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Philippe Rossillon, l'inventeur de la Francophonie
Lecherbonnier Bernard ; Rossillon Kléber
DESCARTES ET CI
20,00 €
Épuisé
EAN :9782844463722
Il est enfin temps de le dire : la Francophonie a un père, Philippe Rossillon. Né en 1931, il a mené en tant que haut fonctionnaire des actions décisives en faveur de la francophonie, jusqu'à sa mort en 1997. Trois cents millions de francophones habitent aujourd'hui la galaxie de la langue française. Visionnaire, Philippe Rossillon a jeté entre tous les habitants de cette galaxie le lien vivant du dialogue, de l'échange, de la création. Stratège, il a créé toutes les institutions chargées d'animer la francophonie en France et dans le monde. Avec l'appui du général de Gaulle, il a animé une politique française favorable aux ambitions nationales du Québec, politique symbolisée de manière spectaculaire par le discours du 24 juillet 1967 et la célèbre formule du général " Vive le Québec libre ! ". Qu'est-ce le génie politique sinon le dépassement et l'union des différences ?
Le colloque, organisé en 2002 par l'université de Paris 13 sur l'oeuvre d'Andrée Chedid, fait suite à une série de manifestations similaires qui, les années précédentes, ont été successivement consacrées à d'autres poetes contemporains comme Aragon, Apollinaire, Tzara, Senghor ou Kateb Yacine. Il s'agit à chaque fois d'étudier le parcours des auteurs choisis sous plusieurs angles, tous ayant été, hormis la production de leur oeuvre, des témoins attentifs de leur temps, souvent des acteurs sur la scène de l'Histoire. Envisagée dans cet esprit, la personnalité d'Andrée Chedid a quelque chose d'exemplaire. Son origine égypto-libanaise l'enracine dans une terre dont elle garde profondément inscrites en elle les qualités millénaires d'approfondissement, de résistance, de création. La réalité prend naturellement la forme, l'apparence du mythe dans les multiples poèmes, romans et pièces de théâtre qui constituent son oeuvre généreuse, monument majestueux construit pierre après pierre des années 1950 à nos jours. Andrée Chedid ne s'est pourtant pas emprisonnée dans son identité originelle. Cosmopolite, elle se veut libre citoyenne du monde, fine observatrice des sociétés en mutation. Les dogmes, elle les refuse. Les idéologies, elle les fuit. Les religions, elle les évite. L'homme et son mystère, voilà ce qu'elle tente de happer dans ses musiques, puis de pétrir dans une langue longtemps façonnée à la manière des patients artisans de Méditerranée travaillant la terre ou le fer. L'amour est la perspective, l'horizon, le point de fuite de la parole chedidienne, l'amour sans quoi il ne serait plus bon de vivre, l'amour sous toutes ses formes, passion ou solidarité, lien filial ou maternel. L'amour, la vie... Rien d'autre n'a été en effet promis ni donné à l'homme pour faire face à son obstiné destin de mortel. Il n'est de parole que d'amour, de poésie que de vie, de destin que de mort.
Dans le cadre des manifestations qu'il a orchestrées à l'occasion du Centenaire d'Aragon, le Conseil Général de la Seine-Saint-Denis a proposé au service culturel de l'Université de Paris 13 de s'impliquer dans l'organisation du colloque portant sur l'itinéraire de l'écrivain. Quoi de plus naturel qu'un historien et qu'un spécialiste de littérature conjuguent leurs efforts pour s'inscrire sur le terrain strictement universitaire et offrir une réflexion croisée entre spécialistes ! Il leur sembla qu'il fallait éviter le style commémoratif pour proposer un ancrage dans la recherche savante. L'organisation chronologique parut susceptible de fournir la trame d'un ensemble logique. Qu'on en juge ! Pour répondre à ces objectifs, ont été mises en place quatre tables-rondes successives traitant des grands thèmes que peut soulever la question générale des "engagements d'Aragon" : "L'heure de la révolte", "L'engagement", "La militance", "Le fou". Furent invités à traiter des différents aspects des chercheurs confirmés soit par la qualité de leurs travaux sur Aragon, soit par l'originalité de leurs démarches. Furent aussi invités de jeunes chercheurs, nouveaux docteurs ou doctorants. Un tel brassage des expériences a donné un esprit créatif à ce colloque peu académique, novateur dans la forme et dans le fond. Ainsi fut réalisé un bilan des recherches sur Aragon et le monde qui l'entoure. L'objectif en un mot fut atteint : mieux comprendre cet immense écrivain grâce à des approches associant diverses disciplines, plusieurs sciences humaines, notamment l'histoire, au service de la connaissance littéraire.
Il n'est plus guère de secteurs de notre vie quotidienne qui ne soient, au moins en partie, régis par les directives de la bureaucratie bruxelloise. Mais comment sont prises ces décisions? Bernard Lecherbonnier dresse un portrait accablant des pratiques fort peu démocratiques qui ont cours dans les couloirs de la Commission et du Parlement européens. Au modèle administratif français des origines de la construction européenne sont venues s'ajouter les méthodes manipulatrices du lobbying à l'anglo-saxonne tel qu'il est pratiqué à Washington. Les grands groupes économiques et industriels ont désormais pignon sur rue dans la capitale de l'Union Européenne. A l'heure où, dans plusieurs des pays fondateurs de l'Union, les opinions marquent de plus en plus leur méfiance à l'égard des institutions communautaires, cette plongée indiscrète et informée au sein du microcosme bruxellois éclaire demanière décapante les impasses et les dérives d'un système qui semble échapper à tout contrôle démocratique.