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Guerre(s). Dessins
Leiter Martial ; Jaunin Françoise ; Tschopp Walter
HUMUS
36,60 €
Épuisé
EAN :9782940127504
Depuis l'époque où les artistes dépeignaient des scènes de batailles grandioses et héroïques, la guerre a fondamentalement changé de nature : des combats entre guerriers, on est passé à une industrie guerrière, source de profits sans fin, qui se prétend aujourd'hui " propre ", " chirurgicale ", et même parfois " humanitaire ". Mais ses " dégâts collatéraux " sont plus accablants que jamais : les victimes de ces massacres modernes sont désormais essentiellement des civils. Comment représenter un tel cynisme par le langage de l'art ? A la différence des images de reportage, qui témoignent souvent de la violence extérieure de la guerre par un réalisme spectaculaire, auquel le public, comme " désensibilisé ", s'est pourtant résigné, le dessin de Martial Leiter donne à voir l'horreur de la guerre moderne en deux perspectives complémentaires : avec le scalpel d'une ironie noire dans ses dessins polémiques destinés à la presse et, dans des oeuvres d'un trait plus jeté et pictural, par un théâtre d'ombres tragiques qui reflète " de l'intérieur " ces dévastations sans nom.
Leiter Saul ; Erb Margit ; Parillo Michael ; Delab
Résumé : Très en avance sur son temps, Saul Leiter investit la diapositive dès 1948 comme un médium artistique à part entière, via des projections qu'il organise. Ce livre rassemble 76 images inédites, sélectionnées parmi les archives du photographe. Le choix s'est porté sur les oeuvres relevant de la street photography, soulignant son extrême singularité, à l'opposé des codes du reportage documentaire. Saul Leiter a réalisé la plupart de ces images entre 1948 et 1966, arpentant les rues de Downtown Manhattan à New York, saisissant la magie et le mystère des décors ordinaires. Près de soixante ans plus tard, sa délicatesse, entre abstraction et figuration, le place parmi les plus grands. Profondément avant-gardiste, la reconnaissance tardive de Saul Leiter explose aujourd'hui.
Suffit-il de faire valoir un conflit avec ses croyances religieuses pour se soustraire à une norme légale ? Qu’il s’agisse de vaccinations obligatoires, de cours de natation dans les écoles publiques ou de la prohibition de l’abattage rituel, les exemptions accordées aux croyants sont généralement motivées par le principe de tolérance. Dans les pays démocratiques, ce principe s’exprime par la liberté de conscience – la liberté d’exprimer ses convictions personnelles et d’agir selon elles – liberté qui a toutefois ses limites. Celles-ci devraient-elles être différentes lorsqu’il s’agit de convictions religieuses ? Y a-t-il des raisons morales d’accorder une place particulière à la religion ? Brian Leiter montre pourquoi nos raisons de tolérer la religion ne se distinguent pas de celles qui s’appliquent aux autres revendications de conscience et pourquoi le principe de tolérance ne peut justifier de dérogation aux lois édictées dans l’intérêt général. Cependant, interdire l’expression des convictions personnelles, religieuses ou autres, lorsqu’elle ne cause aucune nuisance – comme le port du foulard à l’école – revient à violer le principe de tolérance. En effet, selon Leiter, la laïcité telle qu’elle est concrétisée dans la législation française «constitue en réalité un cas d’intolérance religieuse inadmissible».
Voyageur dans l'âme, Martial Leiter dit avoir passé la moitié de sa vie dans des trains. Dessinateur, il s'est mis à dessiner ce qu'il voit de la fenêtre d'un wagon, mais également ce qu'il ne voit pas, parce que tout ce qui défile sous ses yeux est fugitif, fragile et fragmentaire. De retour à l'atelier, il cherche dans ses souvenirs l'impression laissée par un bouquet d'arbres, une maison surplombant une plaine enneigée ou l'embouchure d'un fleuve, aussi soudainement disparus qu'apparus - mais qui l'a frappé, dans son spectacle éphémère, souvent mélancolique, toujours saisissant. Dans Les Ombres éblouissantes, le dessin de Martial Leiter exprimait, entre autres, la majesté immobile de la montagne ; ici, il dit l'improbable, l'évanescent ; la mouvante beauté du monde, comme un rêve qui perpétuellement s'efface. La préface de Bruno Pellegrino ainsi que la postface de Julie Bouvard apportent leur éclairage particulier sur cet artiste comme sur son oeuvre.
Parce que je suis comme ça, moi, je vois toujours trop grand, et j'aime que les grosses choses : les grosses voitures, les grosses chaussures, les assiettes bien remplies, les grosses poitrines. Je ne sais pas d'où ça me vient, mais les choses riquiqui, comme les Fiat 600 ou les petits mocassins, ça ne m'a jamais attiré...
Amère et excitée, Sarah sursaute : la rousse pulpeuse a annoncé un prix, lancé comme un défi, et une femme, vêtue d'une légère tunique blanche et transparente, entre sur l'estrade en soulevant le rideau rouge...
- J'aimais surtout les rondes, les bombées, les lunes. Je ne crachais pas sur les plates, les pointues, mais c'était bien les rondes, les bombées, les lunes que je préférais. Je détestais les lourdes, les rentrées, les poilues ; bien qu'une herbe discrète émergeant de la raie, pouvait avoir son charme.