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Un missionnaire français au coeur de la décolonisation. Tome 2
Legrain Michel
L'HARMATTAN
41,00 €
Épuisé
EAN :9782336002439
Lors des guerres du XXe siècle, l'empire colonial français avait été mis largement à contribution en soldats et en multiples ressources. Il en attendait une juste récompense, à commencer par un réel allégement de la tutelle métropolitaine. Après l'Union Française de 1946 réaménagée en 1958 en Communauté Française avec ses subtiles distinctions, succédèrent dès 1960 les déclarations d'indépendance de la plupart des pays d'outre-mer. Davantage encore que les militaires et les colons, les missionnaires durent s'adapter. Ceux d'entre eux qui avaient approfondi les traditions culturelles indigènes se trouvèrent plus que jamais écartelés entre revendications et comportements des catholiques du cru, et les modalités d'un apostolat fortement formaté par l'Occident. Le Concile Vatican II laissait espérer de larges ouvertures vers ce que l'on appellera par la suite une inculturation de qualité. Les rapides considérations à propos des colonisations et décolonisations ici rapportées sont destinées à mieux saisir le contenu des 91 lettres qui ont ponctué le demi-siècle de la vie missionnaire de leur auteur. Celui-ci est parti vers l'Afrique en 1957, avec ses conteneurs pleins des doctrines et des pratiques françaises et romaines concernant l'art de semer la Bonne Nouvelle telle qu'on la percevait à l'époque. Quelques années en pleine brousse congolaise, suivies de nombreux déplacements pour partager avec autrui interrogations et convictions en vue d'une meilleure évangélisation, l'ont amené à percevoir autrement l'activité missionnaire. Quelques menus aménagements ne pouvaient suffire à un enracinement en profondeur de l'Evangile dans la vie quotidienne sous d'autres cieux présentées ici Reproduites pratiquement en leur état de parution, ces lettres, présentées ici en 2 tomes, sont à l'évidence, elles aussi, marquées par les pesanteurs de l'histoire et par les convictions successives de l'auteur. Certains pourront s'amuser à relever les évolutions, voire les contradictions de celui qui ose livrer au public cette vaste tranche de vie. N'est-ce pas la règle du jeu en vue d'une communication qui vise à un enrichissement mutuel ?
Les mutations culturelles au coeur desquelles nous sommes plongés prennent des dimensions universelles, nous atteignant dans nos profondeurs tant personnelles que collectives. Pensons à l'actuelle instantanéité des communications tous azimuts. L'Eglise catholique n'échappe pas au bain culturel ambiant. Depuis toujours et avec plus ou moins de bonheur, elle s'est efforcée d'y apporter la provocation spirituelle incarnée en Jésus de Nazareth. Ce sont là la raison et le coeur de sa mission. Les historiens ont relevé que l'Eglise catholique a habituellement montré bien des réticences à prendre en compte les sensibilités culturelles qui se déployaient en dehors du berceau méditerranéen où elle-même avait vu le jour et avait connu ses premiers grands développements. C'est particulièrement vrai et douloureux dans le domaine du mariage, tant en Occident qu'en Afrique. Ce petit livre se veut une invitation à pousser nos réflexions vers la diversité des environnements culturels, à repenser les différentes possibilités pour les catholiques de vivre le mariage, spécialement en Occident et en Afrique. Et cela, en écho à l'appel du très libre et très courageux théologien Dietrich Bonhoeffer, acceptant de risquer de dire des choses contestables, pourvu que des questions vitales soient soulevées.
Dans la logique même du fort malaise qui habite tant de catholiques occidentaux vis-à-vis des raideurs régulant leur vie conjugale et matrimoniale (cf. tome 2 de ce triptyque), les Africains devenus catholiques éprouvent avec amplification leur propre malconfort humain et religieux. N'y aurait-il donc pour eux qu'un modèle unique de mariage, né sous d'autres cieux ? La publication d'un petit ouvrage portant cette même interrogation, voici déjà une trentaine d'années, avait reçu un accueil encourageant en Afrique, mais non pas à Rome. Dans le contexte actuel où l'Eglise catholique elle-même se dit soucieuse d'inculturation, les Africains attendant avec impatience que le Vatican passe des promesses à des ouvertures concrètes. Certes, les catholiques d'Afrique estiment que toutes leurs coutumes ne sont pas consonantes avec les invitations de l'Evangile. Cet ouvrage en souligne certaines, difficilement compatibles avec la doctrine évangélique. Mais les manières d'entrer progressivement en mariage, ou de régler les dysfonctionnements de celui-ci, offensent-elles la loi naturelle ? L'Occident serait-il en possession de règles matrimoniales établies par lui et imposables à toutes les cultures planétaires ? Les tomes 1 et 2 de cette étude s'efforcent d'apporter quelques explications concernant la naissance de cet impérialisme culturel et spirituel. Celui qui, aujourd'hui même, provoque un ébranlement profond de l'édifice matrimonial en Occident.
Les profondes secousses culturelles subies par l'Eglise catholique occidentale affectent non seulement le recrutement de son clergé, mais aussi la vie de couple de ses baptisés, dont les moeurs conjugales, matrimoniales et familiales se rapprochent de plus en plus de celles de l'ensemble de la population, déclarent de nombreux sondages. Sociologues et théologiens se retrouvent pour avancer des explications qui tiennent la route, ne se contentant pas d'évoquer un manque de foi ou de générosité spirituelle. Il convient en effet de mesurer que nous vivons au coeur d'un monde en mutations accélérées, alors que l'ensemble législatif régulant le mariage des catholiques, par sa raideur et son uniformité, n'offre plus l'oxygène suffisant pour la respiration de quantité de couples. Dans ce second ouvrage, nous soutiendrons que d'autres approches chrétiennes demeurent pensables, sans trahir les appels de l'Evangile. Dans un premier volume, nous avons tenté de rappeler qu'au coeur de notre monde en rapides changements, l'Eglise était appelée à mieux se positionner entre la méfiance et l'espérance. Pourquoi lui faudrait-il privilégier son pouvoir de lier sur celui de délier (cf. Mt. 16,18) ? Dans un troisième tome, nous mesurerons combien les catholiques africains se trouvent bousculés par l'imposition d'impératifs matrimoniaux nés sous d'autres cieux.
Cet ouvrage veut montrer que le mariage est une réalité qui touche Dieu et l'Homme. En effet, comme phénomène social, le pacte nuptial est inhérent à tous les peuples. Autant il n'y a jamais eu de peuple sans religion, autant on ne peut parler de société humaine sans faire référence au mariage. Nous pouvons même affirmer que les deux vont de pair, en ce sens que chaque peuple se construit une anthropologie selon la vision qu'il a du monde et de l'être suprême. L'univers culturel et religieux d'un groupe social joue donc un rôle important pour l'édification de sa civilisation. Mais l'Afrique au contact de l'occident par la voie de l'évangélisation et de la colonisation se verra imposer deux autres formes de célébrations matrimoniales : le mariage civil et le mariage sacrement qui se pratiquent de façon parallèle. Mais ne pourrait-on pas concevoir un rite matrimonial qui tienne compte des trois dimensions : anthropologique, civile et sacramentelle ? Telle est la problématique de cette recherche.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.