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Paysage fugitif
Leiter Martial ; Pellegrino Bruno ; Bouvard Julie
CAHIER DESSINE
33,00 €
Épuisé
EAN :9782493188328
Voyageur dans l'âme, Martial Leiter dit avoir passé la moitié de sa vie dans des trains. Dessinateur, il s'est mis à dessiner ce qu'il voit de la fenêtre d'un wagon, mais également ce qu'il ne voit pas, parce que tout ce qui défile sous ses yeux est fugitif, fragile et fragmentaire. De retour à l'atelier, il cherche dans ses souvenirs l'impression laissée par un bouquet d'arbres, une maison surplombant une plaine enneigée ou l'embouchure d'un fleuve, aussi soudainement disparus qu'apparus - mais qui l'a frappé, dans son spectacle éphémère, souvent mélancolique, toujours saisissant. Dans Les Ombres éblouissantes, le dessin de Martial Leiter exprimait, entre autres, la majesté immobile de la montagne ; ici, il dit l'improbable, l'évanescent ; la mouvante beauté du monde, comme un rêve qui perpétuellement s'efface. La préface de Bruno Pellegrino ainsi que la postface de Julie Bouvard apportent leur éclairage particulier sur cet artiste comme sur son oeuvre.
Je ne vois pas pourquoi les lecteurs ne devraient plus prendre le temps de regarder un dessin. Les mathématiques rapides, ça n'existe pas. Toute équation réclame un peu de temps" Ainsi s'exprime Martial Leiter. En s'attardant sur ses dessins pour y voir de plus près, on se surprend à les lire. À réfléchir. Car dans nombre d'entre eux, une idée peut en cacher une autre et, de l'une à l'autre, on découvre des paysages à la fois imaginaires et trop réels, des situations aussi inédites qu'ordinaires. Derrière l'apparence des traits et des hachures en forme de treillis serré, se cache un humour tenace, sans concession.
Leiter Martial ; Jaunin Françoise ; Tschopp Walter
Depuis l'époque où les artistes dépeignaient des scènes de batailles grandioses et héroïques, la guerre a fondamentalement changé de nature : des combats entre guerriers, on est passé à une industrie guerrière, source de profits sans fin, qui se prétend aujourd'hui " propre ", " chirurgicale ", et même parfois " humanitaire ". Mais ses " dégâts collatéraux " sont plus accablants que jamais : les victimes de ces massacres modernes sont désormais essentiellement des civils. Comment représenter un tel cynisme par le langage de l'art ? A la différence des images de reportage, qui témoignent souvent de la violence extérieure de la guerre par un réalisme spectaculaire, auquel le public, comme " désensibilisé ", s'est pourtant résigné, le dessin de Martial Leiter donne à voir l'horreur de la guerre moderne en deux perspectives complémentaires : avec le scalpel d'une ironie noire dans ses dessins polémiques destinés à la presse et, dans des oeuvres d'un trait plus jeté et pictural, par un théâtre d'ombres tragiques qui reflète " de l'intérieur " ces dévastations sans nom.
Résumé : CE CAHIER, riche de 230 reproductions, s'adresse à ceux qui sont curieux du dessin, toujours prêts à se laisser surprendre par l'esquisse d'un peintre, la minutie d'un graveur ou l'esprit d'un humoriste. Dans cette première livraison, des artistes en apparence très différents, voire contraires, déploient leur jardin secret; et il se dessine entre eux comme un fil invisible. Quel est ce fil ? Voilà la question que posera Le Cahier dessiné deux fois par an.
Résumé : Dans ce deuxième cahier, l'enquête sur le dessin se poursuit. Les questions se multiplient et quelques réponses s'ébauchent. Nous assistons à des combats entre artistes et critiques, retrouvons l'innocence des " réclames " d'antan, examinons un dessin de la Renaissance, errons dans les rues vides de Bourges ; puis, gagnés par la folie douce de la Belgique, éblouis par les visages de quelques personnes âgées, nous repartons pour Lascaux avant de gravir les montagnes des Grisons, du jura et de la Laponie. Le dessin nous perd ; il nous mène par le bout des yeux où il veut, quand il veut, comme il veut.
Résumé : Muzo pose sur la table une pile de carnets haute comme un petit homme. " C'est toute ma vie ", confie-t-il. Et ce sont des dessins par centaines, des esquisses, des astuces graphiques, des fantasmes ou des blagues. Tout un monde s'agite, un monde d'hommes et de femmes obsédés par le sexe, mangés par la peur, les caprices, les doutes. Muzo les observe, de loin, de près, devant, derrière, de bas en haut. Il ne s'en lasse pas. Parfois, pris de démangeaison, il les peint. Résultat : un livre très drôle et très méchant.
Résumé : ANNA SOMMER aime les comédies et les drames que l'on se joue, et puis les moments furtifs, ces mille petites choses qui se produisent dans la vie privée. Elle s'en amuse. Elle s'en effraie parfois. Et elle dissèque tout, hommes, femmes, enfants, animaux. Elle ne se contente pas de les surprendre dans leurs flagrants délits : elle les grave dans le métal, d'une pointe sèche vigoureuse qui jamais n'hésite. Elle a commencé à graver un jour, comme ça, pour voir, pour s'essayer à cet art réputé exigeant ; puis au fil du temps s'est dessiné un étonnant tableau du monde, dans lequel l'humour et l'élégance le disputent à la cruauté - une cruauté légère, presque réjouissante. Et si ce tableau paraît fidèle, c'est qu'il s'inspire moins de l'apparence tapageuse des choses que de leur murmure, comme dans un cahier intime.