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Architecture : joli mois de mai quand reviendras-tu ?
Lefebvre Jean-Pierre
L'HARMATTAN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782296553187
Cet essai est un complément de Faut-il brûler les HLM ?, paru en 2008 chez L'Harmattan. Il prolonge la réflexion théorique et pratique sur la ville et l'esthétique, sur la situation sinistrée de l'architecture et sa digestion par le profit. Il relate l'affaire accablante du quartier des Poètes à Pierrefitte où, après avoir frôlé le succès, la lutte des habitants et des architectes n'a pu empêcher le pire obscurantisme : la démolition par la classe politique tout entière d'un quartier de 440 HLM récents et exemplaires sur les plans écologique, social et esthétique dont le seul défaut était d'abriter 90 % de gens du Sud. Ce déni démocratique et culturel, ignoré par les médias, alarme quant aux destins possibles d'une France bloquée entre l'incandescence spéculative et l'indécence bureaucratique. Un point est fait sur les politiques de la ville, sur le Grand Paris, l'irruption des techniques numériques dans la conception, la dégradation des Prix, les aberrantes orientations de la direction de l'architecture qui veut réhabiliter idéologiquement - plutôt que physiquement - les grands ensembles de ségrégation de la charte d'Athènes.
Ce roman est le cinquième volume de la saga normande de Jean-Pierre Lefebvre. Sébastien, contestataire né trop tard pour la résistance et trop tôt pour vivre ses vingt ans en mai 68, se précipite dans la foi ouvrière et résistante et y découvre l'éblouissement marxiste et le grand amour pour sa perle prolétarienne. Un regard historique, lucide, caustique, amer et tendre sur un itinéraire à l'opposé de l'obsession carriériste.
Jean-Pierre Lefebvre poursuit sa réflexion sur quelques grands thèmes contemporains quand les nuages s'amoncellent sur l'avenir d'une aventure humaine qui construit sa spiritualité. Sa conviction n'a pas changé : l'approfondissement obstiné de la pensée rationnelle est le vecteur unique d'une survie plus heureuse. La forme du journal permet de visiter quelques-uns des penseurs critiques du moment parmi ceux qui parviennent à percer le concert obscurantiste dominant, porté par l'archaïsme des modes de production. L'écologie, vitale, ne peut se penser sans remettre en cause les processus d'une urbanisation inévitable. L'extension des processus démocratiques jusqu'à la proximité citoyenne est la seule façon de briser la logique délétère de l'accumulation aveugle comme celle de l'Etat parasitaire. La pensée rationnelle doit s'interroger sans cesse sur ses racines et dissoudre les résidus nuageux qui entravent son envol pour prolonger sans hésitation l'héritage formidable des Lumières.
Camarade Goethe, frère truqueur, joueur, kibitzer polyvalent, invente une sortie, libère-nous de ta vie, meurs vraiment..." C'est ainsi que Jean-Pierre Lefebvre, professeur de littérature allemande à l'ENS-Ulm, traducteur de Heine, Hegel et de Celan, s'adresse à Goethe au début de ce brillant essai, c'est ainsi qu'il s'emploie à "ranger la légende", nous offrant ici l'indispensable "situation" de Goethe aujourd'hui en Europe et dans le monde.
L'horreur économique répand sur toute la planète le même modèle urbain productiviste et hyperdense qui nourrit la menace d'un rapide effondrement écologique. En 2005, leurs habitants ont mis le feu à 750 grands ensembles de la charte d'Athènes dont les formes carcérales et répétitives les transforment en ghettos. Des politiques veulent depuis les karchériser voire les raser. Dans l'après-mai 68, quelques exemples d'urbanisation humaine avaient pourtant été avancés, inspirés à la fois des habitats primitifs et du meilleur mouvement moderne de l'architecture. Des formes urbaines proxémiques, empathiques, sensibles devraient pouvoir désormais se brancher sur les réseaux prothétiques et communicationnels, sans s'y subordonner. Elles sont écartées par des " spécialistes " du bavardage mercantile et de l'insignifiance architecturale. La production d'une ville équilibrée devrait s'effectuer dans un conflit dialectique ternaire et positif entre l'habitant, l'architecte et le maçon - la démocratie, l'esthétique, l'économie. Aujourd'hui l'économie dicte sa loi prédatrice aux deux autres termes. Il en résulte une antiville planétaire, impropre à la bonne vie. Une esthétique libérée constituerait le maillon délicat mais décisif de la résistance. Son alliance avec une démocratie avivée permettrait d'équilibrer les tendances prédatrices de la machine économique. Des premières expériences dans cette direction ont été réalisées en banlieue dans les années soixante-dix, il serait urgent de les revisiter.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.