Les textes rassemblés ici contribuent à ce travail de redécouverte : auteures populaires du XVIIIe siècle méprisées par la critique, voyageuses de la période révolutionnaire, romancières victoriennes injustement oubliées, ces textes tracent en filigrane, ou en pointillé, une autre tradition, un autre canon potentiel de la littérature anglaise. Mais ils ne traitent pas tous d'auteures peu connues ou méprisées par la critique. Certains passent de la redécouverte à ce qui est la troisième caractéristique des travaux de l'atelier : ce qu'on appelle en anglais revaluation. Cette restitution critique prend deux formes : le retour à nouveaux frais théoriques à des auteures déjà complètement, ou partiellement, canonisées, comme Katherine Mansfield et Djuna Barnes, pour remettre en question les critères d'une canonisation masculine ; et la célébration de traditions féminines qui s'inscrivent dans les interstices de la "grande tradition" masculine, en répétant le geste de Jean Rhys qui transforme Bertha Rochester en héroïne de roman - ici, c'est Mary Gulliver qui est l'objet de cette opération, et de son analyse.
Conçu par deux anciens membres du jury du C.A.P.E.S. externe d'Anglais, cet ouvrage est destiné aux étudiants anglicistes et aux candidats des concours qui comportent une épreuve portant sur une nouvelle. Il se compose d'une partie théorique claire et didactique, suivie d'une deuxième partie où conseils et suggestions sont mis en pratique : 12 nouvelles sont étudiées de façon graduelle (" guidelines " et commentaires). Un glossaire et des annexes forment la troisième partie. Le candidat et l'étudiant trouveront matière à réflexion, méthode, exemples et pistes de lecture.
Résumé : Jane Eyre partage le sort de ces rares chefs-d'?uvre dont le public a su immédiatement reconnaître, derrière le scandale, l'extrême modernité. Dans la société victorienne où la subordination de la femme était la norme, le roman inquiéta, car il était doté d'une force subversive. Il rassura, car il relevait d'un art du compromis inédit: mélange de raison et de passion, de colère et de réconciliation, de réalisme satirique et de fantaisie littéraire, de romance et de gothic, de terreur et d'exorcisme. Destiné aux étudiants préparant le Capes et l'agrégation d'Anglais, cet ouvrage est conçu à partir d'une longue introduction pédagogique, permettant de saisir les enjeux culturels et littéraires fondamentaux. Puis des spécialistes, français et étrangers, développent les aspects essentiels du roman, tout en prenant en compte la question de l'adaptation cinématographique de Franco Zeffirelli. Une interview exclusive de Charlotte Gainsbourg, qui revient sur son interprétation de Jane Eyre, complète ce volume.
Résumé : Institué en 1975, le Crémant de Bourgogne s'est bien vite inscrit parmi les meilleurs vins effervescents. Chaque année, vingt millions de bouteilles sont dégustées sur les cinq continents. Il s'appuie sur une longue et belle histoire, commencée en bulles au tout début du XIXe siècle. Quand Alfred de Musset, en 1830, glisse le Bourgogne Mousseux entre deux vers, il témoigne déjà du succès immédiat de ce vin. Encore fallait-il en conter l'histoire, ou plutôt l'épopée ! Deux siècles d'effervescence au pays du vin tranquille, fondés sur l'excellence des climats, des terroirs et des cépages, sur l'expérience humaine et l'idéal de qualité qui a toujours éclairé le chemin du Vin de Bourgogne. Préfacé par Dominique Loiseau, cet ouvrage est le fruit du travail d'une équipe pleinement compétente. Il met en lumière le Crémant de Bourgogne sous toutes ses facettes : la saga de ce vin bourguignon aux lettres de noblesse les plus respectables, le premier-né parmi les Crémants de France et d'Europe ; son élaboration ; ses bonheurs gustatifs et culinaires guidés par les meilleurs chefs et sommeliers. Jean-François Bazin accompagne cette équipe et, la dirigeant, se sent en réalité conduit par elle tant chacune et chacun font preuve de connaissance et de passion. Merveilleusement illustré par le photographe Thierry Gaudillère, ce grand et beau livre manquait. Il ouvre avec brio la Collection des Crémants de France et d'Europe.
Barret-Ducrocq Françoise ; Bazin Claire ; Deïdda I
Anglais C.A.P.E.S. Mode d'emploi est une méthodologie du C.A.P.E.S. d'anglais. Conçu par quatre anciens membres du Jury du C.A.P.E.S. (externe et interne), le candidat y trouvera une présentation des épreuves écrites, depuis la dissertation (sujets, annales récentes, analyses, plan détaillé, explications et commentaires) jusqu'à la traduction (version et thème, exemples traduits et commentés), en passant par le commentaire de texte (littérature et civilisation, traitement intégral de six sujets, prose, théâtre, poésie...). Cet ouvrage propose de même une méthodologie des épreuves de l'oral, depuis la présentation de la nouvelle (deux nouvelles publiées in extenso, l'une avec des pistes de réflexion, l'autre avec son commentaire en anglais), jusqu'à l'épreuve professionnelle entièrement rénovée et augmentée, en passant par la traduction orale. Le lecteur disposera d'un outil efficace pour préparer le concours du C.A.P.E.S., en mettant toutes les chances de son côté.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.