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Lumières du soir. Tome 2
Le Quintrec Charles
ALBIN MICHEL
24,25 €
Épuisé
EAN :9782226031259
Notre mère disait : "Aussi vif qu'on soit à mener tout son travail, le soir arrive alors qu'on n'a pas fait la moitié de sa tâche. Ce monde, j'en ai peur, ne sera jamais fini. . ". " "Me voici à penser comme elle. Le soir qui vient, je le perçois jusque dans ma chair. Il y a des choses que je ne fais plus ; des projets que je laisse à d'autres ; des élans qui me sont interdits. Le grand jour est passé, la nuit vient, mais j'espère que le soir me reposera longtemps avant le sommeil". Ainsi parle Charles Le Quintrec dès l'ouverture d'un livre tendu et douloureux où plusieurs intrigues, dans le sens romanesque du terme, se tissent et s'entrecroisent. Ce journal c'est aussi un théâtre habité par de très nombreux personnages. Ce sont eux qui entraînent le lecteur et, presque toujours, le fascinent. Certains sont totalement inconnus et "montent" de l'enfance ; d'autres sont célèbres : Hervé Bazin, Robert Sabatier, Jean-Edern Hallier, Louis Guilloux, Jean Follain, Jean Guéhenno, Maurice Genevoix, Maurice Fombeure, Georges Bernanos ; d'autres enfin appartiennent à la galerie des ancêtres dont Charles Le Quintrec ne cesse de se réclamer : Chateaubriand, Hugo, Lamartine, Sainte-Beuve, Flaubert, Verlaine. Ce livre est saisi entre deux moments de la vie de l'auteur : la mort de son frère et l'accident survenu à sa fille. Mais la douleur y est toujours purifiée par la passion et les lumières du soir révèlent finalement moins d'amertume que de ferveur. Livre d'heures d'un romancier et d'un poète soulevé par son art et sublimé par la vie.
Résumé : Le Chemin noir c'est celui qui nous conduit jusqu'au parvis du temple. Reste le chemin rouge à prendre vers Pâques, et le chemin violet à emprunter pour voir descendre du ciel les langues de feu de la Pentecôte. Dans le roman de Charles Le Quintrec, le chemin noir c'est celui de Yosef qui part à la recherche de son père ; qui voudrait rendre à Flora, sa soeur infirme, l'usage de ses jambes. Au sortir de l'adolescence, Yosef pressent en lui une force extraordinaire qui va jusqu'au don de guérir. C'est qu'il en est encore à l'âge où l'on croit que les batailles se gagnent, que l'on sort victorieux de son combat contre l'obscur. Mais une si belle confiance se dégrade bientôt. Il est vrai que le narrateur entre dans le monde des adultes. Yosef et ses compagnons : Lazare, l'ami des pauvres ; Samas, le père infidèle ; Elodie et son amour ; Samson, l'aubergiste et ses parodies ; Elymas, le magicien, nu comme un squelette ; le grand vieillard et son livre d'éternité, voilà dans son paysage étrange, les principaux personnages d'une fresque pourpre accrochée côté rosace de la cathédrale du monde pour que le mystère prenne possession des coeurs et que la quête spirituelle - pour chacun d'entre nous - soit toujours à recommencer. Avec Le Chemin noir, c'est à l'heure oecuménique un grand roman chrétien, un livre de révolte et de foi que nous offre Charles Le Quintrec.
Le jeune Blaise Lamour rêve d'une nouvelle Chevalerie, fait le serment de rester fidèle à la jeunesse du monde, à sa jeunesse. Blaise ne se plaît qu'à cheval. Mais il lui arrive fréquemment de chevaucher sur deux plans, de passer du dos de son fidèle Fangio à celui d'un cheval d'imagination qui se moque bien des obstacles de cette terre d'amertume. Cette longue chevauchée mène Blaise de sa douzième à sa dix-huitième année, de l'amitié de Quatorge, l'homme de nulle part et des Vaucouleurs, à l'amour de la tendre Louisa, la fille du maquignon Lebrec. Blaise, Louisa, Quatorge, Lebrec, Finette, la Mulotte, Baptiste Lamour : l'oncle au grand caeur, maire du village des Belléans, autant de personnages vrais, pittoresques, baignés par une lumière d'arbres et d'aube susceptible de les sauver malgré leurs misères, leurs imperfections. Avec ce roman, Charles Le Quintrec a écrit un livre d'amour en même temps qu'une chronique villageoise, aussi à l'aise dans le quotidien que dans le fantastique. Ceux qui ont aimé Les Chemins de Kergrist trouveront dans ce nouvel ouvrage les mêmes qualités de pudeur, de fraîcheur, le même don d'enfance et de poésie.
Ces pages devraient non pas expliciter, mais ajourer mes poèmes, mais vivifier mes romans. Voici le récit de mes livres et plus encore celui du livre que je suis. Encore que n'ayant personne à ménager, il m'est apparu que les jugements que j'étais amené à émettre sur les uns et les autres pèseraient de toute façon dans les balances célestielles et qu'il était plus honnête de les mettre dans le public de mon vivant. Si tu juges ton frère, fais-le en face. Il ne peut t'en vouloir de ton humeur, de ton humour... On le verra tout au long de ces pages, je ne suis pas à la recherche de l'originalité pour l'originalité, mais de la ferveur, cette ferveur qui fut promise à Nathanaël. Pour moi, le jeu littéraire n'a jamais été un jeu. Je n'aime pas les acrobaties des funambules et des bateleurs dans un métier de grande rigueur, qui devrait être d'amour. Je suis attentif au monde. J'ai mal au monde. Je n'ai pas trop de toute ma ferveur pour essayer de l'aimer. Et puis, à quoi servirait-il d'écrire, si on n'entendait parfois vibrer les mots dans le désert, ces mots codés, décodés, qui permettent au désert de fleurir ? "
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.