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Ouverture, société, pouvoir . De l'Edit de Nantes à la chute du communisme
Le Roy Ladurie Emmanuel ; Bourgeois Guillaume
FAYARD
31,40 €
Épuisé
EAN :9782213624358
Le passé de l'Europe offre des alternances de systèmes politiques bloqués et repliés sur eux-mêmes, incapables d'évoluer, et de moments où les portes s'ouvrent sous l'effet de l'audace ou de l'imagination de certains individus. Mise en lumière par des philosophes et sociologues (Henri Bergson, Karl Popper...), l'idée d'ouverture s'incarne ainsi dans l'histoire avec Henri IV signant l'édit de Nantes ou avec Philippe d'Orléans renversant les alliances de la France; plus tard, les initiatives d'un Khrouchtchev ou d'un Gorbatchev auront un impact évident sur la marche du temps. Chacune à sa manière, d'autres figures, par exemple celles du protestant bâlois Thomas Platter au XVIe siècle, de l'écrivain et voyageur Robert Challe et du pape Benoît XIV au XVIIe siècle, celle du roi Louis XVIII et, au XXe, celles des grands résistants, de Jean Monnet ou d'anciens communistes comme Annie Kriegel ou Auguste Lecoeur brisent un carcan et affrontent le grand large - ce que des hommes aussi divers que Henri II, Charles X et dans un tout autre genre Thorez ou même Kanapa ne veulent ou ne peuvent pas faire. L'esprit de tolérance (religieuse, politique, intellectuelle, diplomatique), l'acceptation d'univers mentaux différents ou minoritaires, le souci également de la croissance économique et de la richesse des nations, voilà ce qui attire à des degrés variables les personnalités d'"ouverture", qu'elles aient ou non des responsabilités politiques. L'examen, par d'excellents spécialistes, de quelques moments clefs auquel Emmanuel Le Roy Ladurie invite son lecteur à l'aide de cet outil d'investigation neuf se révèle très éclairant. A côté de la recherche sur les tendances lourdes et le temps long (par exemple le climat) qu'il affectionne par ailleurs, le grand historien donne ici, lui aussi, une nouvelle preuve d'ouverture, d'audace et d'imagination. Biographie de l'auteur Professeur émérite au Collège de France, membre de l'Institut, Emmanuel Le Roy Ladurie est l'un des historiens contemporains les plus, féconds et ses curiosités sont universelles. De Montaillou, village occitan (1975) à Saint Simon et le système de la Cour (1997) et aux voyages de Félix et Thomas Platter (1995, 2000) sans oublier le premier tome de son Histoire humaine et comparée du climat (2004), il a publié de très nombreux livres qui ont fait date et connu un grand succès.
Une nouvelle série d'études qui, de l'"histoire immobile" dans nos nations traditionnelles de l'Occident à l'analyse de la crise, la "vraie", celle des invasions barbares ou de 1974, met l'accent sur les phénomènes de longue durée : le corps, l'économie des sociétés paysannes d'autrefois, les systèmes sociaux qui les encadrent ou les dominent. On passe ainsi, selon le génie coutumier de l'auteur, de l'étude d'un rite de castration symbolique tel que l'"aiguillette" au regard d'éternité précise que jette sur lui-même, à travers Rétif de La Bretonne, le villageois (bourguignon) d'autrefois, de l'analyse quantifiée du produit de la dîme à l'analyse structurale du système de la cour dans Saint-Simon, avec ce sens du passé présent que possède au plus haut point l'auteur de Montaillou, village occitan.
Dix années de recherches, personnelles ou collectives, de l'historien Emmanuel Le Roy Ladurie sont présentées ou condensées dans ce livre. L'auteur commence par expliciter la méthode quantitative afin de mieux l'appliquer à des domaines très divers : histoire des métaux précieux d'Amérique, stature des conscrits du bon vieux temps, etc. En même temps, il considère les mouvements d'ensemble de l'historiographie française la plus récente parmi lesquels s'inscrit son aventure personnelle. Plusieurs enquêtes ponctuelles, à base d'ethnologie historique, s'attaquent à des problèmes tels que l'événement, la coutume, le folklore, la sorcellerie, la mort et la contraception. Le recueil s'achève sur une vision fraîche et renouvelée de la météorologie des siècles obscurs, avec leurs fluctuations climatiques. Dans cette oeuvre qui se veut à la fois charnelle et savante, descriptive et méthodologique, l'auteur a eu le souci constant de traiter les faits sociaux comme des choses, et d'insérer l'homme, éventuellement quantifié, dans un environnement géo-historique, biologique, voire purement physique.
Entre 1460 et 1610, de la montée sur le trône de Louis XI à l'assassinat d'Henri IV, l'histoire française est placée sous le signe de la continuité, de la croissance et de l'ouverture. La société, l'économie et la démographie, si "chahutées" soient-elles, ne sont plus soumises aux aléas de conjoncture des siècles précédents - de la Peste noire aux temps difficiles de Jeanne d'Arc ou du jeune Charles VII. Elles se développent continuellement tandis que l'appareil du pouvoir connaît un essor sans précédent, passant de 5000 fonctionnaires ("officiers") sous François Ier à des dizaines de milliers sous les premiers Bourbons. Enfin, après une longue et sanglante période de conflit vient, au début du XVIIe siècle, le temps de la coexistence pacifique avec les Huguenots et les puissances protestantes, libérales, maritimes, capitalistes. Loin des habituelles visions simplificatrices quant à l'arbitraire ou à la tyrannie des monarques, Emmanuel Le Roy Ladurie brosse ici le portrait d'une monarchie de la Renaissance, et d'un "État royal" ouvert sur la collectivité, sur l'extérieur et sur l'expansion
Sorte de Maigret obsessif et compulsif, Jacques Fournier, évêque de Pamiers et bientôt pape sous le nom de Benoît XII, officie à la tête d'un tribunal poursuivant les hérétiques cathares de son diocèse. À Montaillou, village d'Ariège, vingt-cinq accusés sont interrogés : le tout est consigné par le scribe consciencieux dans les folios du registre d'Inquisition. Voilà la matière première exceptionnelle qui a nourri Montaillou, village occitan, une monographie dans laquelle Emmanuel Le Roy Ladurie raconte le quotidien d'un village au début du XIVe siècle : la vie banale des montagnards comme le gentil pâtre Pierre Maury, une sociabilité villageoise prise aux jeux de l'amour et de l'adultère autour du curé, infatigable coureur de jupons Pierre Clergue, une culture et des croyances populaires profondément ancrées et parfois déviantes. Avec cet ouvrage majeur, Le Roy Ladurie ramène le lecteur près de sept siècles en arrière, à la rencontre d'un village, de ses habitants et de ses secrets.
La Revue Blanche, dont l'aventure n'a guère duré plus de dix ans, a joué en France un rôle-charnière essentiel. La plupart des écrivains, peintres, musiciens, hommes politiques, intellectuels les plus marquants de la fin du XIXe et du début du XXe siècle y ont collaboré ou l'ont côtoyée. Créée, financée et dirigée par les trois frères Natanson, jeunes Juifs polonais, avec la complicité enthousiaste de leurs condisciples du Lycée Condorcet, la Revue Blanche devient vite un lieu de débat sur tous les sujets qui agitent la France. Elle mène des combats politiques sous l'impulsion d'anarchistes comme Fénéon, Mirbeau ; de socialistes, tels Blum, G. Moch, Péguy ; de dreyfusards et de fondateurs de la Ligue des droits de l'homme, comme Reinach et Pressensé. En témoignent ses campagnes dénonçant le génocide arménien, les dérives coloniales, la barbarie des interventions, européenne en Chine, anglaise en Afrique du Sud, et la diffusion des pamphlets de Tolstoï, Thoreau, Nietzsche, Stirner... Elle promeut les peintres Nabis, les Néo-impressionnistes et l'Art nouveau, anticipe le fauvisme, le futurisme et les arts premiers. Toulouse-Lautrec, Bonnard, Vuillard, Vallotton, Hermann-Paul, Cappiello illustrent les articles de la revue et les ouvrages publiés par ses Editions. Après avoir soutenu fidèlement Mallarmé, la Revue Blanche accueille Proust, Gide, Claudel, Jary, Apollinaire qui y débutent, tandis qu'elle édite une nouvelle traduction des Mille et une nuits et Quo Vadis, le premier best-seller du siècle. Elle salue l'innovation dramatique avec Antoine et Lugné-Poe, Ibsen, Strindberg et Tchékhov, sans oublier le triomphe de l'école française de musique avec Debussy. Humour et esprit de fête, liberté, engagement et créativité, pacifisme, laïcité, mondialisation sont les valeurs promues par cette génération emportée dans le sillage de la Revue Blanche. Cet ouvrage illustré et nourri de nombreuses citations décrypte l'histoire de cette avant-garde, nous familiarise avec ses membres, ses réseaux, ses utopies et ses réalisations. Il donne la mesure de l'étape majeure alors franchie par la société française vers le modèle culturel et politique qui est le sien aujourd'hui. . . Paul-Henri Bourrelier ; ingénieur général au corps des mines a dirigé plusieurs établissements publics. Chargé d'inspections aux ministères de l'industrie et de l'Ecologie et de missions de coopération internationales, il anime actuellement l'Association Française pour la prévention des catastrophes naturelles, et un programme d'économie d'énergies en Chine. Il a également fait des communications sur Mirbeau, Lorrain et l'affaire Dreyfus.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
Un inventaire ses inventions les plus loufoques de tous les temps. De la poussette anti-attaque chimique au casque ventouse en passant par la cage à fenêtre pour bébé, le masque à poker, le parapluie à chaussures, le chapeau radio, le réducteur de menton, le chariot amphibie et le tank volant, nos inventeurs ont fait preuve, à n'en pas douter, d'une imagination sans limites !
Résumé : A première vue, physique et philosophie sont difficilement conciliables : elles n'ont ni les mêmes objets d'interrogation, ni la même manière de les aborder. D'ailleurs, lorsqu'ils s'adressent à leur auditoire, les physiciens parlent debout, alors que les philosophes, eux, restent assis ! Pourtant, ces deux disciplines partagent une ambition commune : celle d'augmenter et de perfectionner, chacune à sa façon, la "connaissance" au sens large. Et sont-elles, au fond, si étrangères l'une à l'autre ? Avec cet essai de "philo-physique", Etienne Klein les fait dialoguer avec bonheur ; de cette fructueuse rencontre naissent de nouveaux outils pour mieux penser le vide, la causalité, la matière, le statut du réel... Autant de questions où les prodiges de la physique peuvent nous aider à appréhender les vertiges de la métaphysique ? et inversement !
Faut-il considérer que le rationnel est du côté de la science, et l'irrationnel du côté de la religion ? Et que la première a détrôné la seconde ? Rien n'est moins sûr : elles n'ont pas les mêmes objets. On emploie le mot " science " comme s'il avait eu le même sens de toute éternité, comme s'il signifiait la même chose pour Aristote, Copernic, Galilée ou Stephen Hawking. Or ce mot ne désigne pas la même réalité pour les Anciens, les Médiévaux et nos contemporains. La science se construit historiquement, dans le temps et avec son époque. Tout comme la religion, la science est une forme de pensée qui détient une vérité, certes, mais une vérité qui n'est pas intangible. Par ailleurs, la " science ", dans sa genèse, a été profondément influencée par une certaine théologie, laquelle s'est elle aussi présentée comme une démarche rationnelle, en interaction permanente avec son environnement intellectuel. D'une époque à l'autre, c'est à une étude des croisements et des enjeux entre science et théologie que cet ouvrage nous invite.