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Les chimères du corps. De la somatisation à la création
Le Poulichet Sylvie
AUBIER
21,40 €
Épuisé
EAN :9782700704129
Depuis plusieurs années, Sylvie Le Poulichet explore la dynamique de phénomènes qu'elle a dénommés "processus limites", à l'oeuvre chez des patients ordinairement désignés comme borderline. Ces patients souffrent d'une difficulté à "habiter" leur corps, à repérer les limites entre le vivant et le mort et à s'approprier leur histoire. Le déploiement de la vie paraît chez eux tombé sous le coup de condamnations parentales, émanant d'événements traumatiques et de fantasmes inconscients, qui se transmettent de génération en génération. Ces sujets en viennent à sacrifier inconsciemment certaines zones de leur corps ou des aspects de leur identité sexuelle. Et des somatisations, des dépressions, des addictions (la boulimie, par exemple), des états de figement affectent souvent leur devenir. Dans cet ouvrage, on voit se déployer les mouvements de la démarche analytique: l'auteure relate des séquences de cure où l'analyse de rêves et la traversée de fantasmes permettent de recomposer les figures du corps en souffrance. Des scènes insoupçonnées apparaissent, ayant le pouvoir de construire de nouvelles versions de la venue au monde du sujet. Et c'est lorsque s'animent les images du corps pensées par le langage du rêve que se produisent de nouvelles prises de corps. C'est lorsque sont analysées les chimères du corps - ces étranges assemblages fantasmatiques de plusieurs corps, vivants ou morts, en un seul, qui vont jusqu'à menacer la continuité d'existence - que tous les symptômes douloureux disparaissent. Ce livre montre quels sont les modes d'interprétation qui permettent de dissoudre les fantômes, de dénouer les forces traumatiques et de mettre en jeu des processus créateurs qui laisseront enfin surgir un nouveau champ de regard, de présence, de jeu et de désir.
La distance est grande entre les discours tenus sur la toxicomanie et l'expérience clinique que le psychanalyste acquiert de certains cas d'addiction toxicomaniaque dans sa pratique psychothérapique. Cet ouvrage propose une réflexion informée et rigoureuse issue d'une pratique analytique. Il présente sous quelles conditions, à la fois théoriques et techniques, la psychothérapie est possible, avec des cas qui traversent la nosographie psychiatrique et désorientent les oppositions classiques entre névroses, psychoses et perversions.
Un corps n'est pas toujours là où l'on croit. Et il ne suffit pas d'être né pour prendre corps et origine ; encore faut-il pouvoir s'approprier un espace-temps corporel généré par une matrice. En témoignent de nombreuses cures psychanalytiques d'adultes, en lesquelles s'élaborent d'étranges formes de venue au monde à travers des créations plastiques, des rêves ou des agirs qui mettent en jeu des poétiques du corps. Ces actes de naissance surviennent souvent à la suite d'événements traumatiques précoces qui ont mis en suspens l'organisation psychique, laissant place à des formes d'impersonnalité qui peuvent être associées à des symptômes comme l'anorexie, la boulimie, des phobies, des compulsions ou certains moments délirants à l'adolescence. Dans un va-et-vient constant entre clinique et théorie, Sylvie Le Poulichet explore les théories fantastiques et les contraintes corporelles que les sujets concernés ont dû inventer. Ce sont ces inventions que l'analyse doit décrypter pour les transformer en actes de naissance.
Résumé : Freud a parlé d'un travail du rêve et d'un travail du deuil. Existe-t-il aussi un travail du temps dans le transfert ? Cette question est fondamentale si l'on veut comprendre les transformations générée par l'expérience psychanalytique. S'appuyant sur une riche clinique et une recherche originale, ce livre tente d'y répondre, en abordant entre autres " l'instant catastrophique " du traumatisme, mais aussi la toxicomanie et la boulimie.
Ce livre est dédié aux parents et aux soignants qui accompagnent dans la vie un enfant autiste. L'auteur a voulu éclairer la route tourmentée sur laquelle ils sont engagés, en montrant que cette affection n'est pas un déficit mental irréversible. Les observations les plus récentes des cliniciens lui ont permis d'établir que les autistes sont en réalité arrêtés au stade primordial de la vie, dominé par les sensations, stade où déferlent en permanence sur le nourrisson des flots d'excitations anarchiques et insensés. Pour émerger de cet état primitif et accéder à l'espace plus élaboré des perceptions, l'autiste attend seulement d'être relancé dans la dynamique du langage à laquelle les autres enfants sont introduits spontanément, sans difficultés majeures. Le défaut de communication, expression la plus manifeste de l'enfermement de l'autiste, révèle alors qu'il peut être corrigé et le contact avec l'entourage restauré. Mais il faut pour cela avoir reconnu la nature des processus psychiques qui régissent normalement les premiers échanges entre le nourrisson et les parents, afin d'identifier le type de court-circuit qui, à un moment donné, a coupé l'enfant de la possibilité du partage. Redonner leur sens aux conduites aberrantes et souvent rebutantes des enfants autistes et, à partir de là, comprendre pourquoi ils ont échoué dans la relation vitale à autrui est aujourd'hui l'approche la plus respectueuse des sujets prisonniers de cette condition douloureuse, en même temps que la seule véritablement susceptible de les réintégrer dans la communauté humaine.
Résumé : La sublimation ? la dérivation des pulsions vers des objets non sexuels, socialement valorisés ? est un concept psychanalytique insatisfaisant : depuis 1905 que Freud l'a décrite, on ne voit clairement ni son mécanisme ni sa genèse. Le "personnage" en question est donc d'abord l'auteur, en quête du concept. Mais c'est aussi, c'est surtout, le Léonard de Freud, le Monsieur Teste de Valéry, le Richard III de Shakespeare, le Valéry de Pontalis, sans oublier ces femmes "à passions élémentaires, enfants de la nature qui refusent d'échanger le matériel contre le psychique" : autant de personnages vivant d'une vie intermédiaire, mi-héros de papier, mi-personnes réelles. Mathilde Girard fragmente ainsi le concept de sublimation en petites quantités ? rencontres, parcours croisés, passions discrètes, dérives nouvelles. Elle en étudie la survenue, l'activité : quand ? de quelle manière ? Pourquoi chez l'un et pas chez l'autre, pourquoi chez ce personnage qui est "souvent un homme, et même un homme génial"? "Dans son génie, il ressemble à l'enfant qu'il était, qu'il a gardé en lui. Il fait des projets, des croquis d'espaces, des dessins d'oiseau. Parfois il part dans ses pensées pendant longtemps. Il s'abstrait. Il s'excepte du monde." Ce livre est l'histoire d'un personnage passionnel qui se heurte exemplairement à nos raisons culturelles.
En psychiatrie comme en psychologie clinique, le patient ne se réduit pas à ses symptômes ni à sa maladie qui ne peuvent pas être compris dans leur seule dimension négative et " handicapante " : ils ont un sens au regard de l'histoire du sujet relevant de diverses formes de conflits, de blessures psychiques, de traumatismes et de systèmes défensifs. Les auteurs reprennent ici la description des grands syndromes psychiatriques actuels en leur apportant l'éclairage de la métapsychologie freudienne et postfreudienne ainsi que celui de la psychopathologie psychanalytique et transculturelle d'aujourd'hui, sans ignorer l'apport des neurosciences. Ces approches théoriques de la clinique apparaissent indispensables à une compréhension contemporaine des troubles psychiques et psychiatriques. Elles donnent les moyens de saisir ce qu'aucun scanner ni aucune statistique ne peuvent montrer, à savoir les dynamiques, les conflits et les déchirures psychiques sous-jacents à l'expression de ces troubles.
Ce texte propose une approche psychanalytique de l'arrogance, considérée à la fois comme une pathologie du narcissisme et comme le révélateur des relations de domination. Sont donc explorés les domaines de l'intime, de l'individuel, mais aussi du groupal, du social, au travers de l'étude d'événements contemporains, de personnages historiques et littéraires. Le fait d'articuler ces différents champs constitue tout l'intérêt de cette notion d'arrogance. C'est donc une vaste étude, qui confine à la recherche d'exhaustivité des occurrences de l'arrogance, trouvée aussi bien chez l'enfant que chez l'adolescent, le chef d'entreprise, le criminel, le dirigeant politique. Cet ouvrage est d'une très grande nouveauté dans le champ de la recherche psychanalytique. Il se démarque de par ses qualités d'ouverture, ses analyses liées à l'actualité et son canevas littéraire.
4e de couverture : Notre corps ne ment jamais. Quand nous tombons malades, quand nous faisons l'expérience de la dépression, de la toxicomanie, de l'anorexie, c'est que nous sommes traversés par un conflit intérieur entre ce que nous ressentons et ce que nous voudrions ressentir. D'un côté, il y a notre corps, qui garde intacte la mémoire de notre histoire - et tout particulièrement des mauvais traitements que nos parents ont pu nous infliger -, de l'autre, il y a notre esprit et notre volonté, conditionnés par la morale et notre éducation, qui nous déterminent à aimer et honorer, quoi qu'il arrive, ces mêmes parents. Ce livre explore, à travers de nombreux exemples - notamment des vies d'écrivains célèbres -, les conséquences parfois dramatiques de ce conflit, mais il montre aussi qu'il existe des raisons d'espérer. Non, nous ne sommes pas obligés d'être les «bons» enfants de nos parents s'ils nous ont fait du mal et s'ils continuent de pratiquer le chantage affectif. Oui, c'est notre responsabilité que d'être attentifs aux signaux d'alerte que nous envoie notre corps. Au terme de ce chemin exigeant par lequel nous acceptons de relire l'histoire de nos rapports avec nos parents, il y a l'espoir de naître à une authentique liberté intérieure.Notes Biographiques : Alice Miller (1923-2010) a exercé la psychanalyse jusqu'en 1980 avant de se consacrer entièrement à ses recherches sur l'enfance. Traduite dans le monde entier, elle est l'auteur de nombreux ouvrages sur les causes et les conséquences des mauvais traitements infligés aux enfants, dont en Champs-Flammarion Notre corps ne ment jamais, C'est pour ton bien et Ta vie sauvée enfin.