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Les visions de la vie de cour dans la littérature française du Moyen Age
Lemaire Jacques
KLINCKSIECK
48,00 €
Épuisé
EAN :9782803200108
Né à Bruxelles en 1946, Jacques Lemaire est docteur en philosophie et lettres (philologie romane) de l'Université libre de Bruxelles. Spécialiste de langue et de littérature françaises du Moyen Âge, il enseigne ces matières à l'Université Charles de Gaulle (Lille III). Auteur de plusieurs livres et de plus de soixante articles consacrés à des questions de philologie médiévale, il a toujours manifesté le souci de mettre en rapport l'étude des textes anciens avec l'analyse de leurs supports. C'est pourquoi sa bibliographie comprend diverses contributions codicologiques, dont une Introduction à la codicologie (parue dans les Publications de l'Institut d'Études médiévales de l'Université catholique de Louvain), qui a été remarquée dans le monde savant. J. Lemaire s'intéresse aussi à l'histoire des idées en France au XVIIIe siècle. Il a participé avec Raymond Trousson et Jeroom Vercruysse à la direction scientifique du Dictionnaire de Voltaire et continue d'étudier la pensée au siècle des Lumières, spécialement les rapports entre les gens de lettres et la franc-maçonnerie. Ses travaux sur cette question ont donné lieu à un livre (Les origines françaises de l'antimaçonnisme (1744-1797) qui a reçu le prix de la Fondation Guy Cambier en 1984. Il assume, depuis septembre 1975, la direction des publications de La Pensée et les Hommes et préside cette association depuis avril 1993. Il dirige également la collection «Espace de Libertés» au Centre d'Action laïque. Les conceptions relatives à la vie de cour traduites par les écrivains de France (en langue française et en langue latine) sous la dynastie des premiers Valois (1328-1498) constituent un thème littéraire d'une importance primordiale. Elles attestent deux attitudes l'attitude procuriale et l'attitude anticuriale - et témoignent de deux mentalités. La mentalité médiévale, à travers laquelle se manifestent à la fois de l'attrait ou du mépris pour la vie de cour, révèle de la part des gens de lettres une croyance confiante au progrès moral de l'homme. À l'opposé, la mentalité humaniste verse dans un pessimisme assez constant qui dénie, au moins théoriquement, toute valeur à l'existence curiale et qui prône un comportement de repli sur soi fondé sur l'exaltation de la liberté individuelle et sur le culte du moi renforcé par la pratique des belles-lettres. Jusqu'ici, les historiens des mentalités avaient négligé les aspects essentiels de la littérature médiévale favorable au destin des gens de cour. Aussi, une part importante de ce livre est réservée à l'étude des écrivains qui plaident la cause des milieux curiaux, en général des hommes de lettres professionnels, et qui exaltent les valeurs intellectuelles et esthétiques vécues par l'aristocratie ou qui fournissent des justifications morales à l'existence mondaine. Séduite par les idéaux traditionnels de la chevalerie et de la courtoisie, la noblesse de cour va progressivement changer de statut: le vassal, lié au départ à son suzerain par un lien personnel, se mue bientôt en homme de cour. Puis, à la fin du XVe siècle, quand l'aristocratie sera dépouillée de ses prérogatives, apparaît le courtisan, ou membre (souvent roturier) de la suite du prince appelé à défendre par des moyens quelquefois peu avouables la faveur qu'il a conquise. Au-delà des aspects moraux de la censure de cour, assez bien mis en lumière jusqu'ici, le présent ouvrage s'attache à considérer les perspectives sociales de cette critique. Si la personne royale est généralement épargnée par les blâmes des bourgeois ou du peuple, la noblesse et le clergé voient leurs comportements dénoncés avec une sourcilleuse sévérité. Dans l'ensemble, les auteurs inspirés par la mentalité médiévale manifestent une conviction déterminée dans un possible amendement des esprits. A l'inverse, prenant appui sur le sentiment personnel de la satietas curiae, la critique humaniste de la vie en cour montre moins de confiance dans le perfectionnement moral des êtres et comprend un caractère individualiste affirmé. Inspiré par l'Italie, renforcé par des réactions nationalistes à l'oeuvre de Pétarque, ce mouvement intellectuel revêt souvent les atours d'un jeu littéraire:les plus virulents contempteurs de la vie curiale sont aussi des membres de chancellerie très fidèles à leur maître... L'étude des visions de la vie de cour atteste la grande richesse de la pensée littéraire au XIV et au XVe siècle. Cette époque nourrit une grande fermentation intellectuelle et, à travers deux mentalités assez contradictoires, illustre l'éternelle grandeur de l'homme.
15-20 ans : l'âge des grandes interrogations, l'étape de la vie où l'on aspire à avoir des réponses à ses "pourquoi" pour "faire sien" (ou rejeter !) ce qu'on a vu et entendu dans son enfance... Bref, l'âge où la recherche de la vérité devient un travail passionnant pour forger sa vraie personnalité. Alors, les questions se succèdent, incontournables : Les progrès de la science élimineront-ils un jour la question de Dieu ? Si Dieu existe, pourquoi tant de souffrances ? Peut-on se fier à la Bible ? Pourquoi l'Église est-elle opposée à l'euthanasie et à l'avortement ? Pourquoi interdit-elle l'homosexualité ?... La confrontation avec des adultes est plus que jamais nécessaire. C'est cette expérience d'échange avec des jeunes sur ces sujets - et bien d'autres encore -, que nous livrent les deux auteurs.
Dans le concert des écrits antimaçonniques, Le Nouveau Judaïsme ou la franc-maçonnerie dévoilée (1815) tient une partition digne d'être remarquée. Pour la toute première fois dans l'histoire des lettres, la réalité maçonnique est mise en rapport étroit avec le judaïsme. Les francs-maçons ne sont pas encore dénoncés comme les marionnettes des Juifs dans leur visée de domination sur le monde, comme n'a cessé de se complaire à le peindre le mythe du complot judéo-maçonnique. Mais dès le début du XIXe siècle, un tel rapprochement entre les deux groupes sociaux est dans l'air. Il convenait donc de donner à connaître au public un pamphlet aujourd'hui introuvable, diffusé assez parcimonieusement à son époque, mais marquant pour les développements aventureux et nuisibles qu'il engendrera dans la suite du temps.
A la suite de deux ouvrages sur le burlesque et l'absurde, Norbert Aboudarham aborde ici le silence au théâtre, au cinéma et en musique. Pour Joseph Haydn, le plus difficile à écrire, c'est le silence. L'écriture de Marguerite Duras est, selon elle, à mi-chemin entre la musique et le silence. John Cage compose 4 minutes 33 de silence. En écrivant Acte sans paroles au XXe siècle, Samuel Beckett fait entrer en scène le silence. Improprement qualifié de "théâtre de l'absurde" (qualificatif réfuté par Beckett, Ionesco et Adamov), le théâtre du 100 siècle n'est-il pas un "théâtre du silence"? Et si le silence de ce théâtre était une renaissance ? La naissance d'un théâtre sans mots ? Paroles, silence, vide, corps et gestes, le "théâtre du silence" sillonne les traces d'une écriture nouvelle. Théâtre, musique, danse... Leurs silences sont-ils des textes en creux qui disent l'indicible ? Quels buts poursuivent les artistes dans l'acte d'écrire, de composer le silence ? L'auteur cherche, ici, les raisons fondamentales, esthétiques, mais aussi idéologiques des écritures du silence. Puis dans un dernier chapitre, il propose des exercices sur le silence, à l'usage des comédiens et pédagogues.