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Ange Leccia. Au film du temps
Leccia Ange ; Sciama Cyrille
ATELIER EXB
42,00 €
Épuisé
EAN :9782365113496
A l'automne 2022, le Musée des impressionnismes, à Giverny, accueillera une grande rétrospective de l'artiste plasticien et vidéaste, Ange Leccia, prolongeant les rendez-vous avec des figures majeures de l'art contemporain initiés l'année dernière avec Eva Jospin. Intitulé Au film du temps, l'ouvrage, qui accompagne l'exposition, invite le lecteur à une expérience immersive à travers une sélection de vidéos des années 1980 à 2022. Dans un récit polysémique, les oeuvres filmiques La Mer, Anna, Femme feu, Les Oliviers, (D')après Monet et Creazione se déploient dans un long travelling poétique. Sans véritable début, ni fin, telle une boucle vidéo, les images libèrent le lecteur du point de vue centré, caractéristique de la perspective albertienne. Le grain de l'image vidéo, les couleurs parfois saturées, les variations de lumières, les jeux d'ombres et le point quasi immobile de la caméra nous immerge dans des représentations quasi abstraites, dans une palpitation hypnotique, où la matière devient presque picturale. Chez Leccia, la nature - terre, air, mer, feu, vent - vient réveiller les sens : le spectateur perd ses repères, ses points d'ancrage dans le réel. Mer, forêt, végétation, tout semble se dématérialiser sous nos yeux. Ré-agencé spécialement pour le Musée des impressionnismes, (D')après Monet offre une relecture des célèbres Nymphéas du peintre dans une expérience sensible inspirée de l'univers coloré et mouvant de l'impressionnisme. Conçue à partir de l'histoire de la genèse de la toile de Monet, la vidéo de Leccia interroge les liens avec l'abstraction américaine et européenne. Pour le présent ouvrage, l'artiste a produit spécialement une série de diptyques extraits de (D')après Monet. Imaginé comme une camera obscura, le graphisme du livre joue avec les codes du cinéma super-8.
L'auteur de cet essai s'attache à montrer, par l'étude des grands penseurs du XVIe et du XVIIe siècle —- Ficin, Nicolas de Cues, Galilée, Pascal, Descartes, Luther, Calvin, Leibniz -—, que l'histoire n'est pas livrée au hasard mais obéit à des déterminismes complexes auxquels l'homme moderne peut d'autant moins échapper qu'il pense, contre maints bons esprits des siècles passés, être libre et voué au bonheur, alors que l'accomplissement sans fin de l'Occident ne peut avoir que des conséquences tragiques. Un livre d'Estienne et Liébault —- L'Agriculture et Maison rustique -— qui parut pour la première fois en 1564 et dont la dernière édition date de 1689 est ici le contrepoint qui permet d'aborder, à travers science, religion, philosophie et hermétisme, les mondes —- Renaissance, Grand Siècle - qui tournent autour de la Maison rustique des mouches à miel dont les chapitres sont reproduits à la fin de l'ouvrage. Les idées de ces mondes, d'où sont-elles venues ? D'ici et d'ailleurs ? D'une procession allant des principes aux techniques, du nombre aux mathématiques utilitaires, du temps cyclique au temps de l'histoire, ce dont témoignerait l'hexagone de cire des abeilles que Kepler tenait pour un archétype ? En recourant à la doctrine de la prédestination, version théologique du déterminisme scientifique, l'auteur entend mettre en évidence le caractère inéluctable du paradigme qui se cristallise à la Renaissance pour rendre manifeste aujourd'hui notre peu de possibles, sinon celui de nous regarder être agis.
Le Congrès international de philosophie de Bologne, en 1911, peut apparaître pour la Société théosophique comme la cristallisation de ce qui n'avait été pendant des années qu'une suite d'efforts disparates pour faire reconnaître le bien fondé de ses sources, la pertinence de ses choix philosophiques et l'intérêt de ses méthodes de recherche... . Ces événements permettront aux idées théosophiques sinon d'être mieux acceptées, du moins d'être davantage connues par l'intelligentsia du moment. Outre la conférence de Rudolf Steiner, nous avons pris en compte celle que Bergson prononça également à Bologne, auxquelles nous avons joint par leur proximité thématique, trois conférences que donna Annie Besant au siège parisien de la Société théosophique en 1907. Mais un autre aspect est à considérer...
Pourquoi et comment devient-on architecte ? " Pendant plus de quarante ans, le ministère de la Culture, la vingtaine d'écoles françaises et la profession d'architecte vont jouer chacun leur partition en guise de réponse. Dans ce microcosme où mai 1968, en toute déraison, n'a rien inventé mais tout révélé, les préoccupations intellectuelles et idéologiques sur fond de conflits d'intérêts et de pouvoirs ne seront pas toujours à la hauteur des enjeux de la demande sociale. Jean-Baptiste Leccia nous fait vivre le film de sa vie à l'école d'architecture de Marseille, d'abord comme sous-directeur (1968-1970) puis comme enseignant de sciences humaines (1973-2008), à travers gouvernance, enseignement, recherche, pratiques opérationnelles et quelques détours aux logiques bien différentes, tant en France que dans de lointains théâtres d'opérations... En tant qu'ancienne école régionale, refusant l'héritage de la vieille Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts, boudée par l'Université, tentée par le professionnalisme, l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Marseille va-t-elle savoir trouver un avenir ? Malgré les pratiques déroutantes des uns et des autres - directeurs, professeurs et élèves - Jean-Baptiste Leccia veut y croire ! En tout cas, il en rêve.
Conclusion violente d'une amitié fantasmée, au sein d'une société villageoise déclinante, entre un Corse de la diaspora avide de ressourcements et un berger sarde malheureux de son état : Paul-André et Fredianu. Des âpres terres de Sardaigne aux massifs montagneux de l'Alta Rocca en Corse du Sud et aux pavés parisiens, une histoire dramatique malgré, parfois, la légèreté du ton, où viennent jouer entre complicités perverses et trahisons, Davia la femme libre et Duchagrin l'écrivain à succès. Au-delà de la Corse, ce roman interroge la désespérance du milieu rural, confronté à la réalité d'une inexorable désertification, à la recherche de perspectives individuelles entre le rêve de l'exil et le retour subi.
Au printemps 2020, alors que le pays est confiné pendant plusieurs semaines, les oiseaux redécouvrent des villes silencieuses, vidées de l'activité humaine et de ses nuisances. Enfermé dans son appartement parisien, en haut d'un immeuble de la rue Voltaire, Christophe Maout décide de photographier les oiseaux qu'il voit furtivement passer au loin lorsqu'il sort sur son balcon. Pour mieux les identifier, il utilise une technique simple et bien connue des amateurs : la jumelle. Il plaque alors l'objectif de son appareil photo sur l'oeilleton de celle-ci et s'approche au plus près des volatiles pour les photographier. Variant les moments de la journée, les orientations du soleil et les espèces d'oiseaux, le photographe renoue avec la tradition ornithologique de l'observation, tout en ajoutant un geste artistique dans le cadrage et la couleur. Nous plongeons alors dans le noir de l'appareil et notre oeil est focalisé, grâce au cercle de la jumelle, sur cette petite tache noire, sur ce petit accent circonflexe inversé, qui nous indique la présence de l'animal. Maout nous transporte dans un univers de légèreté, alternant les points de vue, allant du ciel au immeubles, avec comme seuls repères visuels les nuages et l'horizon. Ce 12e titre de la collection Des oiseaux célèbre cette liberté magnifique qui n'appartient qu'aux oiseaux et qui nous fait lever les yeux au ciel pour les regarder. Christophe Maout réussi à faire de la ville un théâtre dans lequel nous connaissons tous les acteurs : ces oiseaux qui vivent avec nous au quotidien. Il nous aura fallu attendre d'être enfermé pour apprendre à les regarder de nouveau.
Résumé : Dans ce nouvel ouvrage, ce sont les moments d'attente qui l'intéressent, les instants suspendus entre deux voyages, dans un quotidien rassurant et familier. De l'Asie à l'Amérique, de l'Europe au continent Africain, Raymond Depardon a passé sa vie à sillonner le monde. L' " Entre-temps " est pour lui cet espace dans lequel le temps se dissout, un endroit où il retrouve ses habitudes. C'est donc entre deux moments forts, entre deux voyages, qu'il va s'attarder à photographier les petites choses, à l'opposé de ce qu'il voit à l'étranger : des rues parisiennes connues, des cafés, des scènes de vie en famille, des détails de la ville, une forme de solitude urbaine qui le caractérise bien. Chaque image devient alors un récit unique. Au contraire de certaines séries dans lesquelles les photographies s'enchainent pour créer une narration, les images d'Entre-temps fonctionnent en miroir : l'une répond à l'autre sur la double page du livre, par opposition ou par complémentarité. L'histoire est fragmentée, plus libre, prompt à être réinventée. L'espace-temps est perdu de manière volontaire et devient presque inutile. L'ouvrage Entre-temps célèbre cette force qu'a l'artiste de projeter des détails de sa propre vie pour les faire résonner dans la nôtre.