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Faut-il brûler les HLM ? De l'urbanisation libérale à la ville solidaire
Lefebvre Jean-Pierre
L'HARMATTAN
42,00 €
Épuisé
EAN :9782296048867
L'horreur économique répand sur toute la planète le même modèle urbain productiviste et hyperdense qui nourrit la menace d'un rapide effondrement écologique. En 2005, leurs habitants ont mis le feu à 750 grands ensembles de la charte d'Athènes dont les formes carcérales et répétitives les transforment en ghettos. Des politiques veulent depuis les karchériser voire les raser. Dans l'après-mai 68, quelques exemples d'urbanisation humaine avaient pourtant été avancés, inspirés à la fois des habitats primitifs et du meilleur mouvement moderne de l'architecture. Des formes urbaines proxémiques, empathiques, sensibles devraient pouvoir désormais se brancher sur les réseaux prothétiques et communicationnels, sans s'y subordonner. Elles sont écartées par des " spécialistes " du bavardage mercantile et de l'insignifiance architecturale. La production d'une ville équilibrée devrait s'effectuer dans un conflit dialectique ternaire et positif entre l'habitant, l'architecte et le maçon - la démocratie, l'esthétique, l'économie. Aujourd'hui l'économie dicte sa loi prédatrice aux deux autres termes. Il en résulte une antiville planétaire, impropre à la bonne vie. Une esthétique libérée constituerait le maillon délicat mais décisif de la résistance. Son alliance avec une démocratie avivée permettrait d'équilibrer les tendances prédatrices de la machine économique. Des premières expériences dans cette direction ont été réalisées en banlieue dans les années soixante-dix, il serait urgent de les revisiter.
Thomas Piketty, Joseph Stiglitz, Naomi Klein... Ces dernières années, de grands intellectuels ont montré comment le système capitaliste atteignait, a priori, ses limites. Seulement, les sociales-démocraties, les fascismes et les obscurantismes, grippent les velléités d'une pensée émancipatrice qui hésite à s'autonomiser. L'auteur, urbaniste de formation, étudie pour mieux en pointer les limites des expérimentations telles que "Nuit Debout", tout en revenant sur les mutations contemporaines des syndicats ou des partis politiques.
Que nous réserve 2012 ? Sarkozy réélu en alliance avec Marine Le Pen ou DSK, grand commis des marchés financiers, soutenu par DCB ? Mme Bettencourt et le CAC 40 se réjouiraient pareillement. La crise a frappé durement en 2008 mais rien n'a changé. La gauche radicale est éclatée en cent tribus fascinées par le " service public " quand le XXe siècle a expérimenté tragiquement la catastrophe du socialisme par l'étatisation. Cela n'a marché nulle part, pas davantage que le keynésianisme social-démocrate en Europe. La crise est partout : économique, financière, écologique, énergétique, militaire, sociale, idéologique, artistique et même scientifique. La solution est de mettre fin sans tarder au mercantilisme et à l'étatisme qui détruisent la biosphère et corrompent la vie humaine. La propriété privée des moyens de production et son corollaire, l'État bureaucratique de classe, doivent être conduits à un processus de dépérissement. Pour cela, à chacune des manifestations de la nocivité du capitalisme obsolète, il conviendrait de proposer des mesures autogestionnaires et de dépérissement de l'État. C'est le seul moyen pour que la gauche représentant un salariat largement majoritaire se dote d'une stratégie " révolu-formiste ", rigoureuse et audacieuse qui lui permette de poursuivre la formidable aventure de l'hominisation rationnelle.
Camarade Goethe, frère truqueur, joueur, kibitzer polyvalent, invente une sortie, libère-nous de ta vie, meurs vraiment..." C'est ainsi que Jean-Pierre Lefebvre, professeur de littérature allemande à l'ENS-Ulm, traducteur de Heine, Hegel et de Celan, s'adresse à Goethe au début de ce brillant essai, c'est ainsi qu'il s'emploie à "ranger la légende", nous offrant ici l'indispensable "situation" de Goethe aujourd'hui en Europe et dans le monde.
Résumé : La crise financière de 2008, en démentant brutalement les thèses de l'économie hyperlibérale, a remis en lumière les approches marxistes quand elles se distinguent de l'étatisme stalinien. Malgré sa dégénérescence au Nord, le capitalisme inégalitaire tire des milliards d'êtres humains du Sud du sous-développement. Mais la planète épuisée n'a plus les moyens de suivre cette voie sous peine de dystopie. Après une longue expérience à l'interface de la jungle privée et de l'apathie bureaucratique, l'auteur lit ou relit Hegel, Proudhon, Henri Lefebvre, Bourdieu, Castoriadis, Onfray, Badiou, Laval, Dardot, Harribey ou Ostrom, etc., pour réenvisager les logiciels d'un après capitalisme viable. L'Etat, impensé de la contestation de gauche, serait-il le siège d'une nouvelle exploitation ? L'urbanisation, autre chose que l'expression minérale de la nocivité des oligarchies et bureaucraties annihilant tout environnement empathique, toute création sensible ? L'hypothèse proposée serait que la structure de l'humain est simultanément et contradictoirement corpusculaire et ondulatoire, individuelle et collective, à l'image de l'infiniment petit qui la constitue. La poursuite d'une hominisation moins malheureuse devrait donc opérer un saut en avant de la démocratie comme dialectique maîtrisée de ses deux caractères contradictoires. L'avenir appartiendrait ainsi à l'autogestion et au dépérissement de l'Etat, au bouleversement de la délégation de pouvoir vers sa meilleure transparence, par son enracinement à la base, dans les quartiers et les entreprises.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.