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Parlement[s N° 31/2020 : Monarchies censitaires
Legoy Corinne ; Tort Olivier
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753579996
Restauration et monarchie de Juillet apparaissent souvent comme une période d'éloignement maximal entre le peuple et ses élites. Le mécanisme du suffrage censitaire, qui restreint à l'extrême le droit de vote, semble l'illustration même de ce processus de cloisonnement des notables, séparés de la nation. Quelques grandes crises donnent une traduction paroxystique à cet apparent divorce, que n'atténue guère en 1830 le passage à la "monarchie bourgeoise" de Louis-Philippe. Pourtant, si forte que soit cette fracture inhérente à l'élitisme du système, il existe aussi des mouvements de convergence qu'il importe de ne pas minimiser. Tandis que les postures des opposants accentuent volontiers la dimension anti-élitiste de leur combat, d'autres Français, même exclus du vote, préfèrent utiliser le régime, sinon l'instrumentaliser, pour défendre une sensibilité politique, un terroir, une réputation ou des intérêts corporatistes. Ainsi, au moment où l'affrontement entre classes sociales commence à devenir un lieu commun, les lignes de fracture obéissent à des logiques plus complexes et à des recompositions inattendues, liées aux soubresauts de l'Histoire.
Résumé : La poésie est partout et s'adresse à tous. Voilà résumé brièvement et de manière un peu triviale le sujet de cet ouvrage qui nous propose une histoire de la poésie moderne bien éloignée de l'idée reçue d'une pratique sacralisée dans et par le livre et destinée au seul public lettré. Il ne s'agit donc plus d'envisager la poésie comme une langue enclose et fermée au profane mais comme une pratique "hors du livre", spontanée, partagée et répandue. L'objectif des auteurs, issus de disciplines aussi diverses que la littérature, l'histoire, la sociologie, etc. , est de nous rappeler que la poésie est complexe et hétérogène dans ses formes, donc dans ses modes de production et de diffusion, et qu'elle s'inscrit dans une réalité sociale et artistique. Dès lors, il devient indispensable de resituer historiquement la poésie, tout d'abord dans les pratiques sociales, culturelles et politiques puis en tant que pratique même, socialement transmise et incarnée, mais aussi par le sens qui lui est conféré, les prescriptions et les normes qui la sous-tendent ou encore les cadres de pensée qui l'entourent. L'enjeu de cette étude est de rendre à la poésie son épaisseur, d'en comprendre toutes les dimensions, de lui redonner tous ses sens.
Résumé : Relookez vos oubliés du placard ! A notre époque où l'on tente de limiter le gaspillage, pourquoi ne pas vous mettre à l'upcycling ? Si autrefois le ravaudage ou la réparation se faisaient le plus discrètement possible, aujourd'hui on les assume et on les montre ! Dissimuler une tache ou un trou par une broderie ou un joli tissu, rallonger un pantalon trop court, embellir une chemise défraîchie, relooker un pull, personnaliser un tee-shirt... Cosabeth Parriaud, reconnue dans le monde du patchwork, vous explique comment transformer 26 vêtements pour hommes et pour femmes, grâce au patchwork, à l'appliqué, au boro, au crazy, aux yoyos ou à la broderie. Ces techniques sont accessibles à tous et il n'est pas nécessaire d'être expert en couture pour vous lancer.
Résumé : Venez à la rencontre des animaux de la savane : une harde de gazelles, un ibis sacré, des buffles... Mais attention, une lionne affamée guête. J'apprends à lire MONTESSORI est une collection spécialement conçue pour accompagner l'enfant dans son apprentissage de la lecture. Conformément à la pédagogie Montessori, les histoires sont courtes, faciles à lire et répondent à la curiosité de l'enfant sur le monde qui l'entoure. Des activités pour préparer la lecture et des pages " documentaires " sont proposées pour enrichir la connaissance du monde de l'enfant.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni