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L'Empire des Conquérants. L'Egypte au Nouvel Empire (1560-1070 avant Jésus-Christ)
Leclant Jean ; Aldred Cyril ; Barguet Paul ; Desro
GALLIMARD
29,50 €
Épuisé
EAN :9782070118878
De la XVIIe à la XXe dynastie, pendant cinq siècles 1560-1070 av. J.-C.), l'Egypte, devenue nationaliste et conquérante, va connaître une période faste où l'afflux des richesses et des butins fera naître, avec un style nouveau, une profusion d'ornements précieux. Cependant, la création artistique restera sous l'emprise des dieux et de l'institution pharaonique. Trois grandes figures dominent ces temps: Aménophis IV (Akhenaton), Toutankhamon et Ramsès II. L'hérésie amarnienne d'Akhenaton - et la révolution artistique, brève mais intense, qui l'accompagne sera suivie d'une restauration totale: Toutankhamon rendra aux anciens dieux puissance et biens. Ramsès II, en 66 ans de règne, imposera une hégémonie militaire et un art impérial qui feront de cette époque l'une des plus grandioses de l'Antiquité. Les textes d'origine de Cyril Aldred, Paul Barguet, Christiane Desroches-Noblecourt, Jean Leclant et Hans Wolfgang Müller, illustrés par une documentation photographique largement en couleur, sont introduits par une nouvelle présentation et augmentés d'une bibliographie mise à jour dues à Jean Leclant, secrétaire perpétuel de l'Académie des inscriptions et belles-lettres.
Plus de 500 spécialistes ont participé à la réalisation de cet ouvrage de plus de 2400 pages présentant, en un seul volume, l'ensemble des civilisations qui se sont développées autour du bassin méditerranéen. Les 3 200 articles couvrent la période allant de la fin du IVe millénaire avant notre ère jusqu'au règne de Justinien (milieu du VIe siècle après J.-C.). Ils sont autant d'invitations à participer à un périple culturel dans le temps et l'espace, dont les principales étapes sont l'Egypte pharaonique, le Proche-Orient asiatique, la Grèce, Rome et la bordure septentrionale de l'Afrique.« La rédaction d'un dictionnaire de l'Antiquité, si elle répond à une exigence intellectuelle, paraît une tâche herculéenne. Une exigence intellectuelle, parce que toutes les civilisations issues de la Mésopotamie, de l'Egypte, de la Phénicie, de la Grèce et de Rome remontent par leurs aïeules à l'Antiquité. Une tâche herculéenne, parce que tout dictionnaire repose sur des choix, et, si la continuité culturelle des civilisations antiques successives est indéniable, comment choisir 3 200 entrées dans un univers si vaste? L'équipe de chercheurs menée par Jean Leclant a répondu de la façon la plus brillante à l'apparent écueil du choix des entrées par la réfutation d'un lieu commun. On affirme souvent qu'un dictionnaire ne se lit pas, mais se consulte; or, le Dictionnaire de l'Antiquité repose sur l'unité et la multiplicité des correspondances, qui sont autant d'échanges culturels et de germes de civilisation. Un article ne se lit pas seul, mais dans la perspective des renvois auxquels il invite, qu'il s'agisse de la postérité ou de l'ascendance d'un concept ou bien de la perspective nouvelle que fait naître la découverte ou la redécouverte d'un homme, d'un lieu ou d'un Etat. Aucun ouvrage ne saurait à lui seul définir l'Antiquité dans son ensemble, mais un dictionnaire lu à la manière d'un périple dans la pensée antique peut faire sentir et donner à penser l'unité de l'Antiquité. Outre ce périple intellectuel au gré des renvois, le Dictionnaire de l'Antiquité est le vade-mecum de l'antiquisant, pour des entrées qui présentent les personnages éminents et définissent les notions essentielles de l'Antiquité. Les idées et les noms les plus fréquents et les plus importants, le fonds commun des auteurs de l'Antiquité et de ses commentateurs aident en outre l'antiquisant dans sa découverte des Anciens. » (P. Prigent)
Glaudes Pierre ; Leclant Jean ; Pontier Pierre ; P
Historien, linguiste, épigraphiste, anthropologue, l'écrivain Mérimée a conduit tout au long de sa vie une réflexion sur le bon usage du savoir. Or, dès la chute du second Empire, on a pris l'habitude de dissocier le savant académicien et l'homme de lettres. Mutilée par cette aberration, son oeuvre a ainsi perdu sa cohérence globale et son originalité profonde. Le présent ouvrage voudrait en finir avec une illusion de perspective, en rappelant les liens de Mérimée avec les institutions académiques et ses compétences en matière d'histoire, d'archéologie ou d'ethnologie. II s'agit aussi de mieux comprendre son épistémologie et de définir sa méthode, pour en évaluer les répercussions sur son écriture fictionnelle. A partir de quelques cas d'espèce - le voyage de Mérimée en Grèce, son approche de la Gaule antique, son intérêt pour les moeurs et la langue des Gitans -, on se propose enfin d'analyser les représentations de l'objet du savoir que sa démarche savante implique. L'approche pluridisciplinaire mise en oeuvre dans ce volume vise à rendre justice à un écrivain atypique dont, au nom de jugements de valeurs discutables, on a trop longtemps refusé de considérer l'audace intellectuelle et la perspicacité.
Ressources principales des pays du Proche-Orient qui, rayonnant à partir des vallées du Nil, du Tigre et de l'Euphrate, furent d'importants foyers de civilisation dès la plus haute Antiquité, l'agriculture et l'élevage ont non seulement façonné des paysages, mais contribué à l'organisation sociale sous l'égide des pouvoirs politiques et idéologiques qui maîtrisaient ou tout au moins contrôlaient les enjeux de l'économie. La tradition littéraire relative à la condition paysanne dans l'Antiquité proche-orientale nous renvoie, du monde rural, une image plutôt négative et chargée dont les modèles socio-économiques des temps modernes et contemporains ont encore grossi les traits. Des notions comme l'esclavage ou le servage, empruntées aux sources directes de notre droit occidental, ont en outre été presque automatiquement appliquées aux situations de la dépendance rurale dans l'Antiquité égyptienne et proche-orientale. Or, l'examen averti et objectif des sources textuelles et iconographiques nous fait découvrir, en parallèle à l'exemple languedocien des XIIe-XIIIe siècles, une palette très large et extrêmement nuancée des réalités de la condition paysanne. Les aspects économiques, politiques et socio-juridiques de la dépendance rurale en Égypte ancienne et en Mésopotamie, sur une période allant du IIIe millénaire au ne siècle avant notre ère, sont scrutés avec soin dans cet ouvrage par des savants venus d'horizons très différents. La confrontation de leurs points de vue aboutit à des résultats scientifiques qui constituent un apport fécond et novateur aux sciences humaines.
Bonnet Charles ; Valbelle Dominique ; Leclant Jean
Le 11 janvier 2003, la mission archéologique de l'Université de Genève à Kerma (Soudan), dirigée par Charles Bonnet, mettait au jour, dans l'un des temples de la ville égyptienne de Pnoubs (Doukki Gel), une fosse renfermant sept statuesmonumentales en granit. Ces statues, brisées intentionnellement mais néanmoins en excellent état de conservation, représentent les deux derniers pharaons de la XXVe dynastie, Taharqa et Tanoutamon, d'origine nubienne, qui régnèrent sur l'Egypte et la Nubie. Figuraient aussi les trois premiers souverains de la dynastie napatéenne Senkamanisken, Anlamani et Aspelta. La découverte intervenait dans la ville nubienne de Kerma et son immense nécropole, refondée par les Egyptiens au début du Nouvel Empire, lors de leur conquête de ce territoire. Les sept statues royales, de très belle facture, modifient complètement notre vision de l'art de cette période. Tout particulièrement, la statuecolossale de Taharqa, exécutée sans doute par unartiste égyptien, compte parmi les chefs-d'?uvre de la sculpture universelle. Cet ouvrage retrace l'épopée d'un royaume méconnu, lorsque les pharaons venaient d'Afrique. Charles Bonnet et Dominique Valbelle nous content l'extraordinaire histoire de leur découverte qui constitue un bouleversement majeur dans l'égyptologie.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.