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FRANC-MACONNERIE EN BELGIQUE - LES LOGES SYMBOLIQUES
LEMAIRE JACQUES
EDIMAF
7,50 €
Épuisé
EAN :9782903846640
La franc-maçonnerie a connu en Belgique un destin exceptionnel. C'est à Mons, au début du XVIIIe siècle, qu'est créée l'une des premières loges du continent européen. Après la fondation du Grand Orient de Belgique, qui demeure l'obédience la plus puissante par son importance et son influence, les francs-maçons belges ont dû affronter l'hostilité d'une Eglise catholique particulièrement intolérante. Les échos de ces rivalités philosophiques retentissent encore aujourd'hui et expliquent la partition des loges entre une puissante et diverse Maçonnerie " libérale ", soudée par un pacte d'alliance très original, et une Maçonnerie " régulière ", active, mais singulièrement minoritaire. Le destin de la franc-maçonnerie belge est lié au devenir de l'Etat. Les diversités linguistiques, abordées avec une extrême tolérance, disperseront peut-être un jour des adeptes qui ont vécu jusqu'ici dans la plus fraternelle amitié.
Né à Bruxelles en 1946, Jacques Lemaire est docteur en philosophie et lettres (philologie romane) de l'Université libre de Bruxelles. Spécialiste de langue et de littérature françaises du Moyen Âge, il enseigne ces matières à l'Université Charles de Gaulle (Lille III). Auteur de plusieurs livres et de plus de soixante articles consacrés à des questions de philologie médiévale, il a toujours manifesté le souci de mettre en rapport l'étude des textes anciens avec l'analyse de leurs supports. C'est pourquoi sa bibliographie comprend diverses contributions codicologiques, dont une Introduction à la codicologie (parue dans les Publications de l'Institut d'Études médiévales de l'Université catholique de Louvain), qui a été remarquée dans le monde savant. J. Lemaire s'intéresse aussi à l'histoire des idées en France au XVIIIe siècle. Il a participé avec Raymond Trousson et Jeroom Vercruysse à la direction scientifique du Dictionnaire de Voltaire et continue d'étudier la pensée au siècle des Lumières, spécialement les rapports entre les gens de lettres et la franc-maçonnerie. Ses travaux sur cette question ont donné lieu à un livre (Les origines françaises de l'antimaçonnisme (1744-1797) qui a reçu le prix de la Fondation Guy Cambier en 1984. Il assume, depuis septembre 1975, la direction des publications de La Pensée et les Hommes et préside cette association depuis avril 1993. Il dirige également la collection «Espace de Libertés» au Centre d'Action laïque. Les conceptions relatives à la vie de cour traduites par les écrivains de France (en langue française et en langue latine) sous la dynastie des premiers Valois (1328-1498) constituent un thème littéraire d'une importance primordiale. Elles attestent deux attitudes l'attitude procuriale et l'attitude anticuriale - et témoignent de deux mentalités. La mentalité médiévale, à travers laquelle se manifestent à la fois de l'attrait ou du mépris pour la vie de cour, révèle de la part des gens de lettres une croyance confiante au progrès moral de l'homme. À l'opposé, la mentalité humaniste verse dans un pessimisme assez constant qui dénie, au moins théoriquement, toute valeur à l'existence curiale et qui prône un comportement de repli sur soi fondé sur l'exaltation de la liberté individuelle et sur le culte du moi renforcé par la pratique des belles-lettres. Jusqu'ici, les historiens des mentalités avaient négligé les aspects essentiels de la littérature médiévale favorable au destin des gens de cour. Aussi, une part importante de ce livre est réservée à l'étude des écrivains qui plaident la cause des milieux curiaux, en général des hommes de lettres professionnels, et qui exaltent les valeurs intellectuelles et esthétiques vécues par l'aristocratie ou qui fournissent des justifications morales à l'existence mondaine. Séduite par les idéaux traditionnels de la chevalerie et de la courtoisie, la noblesse de cour va progressivement changer de statut: le vassal, lié au départ à son suzerain par un lien personnel, se mue bientôt en homme de cour. Puis, à la fin du XVe siècle, quand l'aristocratie sera dépouillée de ses prérogatives, apparaît le courtisan, ou membre (souvent roturier) de la suite du prince appelé à défendre par des moyens quelquefois peu avouables la faveur qu'il a conquise. Au-delà des aspects moraux de la censure de cour, assez bien mis en lumière jusqu'ici, le présent ouvrage s'attache à considérer les perspectives sociales de cette critique. Si la personne royale est généralement épargnée par les blâmes des bourgeois ou du peuple, la noblesse et le clergé voient leurs comportements dénoncés avec une sourcilleuse sévérité. Dans l'ensemble, les auteurs inspirés par la mentalité médiévale manifestent une conviction déterminée dans un possible amendement des esprits. A l'inverse, prenant appui sur le sentiment personnel de la satietas curiae, la critique humaniste de la vie en cour montre moins de confiance dans le perfectionnement moral des êtres et comprend un caractère individualiste affirmé. Inspiré par l'Italie, renforcé par des réactions nationalistes à l'oeuvre de Pétarque, ce mouvement intellectuel revêt souvent les atours d'un jeu littéraire:les plus virulents contempteurs de la vie curiale sont aussi des membres de chancellerie très fidèles à leur maître... L'étude des visions de la vie de cour atteste la grande richesse de la pensée littéraire au XIV et au XVe siècle. Cette époque nourrit une grande fermentation intellectuelle et, à travers deux mentalités assez contradictoires, illustre l'éternelle grandeur de l'homme.
L'hostilité larvée ou proclamée à l'égard de la franc-maçonnerie appartient aux phénomènes psychosociologiques de peur devant le secret et le mystère. Quand ils procèdent d'événements fortuits, les sentiments de méfiance craintive forment le fondement de réactions passagères et épidermiques que l'on range sous l'appellation d'antimaçonnerie. Mais ils s'organisent souvent en doctrine et constituent alors, au sens propre, l'antimaçonnisme. L'Eglise catholique, la première, et à sa suite un grand nombre d'organisations totalitaires de gauche ou de droite ont sacrifié à cette tendance fâcheuse, en interdisant les loges et en pourchassant les francs-maçons, parfois de manière très cruelle. C'est l'histoire très succincte de ces deux formes de réactions hostiles au fait maçonnique que retrace le présent ouvrage.
Roman arthurien composé dans le premier quart du XIIIe siècle, cette oeuvre n'avait pas reçu, selon divers commentateurs, l'édition critique qu'elle mérite. Conservée dans un manuscrit unique (Cambridge, Univ. Libr., Ee.4.26) et transcrite par un copiste assez négligent, elle présente des difficultés philologiques qui, pour l'essentiel, ont désormais trouvé une solution recevable. Contrairement à la tradition littéraire générale, le récit nimbe le roi Arthur d'une image très particulière : plongé dans les affres d'une jalousie dévorante, le souverain breton, aidé par son sénéchal Keu, met en oeuvre diverses dispositions pour éliminer son prétendu rival, Yder, un jeune chevalier de son entourage. A la suite de diverses péripéties, le héros parvient à conquérir la main de la jeune femme qu'il aime, la reine Guenloïe, et se voit conférer le titre de roi. Il retrouve aussi son père, le duc Nuc, et connaît le bonheur de réaliser le mariage de ses parents. Le thème de l'initiation chevaleresque se double ainsi d'une quête heureuse de la paternité. Par son originalité, l'ouvrage mérite l'intérêt d'un large public ; c'est pourquoi il a été traduit dans une langue accessible aux lecteurs de notre temps.
Dans le concert des écrits antimaçonniques, Le Nouveau Judaïsme ou la franc-maçonnerie dévoilée (1815) tient une partition digne d'être remarquée. Pour la toute première fois dans l'histoire des lettres, la réalité maçonnique est mise en rapport étroit avec le judaïsme. Les francs-maçons ne sont pas encore dénoncés comme les marionnettes des Juifs dans leur visée de domination sur le monde, comme n'a cessé de se complaire à le peindre le mythe du complot judéo-maçonnique. Mais dès le début du XIXe siècle, un tel rapprochement entre les deux groupes sociaux est dans l'air. Il convenait donc de donner à connaître au public un pamphlet aujourd'hui introuvable, diffusé assez parcimonieusement à son époque, mais marquant pour les développements aventureux et nuisibles qu'il engendrera dans la suite du temps.
Résumé : Marcel Sembat (1862-1922) est un acteur et un témoin de son époque. Orateur apprécié, militant, député, il aime le débat et fait vibrer les foules. Journaliste, il connaît le poids des mots pour développer ses idées et polémiquer avec ses adversaires. Franc-maçon, il souhaite une franc-maçonnerie républicaine, impliquée dans son époque et il appelle à la mobilisation des énergies intellectuelles. Ministre, au début de la Première Guerre mondiale, il découvre les rigueurs du pouvoir. Socialiste, il connaît l'ascension de son parti, puis la division en 1920, avec la naissance du Parti communiste. Ses écrits intimes révèlent un homme immergé dans son temps, soucieux d'un autre avenir.
Résumé : " Pourquoi ce nouvel ouvrage traitant d'un sujet par ailleurs largement développé ? Il nous a semblé utile de porter un regard différent sur la matière symbolique du 1er degré : un regard plus directif. A savoir une direction émanant d'un consensus qui soit partageable, pour aller vers l'unicité de ses interprétations individuelles. Toutes les significations qui vont être proposées n'ont d'autres ambitions que d'impulser des recherches qui soient strictement personnelles, selon une orientation définie : c'est de cette manière que le terme sens veut ici être entendu. "
Raoul Berteaux a été initié dans la loge « Les Amis Philantropes » au Grand Orient de Belgique. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il fut l'un des fondateurs de la Loge « Fraternité ». En 1967, il devint Souverain Grand Commandeur du « Rite Écossais Ancien et Accept?. Féru de recherches symboliques et spécialiste du « Rite Écossais Ancien et Accept?, il a publié aux Éditions Maçonniques de France de nombreux ouvrages aujourd'hui devenus des « classiques » du parcours maçonnique.
Raoul Berteaux, né en 1904 à Namur (Belgique), a été initié dans la loge « Les Amis Philanthropes » au Grand Orient de Belgique. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il fut l'un des fondateurs de la Loge « Fraternité ». En 1967, il devint Souverain Grand Commandeur du « Rite Écossais Ancien et Accept?. Féru de recherches symboliques et spécialiste du « Rite Écossais Ancien et Accept?, il a publié aux Éditions Maçonniques de France de nombreux classiques du parcours maçonnique.