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Etudes théâtrales N° 60-61/2014 : Les voix marionnettiques
Le Pors Sandrine
ET THEATRALES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782930416403
Ce numéro entend observer comment les arts dramatiques, scéniques et visuels se saisissent du corps marionnettique - marionnette, effigie, pantin, corps artificiel, acteur ou danseur marionnettisé ... -, se règlent ou se dérèglent sur lui pour se réinventer et ouvrir de nouvelles voies à l'incarnation de la parole et à l'animation des figures ("anima", faut-il le rappeler, signifie "souffle"). Des voix en playback marionnettisant les acteurs (Carmelo Bene) aux effigies harcelées par des voix (Gisèle Vienne) en passant par ces voix venues désarticuler et/ou animer le personnage (de Yeats à Kossi Efoui), multiples sont les écritures à dialoguer avec les pratiques vocales marionnettiques : soit qu'elles multiplient les écarts, les zones de friction ou d'émancipation entre la voix et le corps, soient qu'elles jouent du décentrement, voire de la mise à distance, entre l'origine de la voix et sa répartition dans l'espace. Entre dématérialisation des corps (ombres, projections, hologrammes, ...) et corps affirmant leur matérialité, comment la dimension vocale et sonore de ces corps vient-elle dire quelque chose de nos discours (intimes et idéologiques), de nos ritournelles et de nos mondes ? Comment les artistes se mettent-ils à l'écoute de la voix marionnettique et s'efforcent-ils de la traduire ? La réflexion se veut transversale de par la diversité des territoires visités (Argentine, Belgique, France, Iran, Italie, Japon, Québec...) et des époques abordées (des pratiques traditionnelles comme le Bunraku aux formes scéniques très contemporaines d'avatars ou de masques vidéo).
L'actualité pose régulièrement, et souvent de façon dramatique, la question du droit d'asile, question permanente dans l'histoire des civilisations qui ont dû, au fil du temps, conjuguer droit d'asile et droit de cité.Cet ouvrage présente l'histoire et les conceptions qui se sont exprimées sur le droit d'asile, débouchant aujourd'hui sur une réglementation internationale substantielle prolongée par des dispositifs nationaux qui tendent à s'harmoniser, notamment dans le cadre européen. L'état du droit, qui a fait l'objet récemment d'importantes réformes législatives et réglementaires, y est ensuite analysé avec précision.Au-delà, la réalité de l'asile s'exprime dans des procédures et des données chiffrées qui permettent de rendre compte de l'ampleur et de l'acuité du problème.
Le service public, l'intégration, la laïcité, la souveraineté populaire et nationale participent, en France, d'une conception de la citoyenneté comportant des droits et des devoirs définissant le rôle du citoyen dans la cité et face aux institutions. L'ouvrage analyse également la crise actuelle de la citoyenneté, qui doit prendre en compte l'émergence de citoyennetés européenne et mondiale.
Est-ce bien la peine de s'intéresser à la farce en cette fin de XXème siècle ? D'aucuns pourront juger que cet "affrontement comique de personnages populaires cherchant à duper ou à dominer autrui" n'engendra que gaudrioles bien trop vulgaires pour qu'on s'y attarde. C'est bien sûr faire peu de cas de l'énorme succès européen de la farce et de sa «cousine» la commedia dell'arte entre le XVème et le XVIIème siècle. Les désirs humains, dans ce qu'ils ont d'élémentaire et de primordial -le «bas matériel et corporel» selon la formule de Bakhtine -y sont crûment exprimés, théâtralité ignoble qui ne choquait pas au Moyen Age mais que les humanistes et les «doctes» combattirent avec rage -et avec succès. Chassée des théâtres, l'humeur farcesque se réfugia dans les parades de la foire, les entrées de clowns et les numéros de cabaret ou de caf'conc'. Mais il faut attendre le tournant du XXème siècle pour assister à une véritable résurrection du farceur : Ubu roi de Jarry, théâtre anarchiste de Mirbeau et Malato, Mystère Bouffe de Maïakovski... Plus tard viendront Brecht et Ghelderode, puis Dario Fo et Alain Badiou... Le cinéma et la télévision offriront quant à eux un tremplin à ces autres «farceurs» que sont Charlie Chaplin, Tex Avery ou les Guignols de l'info... Et l'on se remet à «traduire» et à jouer des farces du Moyen Age.
Les travaux publiés sont le résultat d'une recherche menée sur l'oeuvre d'Antoine Vitez à l'Institut d'études théâtrales de l'Université de Paris III-la Sorbonne Nouvelle et au Centre d'études théâtrales de l'Université catholique de Louvain. Ici, pour la première fois, des étudiants qui ne l'ont pas connu s'emploient à écrire sur lui et son théâtre. A partir de l'expérience de son spectacle testamentaire, LE SOULIER DE SATIN, de traductions, de documents, s'amorce le combat de la nouvelle génération avec l'oubli du théâtre et l'évanouissement progressif de ses artistes. A plusieurs titres, ce numéro trouve sa légitimité dans la démarche de Vitez lui-même, qui n'a jamais failli à la confiance faite aux jeunes. Ni aux vertus de l'école.
A l'époque du naturalisme et du symbolisme, la forme dramatique connaît une crise sans précédent. C'est cette crise des structures de l'écriture dramatique que la présente publication entend explorer. Et cela de façon aussi bien interne -à travers l'étude des dramaturgies de l'époque, de Zola à Ibsen et de Strindberg à Maeterlinck qu'externe, par une prise en compte de la question du décor et de la mise en scène ainsi que de celle du cinéma. Les principaux enjeux esthétiques d'aujourd'hui, montée du monologue, déconstruction du dialogue, de la fable et du personnage, ont leurs racines dans ces riches années 1880-1910.
Plaisirs de théâtre, comme un kaléidoscope, nous propose les reflets changeants d'une réalité aux multiples couleurs. Seront saisis sur le vif la puissance évocatoire des mots et le souffle des histoires ; la magie de la métamorphose ; les mystères de la création ; le virus de la perfection ; l'alchimie des images scéniques ; les fêtes de la rencontre ; les atmosphères nées du lieu théâtral, surprenant, complice, habité ; les plaisirs solitaires ou partagés de l'attente du spectacle, ceux de l'approbation et ceux de la remémoration ; la soif d'élargir sa connaissance de la vie, de se sentir davantage acteur ou spectateur-citoyen d'un théâtre à l'écoute du monde...