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Ecologie et Politique N° 69/2024 : L’ombre de l’IA. Ravages, déshumanisation et servitude
Lefèvre Mathias ; Luzi Jacques
BORD DE L EAU
20,00 €
Épuisé
EAN :9782385190859
La plupart des discours sur l'"intelligence artificielle" (IA) tendent à diriger notre attention surtout sur ses prouesses, ses réussites et ses promesses parfois fantasmatiques, certainement pour la rendre plus acceptable. Ils ne disent rien ou presque de son utilité réelle, de ses coûts, de ses dangers, qui sont ainsi minimisés ou voilés, et donc laissés dans l'ombre. C'est sur cette ombre que les textes réunis ici visent à répandre un peu de lumière. En effet, en tant que moyen de renforcement et de complexification du système industriel, l'IA accentue à la fois la déshumanisation, les ravages environnementaux et l'hétéronomie que ce système engendre nécessairement. L'IA réellement existante aggrave dès aujourd'hui la crise écologique et sert à perfectionner des logiques d'accumulation et des technologies de guerre et de controle social déjà présentes. Elle est l'outil d'un cybertotalitarisme en marche, qui va se heurter au chaos que provoque son déploiement.
Résumé : Le langage sera toujours au coeur de la problématique de l'enseignant en maternelle et constitue un des principaux problèmes pouvant mettre les enfants en difficulté. Ce fichier accompagne les enseignants pour mettre en oeuvre la pratique experte qui est désormais requise : Des aides accompagnées, tutorées, pour faire progresser chaque élève. Un nouveau type de démarche. Une structure en deux parties : éléments de réflexion théorique ; 18 situations langagières, à partir des attendus du programme 2015.
Cette Histoire du monde grec antique, qui tient compte des dernières découvertes, présente en un volume commode et maniable un panorama clair d'une civilisation éblouissante, depuis la préhistoire jusqu'à la transformation du monde grec en provinces romaines. Alternant la relation chronologique des événements et des exposés synthétiques, elle offre aussi une mise au point sur les problèmes, les sources et les enjeux de l'histoire grecque, une bibliographie abondante, plusieurs index, une illustration pertinente et un ensemble de cartes originales, soigneusement établies. Les principales étapes de l'histoire grecque, des civilisations minoenne et mycénienne au monde archaïque et aux guerres médiques, du siècle de Périclès à l'hégémonie macédonienne, d'Alexandre à la civilisation hellénistique, sont ainsi retracées avec élégance et précision pour le lecteur curieux et pour l'étudiant.
Si la théorie de Donald Winnicott marque un tournant dansl'histoire de la psychologie infantile, elle éclaire aussi lesconditions d'une existence adulte accomplie. Ce qui nousdonne le sentiment que la vie vaut la peine d'être vécue, c'est,pour Winnicott, une attitude particulière face au mondeextérieur, une façon créative de l'appréhender. Tout commencedès la naissance et même avant. Porté par une mère"suffisamment bonne", le nourrisson vit l'illusion d'être àl'origine des événements: il crée un espace intermédiaire entrele rêve et la réalité... Qu'est-ce qu'une mère suffisammentbonne? Pourquoi le doudou est indispensable à l'enfant?Comment transformer l'agressivité en force positive? D'oùvient le sentiment de ne pas être soi, d'être irréel ou de ne rienvaloir? Les concepts winnicottiens présentés dans cet ouvrageoffrent des réponses d'une étonnante actualité. Elles mettent aucentre de la réalisation de soi la capacité à s'adapter, àaccueillir l'inattendu, à faire de l'imprévu une sourced'enrichissement personnel.
Les big data sont devenus un impératif pour mener une campagne électorale. La campagne pour l'élection présidentielle française de 2017 a été marquée par le rôle majeur joué par des plateformes de gestion et d'analyses des données massives, telles que NationBuilder ou 50+1. Qu'est-ce que change le recours au big data électoral dans les manières de faire campagne ? Introduit-t-il des pratiques " innovantes " pour mobiliser les électeurs ? Voit-on apparaître de " nouvelles " formes de militantisme ? Comment sont construits les algorithmes prédictifs ? Sommes-nous réellement fichés sur Internet ? Comment protéger ses données personnelles ? L'auteure interroge l'efficacité de ces techniques, en mettant au jour les enjeux économiques, la construction de croyances autour des big data et les jeux d'influence internationaux. L'intérêt porté à la récolte des données n'est pas neuf. Il s'agit de retracer l'intégration de certaines évolutions techniques que ce soit chez nos voisins américains ou dans les campagnes françaises de 2002 à 2017, en déconstruisant les fantasmes entourant l'usage des bases de données en politique. Mais il s'agit surtout d'armer le citoyen face à la montée en puissance d'une nouvelle ère de la donnée.
Le jardin occidental prolonge l'imaginaire de la maison et de l'intimité mais ne s'y limite pas. Il entoure. Ce faisant, il est un trait d'union entre soi-même et les autres, le lieu d'expérimentations de relations au vivant et d'ordonnancement d'un bout d'univers. Cultiver son jardin. Au coeur de cette activité ordinaire s'entremêlent des problèmes techniques, esthétiques, cosmologiques, économiques, politiques. Ici, rien n'est pur. De l'antiquité grecque à nos jours, l'histoire retracée dans cet ouvrage nous l'enseigne : derrière les haies, se déploient une fantaisie active et une variété de façons d'apréhender "l'usage de la nature". Aujourd'hui, plus que jamais, bousculant l'ordre institué, s'inventent d'autres modes d'intervention humaine. Une métaphysique par les mains pour une éthique renouvelée ?
Tantôt décrié, tantôt encensé, le revenu de base apparaît comme l'une des principales utopies d'un XXIe siècle où la fin de la croissance économique, les mutations du travail et les transformations de la société nous obligent à réviser nos logiciels de pensée. Loin de n'être qu'un phénomène de mode, le revenu de base s'inscrit dans une tradition historique ancienne qui prend sa source dans la Révolution française. Une ligne de force est ainsi repérable sur deux siècles, qui alterne lueurs et éclipses, pour proposer des solutions aux défis de nos sociétés, successivement : la question agraire, la révolution industrielle et la société postindustrielle. Timothée Duverger suit ainsi la piste du droit au revenu et se concentre en particulier sur les trois grandes démocraties libérales, la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Il croise tour à tour le radicalisme britannique, le socialisme utopique au XIXe siècle, les propositions de crédit social puis de dividende social dans l'entre-deux-guerres en Grande-Bretagne, le débat sur l'impôt négatif dans les Etats-Unis des années 1970, l'essor d'un mouvement européen autour de l'allocation universelle dans les années 1980, l'émergence contemporaine du débat en France, avant de terminer ce voyage par un tour du monde des expérimentations. A l'issue de cette exploration, une conclusion s'impose : le revenu de base, quels que soient sa forme, le moment ou le lieu où il est conçu, interroge toujours nos sociétés démocratiques et l'autonomie de l'individu dans une reconfiguration permanente des rapports entre l'économie et la société. Le revenu de base se présente bien comme l'une des utopies à expérimenter pour ouvrir une brèche vers le nouveau monde qui tarde à naître.
Passer de l'immobilité à la plus rapide possible des mobilités : cette obsession humaine est immémoriale. De tous temps les humains ont cherché à se mouvoir le plus vite possible, à quitter le statut d'êtres immobiles, posés là quelque part à la surface du monde, pour conquérir celui d'êtres mouvants, en déplacement — un déplacement autant que faire se peut exceptionnel par sa vitesse. par la distance parcourue en un éclair, par la capacité à faire valoir l'espace contre le temps et le temps contre l'espace. Le dragster, dans cette entreprise anthropologique, est le vecteur par excellence approprié. Qu'il compte deux, trois ou quatre roues, cet engin mécanique né avec le XXe siècle est conçu pour l'accélération et pour elle seule. Le dragster, ce sont des prises de vitesse insensées, un parcours sur piste, en ligne droite, réduit au minimum (quelques centaines de mètres tout au plus) et, pour son pilote, des sensations à la fois brutales et complexes. Brutales, car le corps du dragstériste, lors du "run", peut encaisser en quelques secondes 7 G — sept fois la charge de son propre poids — ou plus encore. Complexes, car la compétition dragstérienne vise cet objectif aussi héroïque qu'absurde, annuler le temps écoulé en ne gardant que l'espace conquis.