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Pour une sortie de crise positive. Articuler la construction autogestionnaire avec le dépérissement
Lefebvre Jean-Pierre
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782296137202
Que nous réserve 2012 ? Sarkozy réélu en alliance avec Marine Le Pen ou DSK, grand commis des marchés financiers, soutenu par DCB ? Mme Bettencourt et le CAC 40 se réjouiraient pareillement. La crise a frappé durement en 2008 mais rien n'a changé. La gauche radicale est éclatée en cent tribus fascinées par le " service public " quand le XXe siècle a expérimenté tragiquement la catastrophe du socialisme par l'étatisation. Cela n'a marché nulle part, pas davantage que le keynésianisme social-démocrate en Europe. La crise est partout : économique, financière, écologique, énergétique, militaire, sociale, idéologique, artistique et même scientifique. La solution est de mettre fin sans tarder au mercantilisme et à l'étatisme qui détruisent la biosphère et corrompent la vie humaine. La propriété privée des moyens de production et son corollaire, l'État bureaucratique de classe, doivent être conduits à un processus de dépérissement. Pour cela, à chacune des manifestations de la nocivité du capitalisme obsolète, il conviendrait de proposer des mesures autogestionnaires et de dépérissement de l'État. C'est le seul moyen pour que la gauche représentant un salariat largement majoritaire se dote d'une stratégie " révolu-formiste ", rigoureuse et audacieuse qui lui permette de poursuivre la formidable aventure de l'hominisation rationnelle.
Les logiciels du capitalisme ne fonctionnent plus. Sa crise peut mener le monde à une régression chaotique voire totalitaire. L'accumulation irrépressible des richesses au bénéfice d'un pour cent des humains induit désormais la disparition de toute vie sur terre. Mais accroître le rôle de l'Etat est une fausse solution qui tue tout dynamisme. Le communisme par l'étatisation s'est révélé en effet pis que le mal. Indignons- nous, certes, mais pour quelle issue ? Sans doute démocratie et rationalité doivent-elles franchir un nouveau stade, décisif, dans leur développement millénaire : qu'elles entrent à l'usine, s'implantent dans les quartiers, irriguent Internet, à portée de vue et de décision des citoyens. Hypothèse : si le salariat désormais mieux instruit et largement majoritaire faisait siens l'autogestion socialiste et le dépérissement de l'Etat, il pourrait vaincre les oligarchies nuisibles et construire une bonne vie économe, confortable et solidaire pour les sept milliards d'êtres humains. Utopie chimérique ou ultime voie de salut avant la catastrophe ? Décidons nous-mêmes.
Camarade Goethe, frère truqueur, joueur, kibitzer polyvalent, invente une sortie, libère-nous de ta vie, meurs vraiment..." C'est ainsi que Jean-Pierre Lefebvre, professeur de littérature allemande à l'ENS-Ulm, traducteur de Heine, Hegel et de Celan, s'adresse à Goethe au début de ce brillant essai, c'est ainsi qu'il s'emploie à "ranger la légende", nous offrant ici l'indispensable "situation" de Goethe aujourd'hui en Europe et dans le monde.
L'horreur économique répand sur toute la planète le même modèle urbain productiviste et hyperdense qui nourrit la menace d'un rapide effondrement écologique. En 2005, leurs habitants ont mis le feu à 750 grands ensembles de la charte d'Athènes dont les formes carcérales et répétitives les transforment en ghettos. Des politiques veulent depuis les karchériser voire les raser. Dans l'après-mai 68, quelques exemples d'urbanisation humaine avaient pourtant été avancés, inspirés à la fois des habitats primitifs et du meilleur mouvement moderne de l'architecture. Des formes urbaines proxémiques, empathiques, sensibles devraient pouvoir désormais se brancher sur les réseaux prothétiques et communicationnels, sans s'y subordonner. Elles sont écartées par des " spécialistes " du bavardage mercantile et de l'insignifiance architecturale. La production d'une ville équilibrée devrait s'effectuer dans un conflit dialectique ternaire et positif entre l'habitant, l'architecte et le maçon - la démocratie, l'esthétique, l'économie. Aujourd'hui l'économie dicte sa loi prédatrice aux deux autres termes. Il en résulte une antiville planétaire, impropre à la bonne vie. Une esthétique libérée constituerait le maillon délicat mais décisif de la résistance. Son alliance avec une démocratie avivée permettrait d'équilibrer les tendances prédatrices de la machine économique. Des premières expériences dans cette direction ont été réalisées en banlieue dans les années soixante-dix, il serait urgent de les revisiter.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.