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La guerre des dictionnaires. Le Trévoux, aux sources de l'Encyclopédie
Leca-Tsiomis Marie
CNRS EDITIONS
24,00 €
Épuisé
EAN :9782271138545
Le Dictionnaire de Trévoux est peu connu, alors qu'il joua un rôle remarquable dans la diffusion des savoirs au XVIIIe siècle, au point d'avoir été une des sources de l'Encyclopédie. Paru en 1704 sur les presses de Trévoux, ce dictionnaire, qui eut de multiples éditions et augmentations jusqu'en 1771, fut d'abord une contrefaçon jésuite du premier Dictionnaire universel. Sur fond d'affrontement militaire entre la France et les Provinces-Unies, fut alors déclenchée, entre dictionnaristes protestants et jésuites, une longue guerre multiforme : religieuse, politique, commerciale, à laquelle Pierre Bayle et Richard Simon prirent part. Objets de rapine et de rivalités, les "dictionnaires universels", un genre alors neuf, ne cessèrent d'être des livres de combat passionné, ce que le mot "dictionnaire" n'évoque plus aujourd'hui ! Marie Leca-Tsiomis mène l'enquête, restituant les circulations entre France, Pays-Bas et Angleterre de cette aventure d'éditions successives. On y voit se constituer peu à peu ce recueil immense de mots d'où surgissent des visions du monde aux racines mêlées, mais irréconciliables, établissant progressivement certains des fondements de ce qui sera l'Encyclopédie.
Au ceur de la vie sauvage des plus grandes montagnes d?EuropeAlors que les Alpes comptent parmi les régions montagneuses les plus exploitées au monde, elles restent un territoire où la nature s?exprime avec force, à commencer par les décors grandioses dans lesquels se déroulent les cycles de la vie. Territoire d?envergure, puisque les Alpes couvrent près de 200 000 km2 - dont presque un quart est constitué d?espaces protégés - partagés entre huit pays, et s?étendent 1 200 km de long, de la Méditerranée au Danube. Depuis les forêts jusqu?aux plus hautes altitudes, l?espace alpin offre mille occasions de se reconnecter avec une nature à l?état brut.Magnifiquement illustré par des images de l?agence Biosphoto, cet ouvrage très documenté nous permet de découvrir les multiples aspects de ces Alpes sauvages, au gré des paysages naturels et des rencontres avec la faune et la flore bien spécifiques qui les peuplent.
La science prétend dire tout le réel, physique et social, et ainsi le dominer. La philosophie prétend dire le reste, "le sens de la vie" . Quant à "la politique", elle est mensonge. Vraiment ? Et si tout cela, et son reflet obligé (la "revanche" de la nature physique "violentée" par les hommes, et de la "société civile", violentée par l'Etat, la "déconstruction" des lois scientifiques, la "réduction" de la philosophie à une illusion), n'était que billevesée ? Et si l'unification de la science du génome humain, de l'intelligence artificielle, du marché et de la démocratie droit de l'Homme que n'était que le récent avatar du darwinisme social ? Et si l'on avait oublié que l'homme, parce qu'il est social, parle toujours du réel "politiquement" ? Et que la division "Nature" - "Société" est elle-même politique parce que seuls des humains peuvent la formuler à partir des organisations où ils sont situés ? Et si la philosophie était une partie du contexte de la découverte scientifique et la science, une partie du contexte de la découverte philosophique ? Et si la musique et les mathématiques nous signifiaient également que le zoon politikon use toujours de langages sociaux de part en part pour essayer de dire plus que le social ? Et si le politique, à la fois l'objet dont nous parlons et le lieu d'où nous parlons, révélait que le réel est à nos yeux irréductiblement plural et en désordre et que la science quelle qu'elle soit, loin de le réduire et l'épuiser (c'est-à-dire le dissoudre), le renouvelle en y trouvant toujours de nouvelles énigmes dont la résolution ne tombe jamais tout à fait juste ? Et s'il ne pouvait y avoir de "théorie de tout" parce que nous nous essayons toujours à théoriser "universellement" à partir du seul "univers" humain que nous connaissions parce que c'est le seul dans lequel nous vivions : le "plurivers" politique ?
Sur l'immense carte du Pacifique, rien ne prédestinait Tahiti et ses îles, la Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna, fort éloignées les unes des autres, à se retrouver un jour dans une même mouvance étatique. Ce sont les hasards de la colonisation qui les ont placées ensemble sous la souveraineté française. Assurément, ce mariage forcé n'a pas revêtu partout les mêmes formes. L'objet de ce livre est de retracer celles-ci. Comme on va le voir, Tahiti a d'abord été placée sous protectorat français, avant de devenir une colonie, puis une collectivité de la République, sans jamais avoir été considérée comme une colonie de peuplement. En revanche, la Nouvelle-Calédonie, où l'installation massive d'Européens s'est opérée de manière brutale, a tout de suite été regardée comme telle. A l'inverse, Wallis et Futuna n'ont jamais connu de peuplement européen, ni même de colonisation proprement dite, passant directement du statut de protectorat à celui de territoire d'outre-mer de la République française. Il en a résulté trois destinées fort dissemblables, ce qui explique que chacun de ces trois archipels ait aujourd'hui un statut et une physionomie spécifiques.
C'est une histoire vraie : dans un appartement de New York un enfant entend un bruit, comme un chant ou une plainte. Il est seul. Il sort : il veut savoir d'où vient cette parole. L'enfant et l'étrange animal se rencontrent. Ils deviennent amis.
C'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.
L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. Du fait de sa politique, la Russie a perdu l'Ukraine et fragmenté l'espace postsoviétique qu'elle considère comme sa sphère d'influence, elle s'est aliénée une bonne partie de l'Occident, elle s'est engagée dans un incertain virage vers l'Asie, etc. Près de vingt ans après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, ces événements relancent les interrogations sur les objectifs poursuivis par la Russie. Quels sont les facteurs qui déterminent ses actions extérieures ? Quelle est sa capacité à se remettre des bouleversements qu'elle a connus depuis 1991 ? Cet ouvrage se penche sur ces questions en accordant une attention particulière aux perceptions et aux représentations. Il explore la vision que la Russie a de l'étranger en la confrontant à la réalité de la place qu'elle tient sur la scène internationale ainsi qu'aux regards portés sur elle par le monde extérieur. En croisant ces différents regards, il a pour but de contribuer à la compréhension de la trajectoire russe.
Pour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.