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Cliniques méditerranéennes N° 86, 2012 : L'enfant et ses fantômes
Le Poulichet Sylvie ; Del Volgo Marie-José
ERES
26,50 €
Épuisé
EAN :9782749234359
Le jeune enfant ne saurait admettre que les êtres soient à jamais retirés du monde des vivants. L'épreuve de la temporalité et celle de l'identité commencent avec cette incrédulité que laisse un départ sans retour, une absence pour toujours. Qu'appelle-t-on fantômes et fantasmes de transmission dans le travail psychanalytique ? La proximité entre fantasme et fantôme ne tient pas seulement à l'étymologie gréco-latine (phantasma). Elle a trouvé une consécration dès les premiers textes de pionniers de la psychanalyse. Ainsi qu'on le verra à travers les contributions de ce numéro de Cliniques Méditerranéennes, la psychanalyse est en effet maintes fois sollicitée, dans son exercice quasi quotidien, par divers modes de survivance qui ne peuvent guère être évoqués autrement que sous la figure ambiguë du fantôme, circulant au sein de familles ou entre des générations. Enfant mort et forclos du discours des vivants, enfant substitut ne pouvant exaucer le v?u de parents endeuillés, enfant dépositaire d'une effigie de disparu(e) : ce ne sont là que des exemples parmi les plus souvent produits. Mais il est aussi d'autres façons d'appréhender les devenirs fantômes. Ainsi de ce fameux " inquiétant " que suscitent les multiples figures du double, ou encore de " l'identification inconsciente au fantôme ", jusqu'aux manifestations suscitées par une " relation d'objet virtuelle utérine ".
La distance est grande entre les discours tenus sur la toxicomanie et l'expérience clinique que le psychanalyste acquiert de certains cas d'addiction toxicomaniaque dans sa pratique psychothérapique. Cet ouvrage propose une réflexion informée et rigoureuse issue d'une pratique analytique. Il présente sous quelles conditions, à la fois théoriques et techniques, la psychothérapie est possible, avec des cas qui traversent la nosographie psychiatrique et désorientent les oppositions classiques entre névroses, psychoses et perversions.
Résumé : A quel moment et dans quel champ la notion d'addiction a-t-elle émergé ? Qu'en est-il aujourd'hui de la définition des addictions et de la pertinence de cette notion ? Les travaux rassemblés dans ce volume engagent de nouveaux points de vue. Les formes insolites que peuvent prendre les phénomènes addictifs dans les psychothérapies conduisent à l'exploration de processus psychiques singuliers, redonnant toute sa féconde complexité à l'étude de ce champ psychopathologique. Les formations addictives nous mettent à l'écoute de la créativité de l'étrange à travers les métamorphoses du corps et les transmutations identificatoires, lorsque seules les attaches addictives semblent encore pouvoir donner ancrage à un corps dans le monde. Représentant souvent des tentatives paradoxales pour fuir une dépendance mortifère, ou pour élaborer un autoérotisme, ces formations nous amènent à réinterroger les logiques de l'incorporation et à proposer de nouvelles réflexions sur les identifications addictives inconscientes.
Depuis plusieurs années, Sylvie Le Poulichet explore la dynamique de phénomènes qu'elle a dénommés "processus limites", à l'oeuvre chez des patients ordinairement désignés comme borderline. Ces patients souffrent d'une difficulté à "habiter" leur corps, à repérer les limites entre le vivant et le mort et à s'approprier leur histoire. Le déploiement de la vie paraît chez eux tombé sous le coup de condamnations parentales, émanant d'événements traumatiques et de fantasmes inconscients, qui se transmettent de génération en génération. Ces sujets en viennent à sacrifier inconsciemment certaines zones de leur corps ou des aspects de leur identité sexuelle. Et des somatisations, des dépressions, des addictions (la boulimie, par exemple), des états de figement affectent souvent leur devenir. Dans cet ouvrage, on voit se déployer les mouvements de la démarche analytique: l'auteure relate des séquences de cure où l'analyse de rêves et la traversée de fantasmes permettent de recomposer les figures du corps en souffrance. Des scènes insoupçonnées apparaissent, ayant le pouvoir de construire de nouvelles versions de la venue au monde du sujet. Et c'est lorsque s'animent les images du corps pensées par le langage du rêve que se produisent de nouvelles prises de corps. C'est lorsque sont analysées les chimères du corps - ces étranges assemblages fantasmatiques de plusieurs corps, vivants ou morts, en un seul, qui vont jusqu'à menacer la continuité d'existence - que tous les symptômes douloureux disparaissent. Ce livre montre quels sont les modes d'interprétation qui permettent de dissoudre les fantômes, de dénouer les forces traumatiques et de mettre en jeu des processus créateurs qui laisseront enfin surgir un nouveau champ de regard, de présence, de jeu et de désir.
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
Mellier Denis ; Bompard Vincent ; Colas Nathalie ;
Comment l'observation du bébé peut-elle devenir un outil pour les professionnels de la petite enfance? Comment peut-elle être une aide pour accueillir un bébé et prendre soin de lui? Cet ouvrage montre que la valeur de l'observation résulte surtout du travail que les équipes peuvent réaliser à cette occasion pour percevoir toute la complexité de la vie psychique. Les travaux d'Esther Bick et ceux d'Emmi Pikler (Loczy) trouvent ici un prolongement pratique pour les lieux d'accueil des bébés et de leurs parents. Sous certaines conditions, le dispositif de l'observation permet d'instaurer une véritable médiation pour percevoir, recevoir, contenir et penser tout l'impact de la vie émotionnelle du bébé dans son environnement, et garder ainsi vivante l'attention à son égard. Biographie de l'auteur Denis Mellier, psychologue clinicien (Lyon), professeur de psychologie clinique et psychopathologie, université de Franche-Comté.
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.