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Réecritures anglaises au XVIIIe siècle de l'Egalité des deux sexes (1673) de François Poulain de la
Leduc Guyonne
L'HARMATTAN
46,50 €
Épuisé
EAN :9782296112636
Dans l'Égalité des deux sexes, Poulain de la Barre présente l'infériorité des femmes comme le préjugé exemplaire et s'élève contre ce qui n'est pas fondé en raison, dont le pouvoir des hommes sur les femmes (inégalité des sexes), celui des hommes sur d'autres hommes (inégalité des rangs) et celui du monarque de droit divin sur ses sujets. Considéré comme trop radical en France, ce traité fut, en revanche, traduit en Angleterre dès 1677 et y inspira plusieurs brochures préféministes. Par le truchement de la traduction de l'une d'elles, les idées de Poulain de la Barre revinrent incognito en France au milieu du XVIIIe siècle, preuve de leur vitalité. Ces réécritures anglaises sont dotées d'une dynamique propre et dépassent l'état de la simple compilation. Une lecture comparative minutieuse et des microanalyses stylistiques démontrent comment elles s'inspirent du traité-source. Ces brochures gagnent en esprit polémique mais perdent la spécificité novatrice du substrat cartésien qui permit à Poulain de la Barre d'affirmer : "L'Esprit n'a point de Sexe". De plus, y est gommée la dimension subversive issue de l'inscription des idées dans la perspective politique plus large du droit naturel et de la relativité des rangs. Comme la propriété intellectuelle et le droit d'auteur voient à peine le jour au XVIIIe siècle, la notion de plagiat ne peut être ici pertinente, à la différence de celle d'intertextualité, définie par Julia Kristeva. Cette étude relève du domaine de la filiation des idées et de la question des transferts culturels.
Emerveillable" c'est ainsi qu'on pouvait qualifier les Amazones au XVI e siècle. Les amazones ont traversé les siècles et franchi les océans sans jamais perdre de leur pouvoir de fascination. C'est à cette traversée que nous convient ici les auteurs. Cette traversée est avant tout un voyage dans un monde d'images et de mots. Le regard ici se fixe principalement sur des figures iconographiques ou des figures textuelles sans oublier pourtant la dimension réelle de la figure des Amazones.
Les textes rassemblés ici contribuent à ce travail de redécouverte : auteures populaires du XVIIIe siècle méprisées par la critique, voyageuses de la période révolutionnaire, romancières victoriennes injustement oubliées, ces textes tracent en filigrane, ou en pointillé, une autre tradition, un autre canon potentiel de la littérature anglaise. Mais ils ne traitent pas tous d'auteures peu connues ou méprisées par la critique. Certains passent de la redécouverte à ce qui est la troisième caractéristique des travaux de l'atelier : ce qu'on appelle en anglais revaluation. Cette restitution critique prend deux formes : le retour à nouveaux frais théoriques à des auteures déjà complètement, ou partiellement, canonisées, comme Katherine Mansfield et Djuna Barnes, pour remettre en question les critères d'une canonisation masculine ; et la célébration de traditions féminines qui s'inscrivent dans les interstices de la "grande tradition" masculine, en répétant le geste de Jean Rhys qui transforme Bertha Rochester en héroïne de roman - ici, c'est Mary Gulliver qui est l'objet de cette opération, et de son analyse.
Depuis des siècles, des Françaises ont eu une certaine idée de l'Europe et de l'ouverture européenne de la France. Contrairement aux préjugés qui accordent aux femmes le seul domaine de leur maison, certaines mirent ces idées en pratique, anticipant ainsi une Europe unie. Quel fut le rôle du genre dans cette ouverture européenne ? Ce volume apporte la démonstration pour la période allant du XVIIe au XXIe siècle (Suzan Van Dijk).
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.