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Le mariage chrétien au Cameroun. Une réalité anthropologique, civile et sacramentelle
Essomba Fouda Antoine ; Legrain Michel
L'HARMATTAN
25,50 €
Épuisé
EAN :9782296118416
Cet ouvrage veut montrer que le mariage est une réalité qui touche Dieu et l'Homme. En effet, comme phénomène social, le pacte nuptial est inhérent à tous les peuples. Autant il n'y a jamais eu de peuple sans religion, autant on ne peut parler de société humaine sans faire référence au mariage. Nous pouvons même affirmer que les deux vont de pair, en ce sens que chaque peuple se construit une anthropologie selon la vision qu'il a du monde et de l'être suprême. L'univers culturel et religieux d'un groupe social joue donc un rôle important pour l'édification de sa civilisation. Mais l'Afrique au contact de l'occident par la voie de l'évangélisation et de la colonisation se verra imposer deux autres formes de célébrations matrimoniales : le mariage civil et le mariage sacrement qui se pratiquent de façon parallèle. Mais ne pourrait-on pas concevoir un rite matrimonial qui tienne compte des trois dimensions : anthropologique, civile et sacramentelle ? Telle est la problématique de cette recherche.
Le présent ouvrage est une innovation dans le domaine précis de l'étude de l'art tikar du Cameroun et notamment l'art du bronze. Son intérêt réside dans le fait qu'il informe le public de l'existence de cet art du bronze du peuple tikar, véritable art de cour dont l'échelle de temps. pour les oeuvres plus anciennes, varie entre le XVIIe et le XIXe siècle. L'ouvrage est une bonne référence pour aborder l'histoire de la société tikar à travers son art. L'art tikar en bronze est un véritable langage qui permet de comprendre la société tikar, son organisation sociale hiérarchisée, la vie quotidienne, sa cosmogonie et ses croyances religieuses. Cet ouvrage a le mérite de retracer tout cela. Le professeur J.M. Essomba, spécialiste d'histoire, histoire de l'art et archéologie, et Martin Elouga, archéologue, rendent compte d'une recherche de terrain, étayée par une méthodologie minutieuse. Ils nous offrent un ouvrage richement illustré, où chaque oeuvre est commentée. Un travail qui contribue à l'effort de mise en valeur du patrimoine culturel camerounais.
Durant la première moitié du 20e siècle, la politique internationale a vu l'entrée en scène des acteurs non gouvernementaux et la prise en compte des considérations éthiques pour garantir la paix et promouvoir les droits humains ainsi que les libertés individuelles et collectives. Dans un Territoire pupille de la SDN puis de l'ONU comme le Cameroun, ces évolutions ont trouvé un écho largement favorable et encouragé un Mouvement nationaliste oeuvrant pour l'émancipation du Peuple camerounais. Mais ce Mouvement sera rapidement confronté aux dures réalités de la politique internationale liées aux intérêts des Etats jaloux de leurs privilèges. La confiance excessive accordée aux membres de la société internationale se révélera alors fatale aux Nationalistes camerounais dont la connaissance des rouages de la diplomatie multilatérale a par ailleurs montré ses limites. Car dans ce contexte de dits et de non-dits, l'abime qui sépare l'ordre du droit de celui des faits a été un véritable piège. L'issue de cette euphorique mais tragique aventure a fortement marqué les grands traits de la culture politique camerounaise.
L'Afrique conjugue une forte croissance démographique et une rapide modernisation qui font grandir sa part dans le revenu brut mondial. Elle va peser de plus en plus dans l'histoire du XXIe siècle. C'est cette modernisation accélérée qu'évoquent les communications réunies ici par Philippe Blaise Essomba à propos du cas du Cameroun, pays dont on dit qu'il résume à lui seul toute l'Afrique. Sont évoquées ici la mise en place, dès la période coloniale, d'une fiscalité omniprésente, la monétarisation de l'économie, l'installation des plantations par les paysans, la libéralisation des marchés des produits tropicaux, la croissance de la filière bois, la mise en place d'un réseau de transports intérieurs par les immigrés grecs, la création d'une Académie par le roi Njoya et la sédentarisation des Pygmées. Un pays qui a multiplié par dix sa population en un siècle tout en s'urbanisant et en scolarisant la quasi-totalité de sa jeunesse est tout sauf un pays immobile.
Dans un Cameroun traversé par les spasmes de la lutte contre les détournements des fonds publics, "l'opération épervier" est lancée par le chef de l'Etat. Certains détenteurs de pouvoir décident d'en profiter pour régler des comptes. L'auteur est l'une des victimes de cette machine à broyer l'humain et se retrouve injustement coincé entre les griffes sanglantes de ces seigneurs des intrigues. Leur prouesse : transformer en complot contre la sécurité de l'Etat, dans une grossière manipulation, l'opération mal conduite de l'achat d'un avion présidentiel. Plongé dans les sombres couloirs des procédures judiciaires et ceux des cellules infectes de la prison centrale de Yaoundé, l'auteur tient le cap et choisit aujourd'hui de livrer un témoignage détaillé pour dénoncer l'instrumentalisation de la Justice.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.