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POUR PARLER ENTRE ART ET SOCIOLOGIE - RENCONTRE AVEC S. RAIS
LE STRAT/RAIS
PU GRENOBLE
15,20 €
Épuisé
EAN :9782706111037
L'?uvre de Slimane Raïs se réalise sous le signe de l'échange et de la conversation. C'est aussi de cette façon que ce livre a été confectionné, sur le mode d'une conversation, une conversation qui s'amorce en février 2000 dans le cadre d'un séminaire de La Biennale d'art Contemporain de Lyon, plus précisément à l'occasion de l'initiative "L'art sur la Place", et qui se poursuivra sur deux années, au bon vouloir de l'un et de l'autre, en fonction des disponibilités d'emploi du temps et des contraintes de déplacement. Comme toute conversation, elle connut des lenteurs et des accélérations, ses temps de latence et ses moments plus intenses ; elle sut s'interrompre pour mieux se relancer. Ce livre est issu de ce cheminement (le fil discontinu d'une conversation) et sut profiter des entrecroisements qui jalonnent cet échange. " Pour parler ", Annemasse, 2001, Villa du Parc, centre d'art contemporain. En 1998, lors d'une exposition à l'Arteppes, espace d'art contemporain à Annecy, Slimane Raïs installe pour la première fois le dispositif interactif "Pour parler" constitué d'une ligne téléphonique directe entre le spectateur de l'exposition et l'artiste. La conversation créée entre le visiteur et l'artiste qui le surprenait à tout moment dans sa vie quotidienne se définissait comme l'?uvre elle-même dont la teneur n'était pas dévoilée. Ce livre est né d'une rencontre, la rencontre entre un artiste intrigué que l'on puisse parfois qualifier son ?uvre de sociologique et un sociologue intéressé par cette ?uvre précisément parce qu'elle était désignée ainsi. Assurément, la question n'est pas mince et la difficulté justifiait certainement qu'un artiste et un sociologue y réfléchissent en commun. Telle fut l'amorce de cette rencontre, sa motivation aussi.
Résumé : Comment une jeune femme d'à peine plus de 30 ans se retrouve-t-elle à lutter contre des multinationales, de puissants lobbys et bon nombre de politiques ? C'est ce que nous raconte ici la jeune femme en question, Anne Le Strat, principale actrice de la remunicipalisation de l'eau à Paris. Lorsque le Conseil de Paris décide de remunicipaliser l'eau de la capitale, en 2008, la gestion de cette ressource est assurée par les groupes Veolia et Suez. Un système de délégation au privé vieux de 25 ans, souvent critiqué pour son coût, mais surtout pour son opacité financière et l'absence de maîtrise par la collectivité. Cette décision est l'aboutissement d'une bataille politique entamée lors du premier mandat de Bertrand Delanoë (PS) à la mairie de Paris (2001-2008). Anne Le Strat est alors une nouvelle élue écologiste. Ayant quitté ses fonctions d'adjointe au maire en avril 2014, elle révèle ici pour la première fois les coulisses de cette bataille. Au fil de son récit, elle détaille les différents jeux d'influence, ouverts ou souterrains, des protagonistes : les entreprises, les politiques, les médias, la technostructure... Au-delà du cas de l'eau parisienne, elle propose une passionnante réflexion sur les conditions de réalisation d'une réforme au nom du bien commun. Faire de la politique aujourd'hui, confronter ses idées au réel, mettre en oeuvre ses convictions est encore possible : telle est la morale qui se dégage de cette aventure.
Les libéraux ont, comme d'autres, leurs monuments, de ces références centrales qui obligent à la révérence. Promu héros intellectuel du libéralisme, construit comme équivalent fonctionnel de Marx, Alexis de Tocqueville est à ce titre aujourd'hui incontournable. On sait le sens public maintenant assigné à Tocqueville, convoqué (depuis 1994) au programme de Terminale en sciences économiques et sociales, pour définir la "société démocratique", "le changement social et les inégalités", les relations entre "liberté et égalité". D'exégèses savantes en exercices scolaires, ou en références journalistiques, connaître Tocqueville, c'est entrer en relation avec ce "déjà-là" qui l'institue tout à la fois sociologue, historien, philosophe, écrivain, moraliste, publiciste, homme politique... Mais surtout libéral, "le" prophète libéral de la démocratie. Il n'est pas question ici, quoique cela serait nécessaire, de mesurer "le libéralisme de Tocqueville", moins disposé quelquefois à l'extension des libertés que la présentation officielle ne le donne à voir - notamment en 1848. Il s'agira surtout de restituer comment l'image à présent consacrée de Tocqueville a été d'abord importée des Etats-Unis, pour partie retraduite, comment elle fut diffusée, comment elle fut imposée, comment les controverses à son propos paradoxalement l'ont renforcée. Sartre affirmait qu'"on entre dans un mort comme dans un moulin". Mais qui accède aujourd'hui à Tocqueville est, avant toute analyse, embarqué dans le connu, et informé par cette histoire récente qui l'a fait illustre. Cette histoire, jamais décrite, a une origine (le "moment" Aron comme "moment" inaugural) et des couches sédimentaires successives (les commentaires des aroniens qui, dans les années 1960 - 1980, ont mis en tradition, consolidé, puis rendu indiscutable la définition aronienne de Tocqueville). Cette histoire a ses conservateurs de mémoire, et ses conservatoires institués, à la fois universitaires, politiques et mondains. De telle sorte que la définition consacrée de Tocqueville, forte de toute la force sociale de ceux qui l'ont arrêtée (Aron et Furet entre autres), fait désormais consensus. Comment ce consensus a été fabriqué : c'est très précisément l'objet de ce livre.
L'expérience de l'intermittence se généralise dans de nombreux champs professionnels. Ce livre s'intéresse plus spécifiquement à trois d'entre eux: les champs de l'intervention sociale, du travail artistique et de la recherche en science sociale. Le récent mouvement des intermittents du spectacle a contribué à libérer la parole d'autres intermittents dont la condition était jusque-là méconnue. Comment maintenir une continuité de revenu dans un contexte de grande discontinuité de l'activité et de forte précarité? Comment préserver la qualité d'un travail de création ou de recherche quand les contrats se multiplient et que l'activité se disperse? Ces questions se posent avec une égale intensité pour les intermittents de la recherche, du social et du spectacle. L'auteur propose de réfléchir à une nouvelle "constitution" du travail, appropriée aux conditions de l'intermittence et réellement protectrice des travailleurs. Cette dissémination et cette démultiplication des activités créatives-intellectuelles interrogent également le statut de l'auteur - le statut de l'artiste et du chercheur, du professionnel et du spécialiste. Cette interrogation fait l'objet d'un entretien avec Mélanie Perrier en conclusion de l'ouvrage.
Oh, David, tu fais un boulot cool... tu te balades... tu glandes... Tu fais ta ronde ? T'es au boulot, là ? " Educateur de rue : voilà un métier mal connu, souvent mal jugé, et pourtant indispensable. A travers de nombreux entretiens, l'auteure effectue une analyse fine de ce métier atypique, spécialisé dans la prévention de la délinquance, mettant des mots sur ce qu'ils font, extrayant les compétences de leur pratique et tordant le cou aux idées reçues sur cette profession : loin des clichés classiques avec jugements à l'emporte-pièce, tout ici est décortiqué, déconstruit avec approfondissement. A partir des situations exposées et des témoignages retranscrits, l'auteur pose un regard psychosocial sur les phénomènes vécus dans la rue afin de mieux appréhender ce qui s'y joue. Cet ouvrage est avant tout une réflexion sur la méthodologie du travail de l'éducateur dans la rue et porte sur les savoir-faire, compétences et stratégies utilisés par ces professionnels de prévention spécialisée.