les transes naturelles que sont les rêves dans L'Homme descend du songe (Buchet-Chastel 2005). Il publie régulièrement des articles dans des revues psychanalytiques et anthropologiques.
Biarritz. La plage de la côte des basques, à l'équinoxe de printemps. Un garçon de trois ans regarde son grand-père jouer à lancer des bouchons avec sa canne-épée. Le vieil homme est habile. Son petit-fils, admiratif. Sollicitée par l'exercice, la partie de la canne qui porte l'épée se détache soudain, frôlant dangereusement l'entant. Au loin, sise sur son rocher, la villa Belza, une des folies les plus célèbres de Biarritz. Ayant perçu le (langer, deux femmes font irruption et s'emportent (levant l'imprudent. Elles remémorent dans la menace présente d'autres drames anciens, familiaux, locaux, nationaux, mondiaux, qui scandent leur histoire depuis le XVIIIe siècle. La villa Belza, à l'horizon, fait mémoire des splendeurs d'une ville et de son assombrissement, du destin tragique d'un prince russe qui fréquenta la demeure au moment de son éclat. Cette réminiscence locale s'ouvre sur la mémoire d'une généalogie familiale, ascendante et descendante, et débouche sur la remémoration du monde et des mondes. Plus qu'un souvenir, ce survenir fait échapper ce texte à tout genre littéraire. Ni roman, ni essai, ni histoire, il est un style se désaltérant aux sources de la coutume, du conte, de la légende. Ainsi Belza, sur le mode d'il était une fois, s'adresse, comme dit poétiquement, l'exergue, "à ceux qui, de naissance, tiennent leur connaissance au-dessus du savoir".
Nous sommes tous " accro " à quelque chose. Est-ce un vice ? Un défaut ? Une faiblesse ? Ou bien l'expression d'un besoin profond, une exigence de transcendance, une envie de sortir de soi ? Certains se droguent au travail ; d'autres au sexe ou à l'écriture. C'est moins dangereux que l'héroïne ou la cocaïne, mais c'est une dépendance. Face à cela, la médecine mais aussi la psychanalyse semblent impuissantes. La dépendance est à penser comme primordiale. Tout ce qu'on peut proposer, c'est de substituer à une dépendance chimique une autre forme de dépendance, moins toxique et plus créatrice. La question est alors : comment ?
A soixante ans passés, Francis Newton Xavier, poète et artiste culte installé à New York, décide de quitter l'ambiance délétère qui s'abat sur Manhattan au lendemain du 11-Septembre et de rentrer en Inde. Ce voyage sera l'occasion de dresser le portrait réjouissant d'un créateur radical et de la société dans laquelle il a évolué. De ses années d'apprentissage auprès d'un groupe de poètes maudits de Bombay jusqu'à ses frasques new-yorkaises, l'histoire de Xavier montre que la vie d'un artiste peut être, au fond, son grand oeuvre. Sa destinée compose un roman foisonnant, un hymne beau et étrange à la vie d'artiste qui vient confirmer Jeet Thayil comme l'un des auteurs les plus captivants de sa génération.
Un docu-fiction glaçant : le portrait de femmes abusées qui ont 48h pour prendre une décision aussi courageuse qu'irrévocable... Révoltant, choquant et bouleversant...
Résumé : Buenos Aires, 1933. L'Argentine est ravagée par la crise, et seul le football semble capable d'enthousiasmer une population à genoux. Soudain, le pays tout entier retient son souffle : Bernabé Ferreyra, la star du ballon de l'époque, a disparu. Andrés Rivarola, dit Petit, un travailleur à la petite semaine ? accessoirement ami du dealer de Ferreyra ?, se lance à sa poursuite. Mais un assassinat dans un quartier du nord de la ville menace de faire basculer l'affaire en scandale national...
Résumé : Smartphones, ordinateurs, tablettes, consoles de jeux, GPS, ils ont envahi notre quotidien. Chaque jour, nous les utilisons pour nous connecter internet, regarder la télévision, communiquer sur les réseaux sociaux, partager des photos, acheter un billet de train... Cet univers numérique grossit à une vitesse prodigieuse. Aujourd'hui, nous sommes en effet plus de quatre milliards à nous connecter, et la quantité comme le poids des données échangées ne cessent de croître : les 70 Ko qui ont permis d'aller sur la Lune en 1969 suffisent désormais à peine à envoyer un e-mail ! Cette boulimie a un coût environnemental considérable, notamment en matière d'émission de gaz à effet de serre. L'empreinte écologique de l'univers numérique global représente environ trois fois celle de la France, soit un 7e continent. Comment cet univers numérique a-t-il pu devenir aussi gras ? Dans quelle mesure est-il possible d'inverser la tendance ? Face à la crise écologique, comment faire du numérique un outil de résilience ? Quels sont les bonnes pratiques et les bons gestes ? Car tout n'est pas perdu, des pistes existent pour concevoir un avenir numérique plus sobre et responsable.