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Le théâtre des voix. A l'écoute du personnage et des écritures contemporaines
Le Pors Sandrine ; Sarrazac Jean-Pierre
PU RENNES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782753512900
Depuis Beckett, nous savions ou, du moins, nous pressentions qu'un"théâtre des voix"tendait à se développer à côté du théâtre des personnages, voire à s'y substituer. [...] Nous avions tous constaté cette émancipation de la voix par rapport au personnage ou cette coexistence, dans l'espace dramatique, de voix - off ou in - et de personnages au sens traditionnel, niais nul chercheur, à ma connaissance, n'avait encore tenté de tirer les conséquences tant dramaturgiques qu'esthétiques de ce nouvel état de fait. Or, voici qu'avec beaucoup de sagesse et en évitant toute généralisation abusive - elle précise même qu'il s'agit d'une tendance"minoritaire"- Sandrine Le Pors nous livre les résultats de son exploration du théâtre des voix dans sa version la plus contemporaine. Nul doute que son approche, sous l'angle de la polyphonie et de ce qu'elle appelle"l'espace phoné", de toute une série d'auteurs français et européens - parmi lesquels Michel Vinaver, Valère Novarina, Enzo Cormann, Daniel Lemahieu, Patrick Kermann, Martin Crimp, Sarah Kane, Jon Fosse, Fausto Paravidino, Roland Schimmelpfennig - nous permettra de mieux comprendre les enjeux de leurs écritures respectives [...]. Gomment ces voix migrantes apparaissent, disparaissent, s'assemblent, se dispersent, tel était l'objet initial de ce livre. Chemin faisant, Sandrine Le Pors a largement dépassé ses premiers objectifs et nous a fait découvrir, à l'étude de ses auteurs favoris, un nouveau continent. Continent que nous pourrions appeler choralité" Jean-Pierre Sarrazac 2 août 2010
Ce numéro entend observer comment les arts dramatiques, scéniques et visuels se saisissent du corps marionnettique - marionnette, effigie, pantin, corps artificiel, acteur ou danseur marionnettisé ... -, se règlent ou se dérèglent sur lui pour se réinventer et ouvrir de nouvelles voies à l'incarnation de la parole et à l'animation des figures ("anima", faut-il le rappeler, signifie "souffle"). Des voix en playback marionnettisant les acteurs (Carmelo Bene) aux effigies harcelées par des voix (Gisèle Vienne) en passant par ces voix venues désarticuler et/ou animer le personnage (de Yeats à Kossi Efoui), multiples sont les écritures à dialoguer avec les pratiques vocales marionnettiques : soit qu'elles multiplient les écarts, les zones de friction ou d'émancipation entre la voix et le corps, soient qu'elles jouent du décentrement, voire de la mise à distance, entre l'origine de la voix et sa répartition dans l'espace. Entre dématérialisation des corps (ombres, projections, hologrammes, ...) et corps affirmant leur matérialité, comment la dimension vocale et sonore de ces corps vient-elle dire quelque chose de nos discours (intimes et idéologiques), de nos ritournelles et de nos mondes ? Comment les artistes se mettent-ils à l'écoute de la voix marionnettique et s'efforcent-ils de la traduire ? La réflexion se veut transversale de par la diversité des territoires visités (Argentine, Belgique, France, Iran, Italie, Japon, Québec...) et des époques abordées (des pratiques traditionnelles comme le Bunraku aux formes scéniques très contemporaines d'avatars ou de masques vidéo).
L'actualité pose régulièrement, et souvent de façon dramatique, la question du droit d'asile, question permanente dans l'histoire des civilisations qui ont dû, au fil du temps, conjuguer droit d'asile et droit de cité.Cet ouvrage présente l'histoire et les conceptions qui se sont exprimées sur le droit d'asile, débouchant aujourd'hui sur une réglementation internationale substantielle prolongée par des dispositifs nationaux qui tendent à s'harmoniser, notamment dans le cadre européen. L'état du droit, qui a fait l'objet récemment d'importantes réformes législatives et réglementaires, y est ensuite analysé avec précision.Au-delà, la réalité de l'asile s'exprime dans des procédures et des données chiffrées qui permettent de rendre compte de l'ampleur et de l'acuité du problème.
De plus en plus de chrétiens désirent une solide culture religieuse. Leurs besoins de formation les ont amenés à mieux connaître l'Evangile, à retrouver dans les textes du Nouveau Testament le témoignage des premières communautés chrétiennes. Depuis vingt siècles, des générations de croyants se sont efforcées de comprendre et de vivre cet Evangile, Leur témoignage est lui aussi une source d'enrichissement pour notre foi, aujourd'hui. il ne s'agit pas de rechercher dans le passé des solutions toutes faites aux problèmes actuels. Mais l'étude de l'histoire des chrétiens peut nous aider à saisir l'esprit et l'élan de leur vie et éclaire nos questions et nos débats. Parmi ces innombrables témoins figurent ceux qui dans les premiers siècles du christianisme ont essayé d'exprimer la foi naissante des chrétiens, ceux que l'on appelle les Pères de l'Eglise. Hommes de l'Orient grec ou de l'Occident latin, ils se nomment Grégoire le Grand, Augustin, Ambroise de Milan, Grégoire de Nazianze, Jérôme, Irénée, Origène, Ignace d'Antioche ou Cyprien de Carthage... La connaissance de leurs écrits est essentielle tant pour ceux qui recherchent une vraie culture religieuse que pour ceux qui veulent vivre et éclairer leur foi. Mais où peut-on retrouver ces textes qui représentent d'énormes volumes écrits en grec ou en latin? Resteront-ils réservés à des spécialistes? Cette collection Eglise d'hier et d'aujourd'hui veut proposer les meilleurs pages des Pères de l'Eglise, dans des traductions accessibles. Il ne s'agit pas d'emmagasiner une doctrine fixée une fois pour toutes, mais d'entrer dans une tradition qui est une transmission vivante. Plus d'un parmi ceux qui s'aventureront dans cette lecture des Pères seront étonnés de leur actualité et de leur modernité.
Tant sur le plan esthétique qu'éthique, le regard de l'enfant fait quelque chose aux écritures et aux arts de la scène, lesquels lui donnent une place privilégiée dans le champ contemporain au-delà de la seule "création jeune public". Cet essai met au jour la nature d'un théâtre sous l'oeil de l'enfant (de l'enfant à naître, en passant par le nourrisson, jusqu'au petit enfant) et l'articule à une généalogie de la parole (l'infans). Sandrine Le Pors ouvre ainsi un chemin poétique nous faisant accéder à une vision kaléidoscopique, ample et néanmoins précise, des écritures textuelles et scéniques (théâtre, danse, marionnette) où une enfance résiste, persiste. L'enfant (dramatique, scénique ou plastique, vivant, absent ou mort), loin de nous renvoyer à un miroir complaisant ou de s'associer à une perception simpliste, s'inscrit ici dans une ouverture contre une fermeture du monde.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni