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Histoire de la critique d'art
Lemaire Gérard-Georges
KLINCKSIECK
29,00 €
Épuisé
EAN :9782252041024
De façon étonnante, il n'existe pas d'histoire récente et complète de la critique d'art. La seule qui fut écrite, celle de Lionello Venturi, date de 1936. En dehors de cet essai général, on trouve des travaux concernant des périodes déterminées, mais aucun qui propose, comme l'ouvrage de Gérard-Georges Lemaire, une histoire des écrits sur l'art depuis les Grecs jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, en Europe et en Amérique. C'est à Denis Diderot qu'il revient d'avoir élevé la critique d'art au rang de genre littéraire à part entière. Cette consécration est le fruit d'une longue histoire qui commence avec l'Antiquité grecque et latine, se prolonge à la Haute Renaissance italienne, puis s'épanouit lorsque la naissance des Salons, à partir de la fin du XVIIe siècle, donne lieu à de libres commentaires des amateurs d'art. Au XIXe siècle, de nombreux écrivains rédigent leurs Salons ou font le portrait des artistes, ces derniers décidant souvent de prendre à leur tour la plume pour faire oeuvre critique. Cette relation étroite entre l'art et la littérature fait tache d'huile dans toute l'Europe et, plus tard, aux Etats-Unis. Au XXe siècle, la critique est profondément enracinée dans les moeurs. Parallèlement aux écrits des écrivains et des artistes, une presse spécialisée émerge et, avec elle, de plus en plus de professionnels. Le genre se diversifie et s'universalise. Cet ouvrage réinterroge, tout en retraçant son histoire, cette aventure de la pensée et du goût qui accompagna le développement de l'art occidental.
« Tout se passe comme si mon combat spirituel avait lieu quelque part dans une clairière. Je pénètre dans la forêt, je ne trouve rien et la faiblesse me force aussitôt à ressortir; souvent, quand je quitte la forêt, j'entends ou crois entendre le cliquetis des armes dont on se sert dans ce combat. » A la fois fasciné et repoussé par Prague, en quête d'une Terre promise et exilé à Berlin, fiancé timoré et séducteur impénitent, sportif accompli, hypocondriaque et végétarien, juif mécréant et passionné par la culture yiddish et l'essor du sionisme, fidèle à de solides amitiés et solitaire, amoureux éperdu de la vie et hanté par la mort, Franz Kafka (1883-1924) fut un mystère pour lui-même et pour les autres. Ecrivain, historien et critique d'art, Gérard-Georges Lemaire a dirigé les collections " Connections" chez Flammarion, puis " Les derniers mots " et la revue L'Ennemi chez Christian Bourgois. Commissaire de plus de 70 expositions en France et à l'étranger, il est considéré comme un des grands spécialistes de l'oeuvre de Franz Kafka. Il a publié une quarantaine d'ouvrages dont : Les Préraphaélites (Bourgois, 1980), Cafés d'artistes à Prague (Editions du Chêne, 2002), Le Goût de Trieste (Mercure de France, 2003), Maisons d'artistes (Editions du Chêne, 2004), Beat Generation : une anthologie (Al Dante, 2004).
Aucun artiste n?a une place aussi importante qu?Alfred Kubin dans le Journal de Franz Kafka. Quand les deux jeunes hommes se rencontrent à Prague en 1912, Kubin a déjà une certaine notoriété comme dessinateur et a publié un roman qui a marqué ses contemporains, De l?autre côté. De nombreuses références à ce livre ressurgissent dans Le Château et dans d?autres oeuvres de Kafka. Au-delà de cette relation étroite et énigmatique qui dure à peine une année, l?auteur explore les relations complexes de l?écrivain avec les arts plastiques, celui-ci ayant été tenté en 1907 par la peinture avant de se consacrer uniquement à l?écriture.
Résumé : A l'exemple des premières Accademie italiennes, l'Académie royale de peinture et de sculpture, créée en 1648, institue assez vite une exposition régulière. Ouvert au public dès le début du XVIIIe siècle, ce Salon devient rapidement le rendez-vous du monde de l'art et l'un des événements majeurs de la vie parisienne. Son histoire permet de comprendre l'évolution des courants artistiques, la formation du goût du public, la création et le développement de la critique d'art. Les révoltes successives des artistes les plus novateurs contre le jury du Salon conduiront à sa disparition en 1881. En définitive, raconter l'histoire mouvementée du Salon permet d'observer et d'analyser l'histoire des arts plastiques en France pendant deux siècles.
Vienne est un décor "baroque" où évoluèrent tous les grands noms de l'art et de la culture : Wolfgang Amadeus Mozart, Ludwig van Beethoven, Arthur Schnitzler, Stefan Zweig, Elias Canetti, Joseph Roth, Robert Musil, Milena Jesenská, Gustav Klimt, Egon Schiele, Oskar Kokoschka... Ce fut aussi le théâtre où s'élaborèrent les grands courants de pensée, de la philosophie de Ludwig Wittgenstein à la psychanalyse de Sigmund Freud, entre autres... De grandes figures qui accompagnent la redécouverte de l'une des plus belles capitales d'Europe. Cette sélection a été élaborée à partir de l'ouvrage Le goût de Vienne, pour accompagner le numéro de septembre 2019 du magazine GEO.
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.
Résumé : Par modestie, vraie ou fausse, Faulkner a plusieurs fois déclaré que Thomas Wolfe était le meilleur romancier de sa génération. Il entendait par là que c'est lui qui avait visé le plus haut et que, même s'il n'était pas parvenu à réaliser ses ambitions, son échec était plus glorieux que la réussite (relative) de ses rivaux. L'oeuvre de Thomas Wolfe appartient donc à l'empyre de la littérature américaine et cependant, pour diverses raisons, malgré la réputation dont elle jouit aux Etats-Unis et le grand succés qu'elle a rencontré en Allemagne, elle est presque complétement ignorée du public français.