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Le goût de Prague
Lemaire Gérard-Georges ; Runfola Patrizia
MERCURE DE FRAN
8,00 €
Épuisé
EAN :9782715245938
Prague, ce centre dramatique et douloureux du destin occidental, s'éloigne lentement dans les brumes de l'Europe de l'Est à laquelle elle n'a jamais appartenu. Elle, première ville universitaire à l'est du Rhin, scène au XVe siècle de la première grande révolution européenne, berceau de la Réforme, ville qui a fait éclater la guerre de Trente Ans, capitale du baroque et de ses folies, elle qui, en 1968, a vainement essayé d'occidentaliser le socialisme importé du froid. L'image de l'Atlantide me vient à l'esprit". Edifiant bilan que celui dressé par Milan Kundera, en 1980. Prague, ville mythique malmenée par l'Histoire ; Prague, ville en constante mutation, sans cesse en train de se métamorphoser. Et de renaître à elle-même. C'est de cette Prague insaisissable que nous parlent les écrivains réunis ici - Jan Neruda, Leo Perutz, Max Brod, Franz Kafka, Vitezslav Nezval, Ivan Klima, Bohumil Hrabal, etc. Contant le roman d'une ville inconnue au charme irrésistible...
Cette ville, régulièrement bâtie, est située sous un assez beau ciel, au pied d'une chaîne de montagnes stériles ; elle ne possède aucun monument. Le dernier souffle de l'Italie vient expirer sur ce rivage où la barbarie commence. " Trieste vue par Chateaubriand n'a rien d'un lieu enchanteur. En Italie du Nord, la ville n'a pas connu le destin flamboyant et touristique de Venise. Malmenée par l'Histoire, Trieste a pourtant acquis un statut singulier, celui de mythe littéraire. Sans cesse alimenté par des écrivains comme James Joyce, Italo Svevo, Scipio Slataper, Giani Stuparich, Virgilio Giotti, Roberto Bazlen, Boris Pahor, Giorgio Voghera, Umberto Saba, Claudio Magris, et bien d'autres... Sur leurs traces, balade dans une ville sans cesse en train de se renouveler et qui continue à produire ses beautés et ses illusions...
Vienne est un décor "baroque" où évoluèrent tous les grands noms de l'art et de la culture : Wolfgang Amadeus Mozart, Ludwig van Beethoven, Arthur Schnitzler, Stefan Zweig, Elias Canetti, Joseph Roth, Robert Musil, Milena Jesenská, Gustav Klimt, Egon Schiele, Oskar Kokoschka... Ce fut aussi le théâtre où s'élaborèrent les grands courants de pensée, de la philosophie de Ludwig Wittgenstein à la psychanalyse de Sigmund Freud, entre autres... De grandes figures qui accompagnent la redécouverte de l'une des plus belles capitales d'Europe. Cette sélection a été élaborée à partir de l'ouvrage Le goût de Vienne, pour accompagner le numéro de septembre 2019 du magazine GEO.
Résumé : De façon étonnante, il n'existe pas d'histoire récente et complète de la critique d'art. La seule qui fut écrite, celle de Lionello Venturi, date de 1936. En dehors de cet essai général, on trouve des travaux concernant des périodes déterminées, mais aucun qui propose, comme l'ouvrage de Gérard-Georges Lemaire, une histoire des écrits sur l'art depuis les Grecs jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, en Europe et en Amérique. C'est à Denis Diderot qu'il revient d'avoir élevé la critique d'art au rang de genre littéraire à part entière. Cette consécration est le fruit d'une longue histoire qui commence avec l'Antiquité grecque et latine, se prolonge à la Haute Renaissance italienne, puis s'épanouit lorsque la naissance des Salons, à partir de la fin du XVIIe siècle, donne lieu à de libres commentaires des amateurs d'art. Au XIXe siècle, de nombreux écrivains rédigent leurs Salons ou font le portrait des artistes, ces derniers décidant souvent de prendre à leur tour la plume pour faire oeuvre critique. Cette relation étroite entre l'art et la littérature fait tache d'huile dans toute l'Europe et, plus tard, aux Etats-Unis. Au XXe siècle, la critique est profondément enracinée dans les moeurs. Parallèlement aux écrits des écrivains et des artistes, une presse spécialisée émerge et, avec elle, de plus en plus de professionnels. Le genre se diversifie et s'universalise. Cet ouvrage réinterroge, tout en retraçant son histoire, cette aventure de la pensée et du goût qui accompagna le développement de l'art occidental.
Socialiste convaincu, John Reed (1887-1920) débarqua à Petrograd à l'automne 1917 pour rendre compte des bouleversements politiques de la Russie post-impériale. Parce que sa qualité de correspondant américain lui donna accès aux cercles les plus divers et qu'il joignit au sérieux de l'exposition des faits la volonté de donner un contour palpable à la foule des insurgés, il dressa un tableau incroyablement vivant des événements qui permirent aux bolcheviks de s'emparer du pouvoir. Publié pour la première fois en France en 1927, ce témoignage historique exceptionnel est également une grande leçon de journalisme.
4e de couverture : Avec l'ère Meiji (1868), après deux siècles de clôture, le Japon s'ouvre au monde. En octobre 1867, à l'âge de 22 ans, Maurice Dubard s'engage dans la Marine française. La mission militaire à laquelle il participe a pour but de contribuer à doter le Japon d'une armée moderne. Avec l'un de ses collègues, Marcel, le jeune homme sillonne donc les principales villes de l'archipel. Mais son projet d'écriture est loin des armes et des uniformes, loin des bureaux administratifs et des fabriques. À l'instar du célèbre Japoneries d'automne de Pierre Loti, Maurice Dubard s'emploie à peindre en une série de tableaux et de saynètes ce Japon des années 1870. Sa passion se porte aussi bien sur la culture matérielle ancestrale de l'Empire que sur l'énergie débordante de la jeunesse nippone. Conteur formidable, Dubard ne cesse d'osciller entre ce passé et le présent. Son récit de voyage est absolument contemporain du rapprochement entre l'Europe et le Japon.
Nos manuels d'histoire ne nous en citaient qu'une réplique, de loin en loin. On brûlait alors d'en savoir davantage, d'entendre toute la séance, d'y être. Nous y sommes : voici les procès-verbaux authentiques, officiels et intégraux des grandes audiences du Tribunal révolutionnaire. Documents inestimables, ils restituent toute une époque, dans son tragique presque quotidien, dans ses peurs et ses faiblesses, dans sa grandeur aussi. Ils redonnent également vie aux hommes et aux femmes de premier plan de ce temps : Robespierre et Danton, les Girondins et Madame Roland, Marie-Antoinette, Charlotte Corday et d'autres encore. Rien de plus pathétique ici que la froideur sèche du compte rendu : elle nous installe, si l'on peut dire, en direct avec les accusés, comme à la lecture du reportage d'un envoyé spécial sous la Terreur.
Johnston Reginald F. ; Thimonier Christian ; Peyre
C'est en 1919 que Johnston devint le tuteur de P'u-Yi, le dernier Empereur de la dynastie Ch'ing qui, sans aucun pouvoir politique, vivait encore dans la Cité interdite avec une cour, des serviteurs et toutes les préséances qui étaient dues à son rang. Johnston bénéficiait d'un traitement de faveur particulier auprès de l'Empereur : lorsqu'il entrait dans une pièce où se trouvait l'Empereur, ce dernier devait se lever et attendre qu'il se fût assis. Ce professeur anglais raconte ses journées d'enseignement avec P'u-Yi, certains de ses traits de caractère, son intelligence et son intérêt pour la politique de la toute nouvelle République. Johnston décrit également le mariage de l'Empereur, et d'autres scènes privées auxquelles il lui fut donné d'assister ou de participer. Il nous donne une vision très intéressante de la vie de cour à l'intérieur de la Cité interdite, toujours avec un souci d'historien de la pensée philosophique ou politique chinoise. C'est de la Cité interdite - où arrivaient jounaux et messagers de toute la Chine - que Johnston voyait se mettre en place les rivalités entre partis, factions, et personnalités diverses, jusqu'à la chute de l'Empereur.