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Déraison d'Etat. Déshérence des villes
Lefebvre Jean-Pierre
L'HARMATTAN
42,00 €
Épuisé
EAN :9782343035994
La crise financière de 2008, en démentant brutalement les thèses de l'économie hyperlibérale, a remis en lumière les approches marxistes quand elles se distinguent de l'étatisme stalinien. Malgré sa dégénérescence au Nord, le capitalisme inégalitaire tire des milliards d'êtres humains du Sud du sous-développement. Mais la planète épuisée n'a plus les moyens de suivre cette voie sous peine de dystopie. Après une longue expérience à l'interface de la jungle privée et de l'apathie bureaucratique, l'auteur lit ou relit Hegel, Proudhon, Henri Lefebvre, Bourdieu, Castoriadis, Onfray, Badiou, Laval, Dardot, Harribey ou Ostrom, etc., pour réenvisager les logiciels d'un après capitalisme viable. L'Etat, impensé de la contestation de gauche, serait-il le siège d'une nouvelle exploitation ? L'urbanisation, autre chose que l'expression minérale de la nocivité des oligarchies et bureaucraties annihilant tout environnement empathique, toute création sensible ? L'hypothèse proposée serait que la structure de l'humain est simultanément et contradictoirement corpusculaire et ondulatoire, individuelle et collective, à l'image de l'infiniment petit qui la constitue. La poursuite d'une hominisation moins malheureuse devrait donc opérer un saut en avant de la démocratie comme dialectique maîtrisée de ses deux caractères contradictoires. L'avenir appartiendrait ainsi à l'autogestion et au dépérissement de l'Etat, au bouleversement de la délégation de pouvoir vers sa meilleure transparence, par son enracinement à la base, dans les quartiers et les entreprises.
Cet essai est un complément de Faut-il brûler les HLM ?, paru en 2008 chez L'Harmattan. Il prolonge la réflexion théorique et pratique sur la ville et l'esthétique, sur la situation sinistrée de l'architecture et sa digestion par le profit. Il relate l'affaire accablante du quartier des Poètes à Pierrefitte où, après avoir frôlé le succès, la lutte des habitants et des architectes n'a pu empêcher le pire obscurantisme : la démolition par la classe politique tout entière d'un quartier de 440 HLM récents et exemplaires sur les plans écologique, social et esthétique dont le seul défaut était d'abriter 90 % de gens du Sud. Ce déni démocratique et culturel, ignoré par les médias, alarme quant aux destins possibles d'une France bloquée entre l'incandescence spéculative et l'indécence bureaucratique. Un point est fait sur les politiques de la ville, sur le Grand Paris, l'irruption des techniques numériques dans la conception, la dégradation des Prix, les aberrantes orientations de la direction de l'architecture qui veut réhabiliter idéologiquement - plutôt que physiquement - les grands ensembles de ségrégation de la charte d'Athènes.
Après Caux-Caux blues, Caro mio et Le Bois au coq, ce quatrième roman éclaire un nouvel épisode de la saga de Sébastien. Au lycée Corneille pour de fastidieuses années, il refuse ce monde aliéné, quête ses dulcinées et guerroie ses moulins à vent. Avec les copains de terminale des on frère Gaby, il découvre une contre-culture vivante, celle de la rue, de la récupération individuelle, du jazz, des Lumières, des surréalistes, du cinéma et de la dialectique, puis celle de la Résistance communiste dont il côtoie de prestigieux rescapés.
Florilège, anthologie, recueil : une ancienne relation lie le choix des poèmes à la confection savante des bouquets destinés à l'offrande, composés selon une signification et remis dans des circonstances particulières. Le présent ouvrage n'échappe ni au suave parfum de cette métaphore, ni aux difficultés qu'elle recèle. Il a été conçu, dans son principe et sa confection, comme un geste en direction des peuples et des pays de langue allemande - geste culturel, politique, voire diplomatique, affectif. De Dietmar von Aist à Johannes Kühn, il rassemble un choix important de poèmes, ainsi que de nombreux textes anonymes.
Ce roman est le cinquième volume de la saga normande de Jean-Pierre Lefebvre. Sébastien, contestataire né trop tard pour la résistance et trop tôt pour vivre ses vingt ans en mai 68, se précipite dans la foi ouvrière et résistante et y découvre l'éblouissement marxiste et le grand amour pour sa perle prolétarienne. Un regard historique, lucide, caustique, amer et tendre sur un itinéraire à l'opposé de l'obsession carriériste.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.