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Espagnes romaines. Rome et ses provinces
Le Roux Patrick
PU RENNES
35,00 €
Épuisé
EAN :9782753534346
En 2011, les Presses universitaires de Rennes ont publié un premier recueil d'articles de Patrick Le Roux intitulé La Toge et les armes. Ce second volume des scripta varia est plus particulièrement consacré à l'un (le ses thèmes de prédilection, l'Hispania romaine dont il est un spécialiste reconnu. La documentation ibérique, notamment celle relative à la vie des cités, est abondante. Son apport ne se limite pas à une seule région et fournit matière à des réflexions qu'il est possible d'étendre à l'ensemble du monde romain. Les trente-quatre études réunies ici, dont une inédite en français. permettent ainsi de saisir l'ampleur et la profondeur de la pensée historique (le P. Le Roux. L'articulation du volume en cinq parties rend compte de la diversité (le ses recherches d'histoire romaine provinciale. Courage s'ouvre sur des études consacrées à l'emprise romaine sur lé territoire et à la mise en place de l'administration dans les provinces des Espagnes. Le fonctionnement des institutions municipales et la notion de cité nourrissent une deuxième partie. La présence militaire dans la péninsule Ibérique est traitée dans la troisième. Le livre aborde, avec la quatrième, divers aspects de la présence romaine dans les provinces, que ce soit par le biais d'études prosopographiques dressant un bilan actualisé des élites sénatoriales hispaniques ou par l'analyse du problème complexe du droit latin ou encore par l'étude de questions religieuses et fiscales. Enfin, sont proposées quelques études de cas qui rappellent que chaque inscription est assurément unique. Ce choix d'articles est complété par la traduction française révisée de quatre documents épigraphiques majeurs découverts dans la péninsule Ibérique, la lex Irnitana, la lex coloniae Cenetivae luliae, le sénatus-consulte de Cn. Pisone patre et la lex riui Hiberiensis. Ce second volume est, comme le premier, enrichi d'addenda et d'indices qui en font un véritable outil de travail. Ensemble, les deux recueils montrent combien. P. le Roux a allié recherches de détail et considérations générales afin d'éclairer d'un jour nouveau et fécond des régions, des institutions. (les populations et des sociétés qui constituèrent, ici et ailleurs, la substance même de l'histoire de l'Empire romain.
1. Jean-Claude Poursat, La Grèce préclassique, des origines à la fin du VIe siècle 2. Edmond Lévy, La Grèce au Ve siècle, de Clisthène à Socrate 3. Pierre Carlier, Le IVe siècle grec, jusqu'à la mort d'Alexandre 4. Pierre Cabanes, Le Monde hellénistique, de la mort d'Alexandre à la paix d'Apamée (323-188) 5. Claude Vial, Les Grecs de la paix d'Apamée à la bataille d'Actium (188-31) 6. Agnès Rouveret, Rome avant l'impérialisme, à paraître 7. Jean-Michel David, La République romaine, de la deuxième guerre punique à la bataille d'Actium (218-31) 8. Patrick Le Roux, Le Haut-Empire romain en Occident, d'Auguste aux Sévères (31 av. J. -C. -235 apr. J. -C.) 9. Maurice Sartre, Le Haut-Empire romain. Les provinces de Méditerranée orientale, d'Auguste aux Sévères (31 av. J. C. -235 apr. J. -C.) 10. Jean-Michel Carrié, Aline Rousselle, L'Empire romain en mutation, des Sévères à Constantin (192-337)
L'Empire romain naît officiellement en 27 av. J. -C. et s'achève, selon les points de vue, avec la prise de Rome par les Goths en 410 ou en 476, date de la chute de l'empereur d'Occident, conséquence des assauts répétés des Germains. Durant la phase classique du Haut-Empire s'est imposé un système de gouvernement unique dont nous restons, à quelque degré, les héritiers. Au-delà d'un simple récit des règnes des empereurs et des événements, l'ouvrage décrit les fondements d'une puissance dominatrice, situe le poids et le rôle de la ville de Rome, rend compte des conditions dans lesquelles vivaient les habitants des provinces, prend la mesure des difficultés et des dangers auxquels l'Empire fut exposé.
Bien que leur armée ait été l'une des meilleures de l'Antiquité, les Romains attribuaient moins leurs succès à l'excellence de leurs armes qu'à leur piété envers les dieux. Cette conviction était partagée par les soldats eux-mêmes, comme en témoignent sous l'Empire les centaines d'inscriptions religieuses élevées dans des camps militaires qui nous sont parvenues. L'essor de ces dédicaces est lié au développement, entre Ier et le IIIe siècle après J-C, de camps permanents. Volontiers comparés à de véritables villes, ceux-ci possédaient un centre religieux, des locaux administratifs, des cantonnements, un hôpital ou encore un amphithéâtre, qui tous étaient susceptibles de recevoir des inscriptions. L'ouvrage de Christophe Schmidt Heidenreich réunit pour la première fois les dédicaces des camps dans un catalogue exhaustif et les replace dans leur contexte d'origine. Il fait ainsi apparaître un monde foisonnant, à l'image des multiples activités de l'armée : plus de 70 divinités apportaient aide et protection à tous les habitants du camp, du simple soldat au commandant de légion, pour autant qu'une communication harmonieuse entre dieux et hommes fût garantie. C'est à cette tâche que s'attelèrent les autorités militaires qui concilièrent les impératifs du service et la dévotion aux dieux, tout en évitant de bouleverser les hiérarchies humaine et divine. Cette politique permit l'épanouissement d'une riche culture épigraphique, expression d'une piété militaire dont le dynamisme ne s'essouffla qu'avec la crise du IIIe siècle, prélude à la christianisation de l'époque tardive.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.