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Où est ce corps que j'entends ?. Des corps et des voix dans le théâtre contemporain
Le Pors Sandrine ; Longuenesse Pierre
PU ARTOIS
22,00 €
Épuisé
EAN :9782848321974
Où est ce corps que j?entends ?". Cette interrogation extraite d?Enfonçures de Didier-George Gabily est emblématique de l?une des nombreuses manifestations de dissociation de la voix et du corps telle qu?elle se manifeste dans le théâtre moderne et contemporain. A travers un vaste corpus qui aborde aussi bien les théâtres francophone, anglophone, hispanophone, que germanophone, scandinave ou russe, cet ouvrage prend la mesure de ce qui, dans la voix, est révélateur de nouvelles modalités de figurations et de représentations du corps. Sont ainsi examinées les multiples frictions et relations entretenues entre le corps et la voix ? des voix sans corps aux corps sans voix en passant par ces corps délocalisés, lointains, fantasmés, étranges, étrangers, malades ou malmenés, tour à tour commentés ou mis en fiction par les voix. Révélatrices des principales mutations des écritures théâtrales et de la scène aux 20e et 21e siècles, ces nouvelles relations entre corps et voix ne sont pas pure affaire de forme ; elles sont à penser en regard des représentations sociales, politiques, médicales, culturelles du corps et de la parole dans le monde contemporain.
Anicet Le Pors est l'un des ministres communistes dans le gouvernement de Mitterrand, en 1981, où il est chargé de la Fonction publique et des Réformes administratives. Il n'a jamais fait de la politique un métier s'il en a exercé successivement plusieurs?: ingénieur, économiste, sénateur et conseiller général des Hauts-de-Seine, puis membre du Conseil d'État et juge à la Cour nationale du droit d'asile. C'est La Trace que reprend ici l'auteur développant ses réflexions sur ses thèmes fondamentaux d'une recomposition politique?: laïcité, socialisme, communisme, propriété publique, institutions, citoyenneté, droit d'asile, service public dans une situation de crise qu'il analyse comme une métamorphose.
Ce volume constitue le deuxième volet d'une recherche que nous avons voulu consacrer aux écritures théâtrales pour la jeunesse dont le premier est paru en 2015 dans la revue Recherches et Travaux. Ici encore, il s'agit d'examiner comment le rapport à la jeunesse correspond moins à une thématique qu'à un engagement dépassant le seul théâtre destiné aux jeunes et interrogeant à la fois le monde et le théâtre, la jeunesse et les adultes soucieux de regarder le monde tel qu'il va depuis l'enfance. Cet engagement est ici plus précisément étudié via la focale de la poétique du drame - une poétique résolument plurielle qui ne manque pas de vivifier le champ de la littérature théâtrale contemporaine dans son ensemble. Attentif aussi bien aux poétiques de l'engagement qu'à l'engagement du poétique dans le théâtre de jeunesse, ce volume propose d'aller à la rencontre de dramaturgies et de voix singulières, telles celles d'Edward Bond, de Joseph Danan, de Daniel Danis, de Philippe Dorin, de Mike Kenny, de Claudine Galea, de Suzanne Lebeau, de Sylvain Levey ou encore de Dominique Richard.
Ce numéro entend observer comment les arts dramatiques, scéniques et visuels se saisissent du corps marionnettique - marionnette, effigie, pantin, corps artificiel, acteur ou danseur marionnettisé ... -, se règlent ou se dérèglent sur lui pour se réinventer et ouvrir de nouvelles voies à l'incarnation de la parole et à l'animation des figures ("anima", faut-il le rappeler, signifie "souffle"). Des voix en playback marionnettisant les acteurs (Carmelo Bene) aux effigies harcelées par des voix (Gisèle Vienne) en passant par ces voix venues désarticuler et/ou animer le personnage (de Yeats à Kossi Efoui), multiples sont les écritures à dialoguer avec les pratiques vocales marionnettiques : soit qu'elles multiplient les écarts, les zones de friction ou d'émancipation entre la voix et le corps, soient qu'elles jouent du décentrement, voire de la mise à distance, entre l'origine de la voix et sa répartition dans l'espace. Entre dématérialisation des corps (ombres, projections, hologrammes, ...) et corps affirmant leur matérialité, comment la dimension vocale et sonore de ces corps vient-elle dire quelque chose de nos discours (intimes et idéologiques), de nos ritournelles et de nos mondes ? Comment les artistes se mettent-ils à l'écoute de la voix marionnettique et s'efforcent-ils de la traduire ? La réflexion se veut transversale de par la diversité des territoires visités (Argentine, Belgique, France, Iran, Italie, Japon, Québec...) et des époques abordées (des pratiques traditionnelles comme le Bunraku aux formes scéniques très contemporaines d'avatars ou de masques vidéo).
Le service public, l'intégration, la laïcité, la souveraineté populaire et nationale participent, en France, d'une conception de la citoyenneté comportant des droits et des devoirs définissant le rôle du citoyen dans la cité et face aux institutions. L'ouvrage analyse également la crise actuelle de la citoyenneté, qui doit prendre en compte l'émergence de citoyennetés européenne et mondiale.
L'opposition " correct/incorrect " sert ici de base à un ensemble cohérent d'études portant sur la nature de la traduction, les décalages qu'elle doit accepter ou éviter, la perception et le rendu des valeurs de la ponctuation, la défense des éléments " périphériques " tels que les épigraphes (à partir d'un corpus de traductions d'Ann Radcliffe), la traduction de la théâtralité (à partir de versions successives du Misanthrope), l'exploration d'une des limites de la traduction avec le dialecte, comme incorrection et infraction sociale (dans L'Amant de Lady Chatterley). le traitement de certains effets stylistiques du prétérit anglais, une réflexion cognitiviste sur les généralisations observables en traduction à partir des spécificités linguistiques et des tendances des discours, et enfin une réflexion sur l'adéquation de certaines étiquettes visant à caractériser les options de traduction. Les études de ce volume, abondamment illustrées d'exemples, proposent une vision réaliste de la traduction, qui contribue à affirmer notre perception de l'essence de cette opération tout en faisant apparaître plus clairement les paramètres des actes de jugement et de production sur lesquels elle repose.
Van Der Meersch Maxence ; Melliez Mary ; Morzewski
Romancier à succès dans l'entre-deux-guerres (La Maison dans la dune, Invasion 14, Corps et Ames...), Prix Goncourt 1936 avec L'Empreinte du dieu, Maxence Van der Meersch (1907-1951) fut aussi un chroniqueur et nouvelliste recherché dont les textes parurent régulièrement dans la presse entre 1925 et 1950. Marianne, L'Intransigeant, Candide, Le Figaro, Paris-Soir... publièrent ses chroniques et nouvelles, ainsi que les grands titres de la presse du Nord de la France. Articles de commande ou de circonstance, textes d'humeur voire véritables "manifestes" où l'écrivain, fidèle à ses engagements humanistes, prend position sur différents problèmes de société, un important florilège de cette production se trouve rassemblé dans ces deux volumes qui permettent de nuancer considérablement l'image "réactionnaire" de l'écrivain. Sensible à la souffrance et à la misère des "gens de peu" dont il partagea le sort, révolté par l'inégalité et l'injustice mais aussi par le sort fait aux femmes dans le monde du travail à son époque, il est hanté par les ravages de la guerre dans sa région. La même inspiration anime aussi ses nouvelles, dont certaines constituent les embryons de romans édités ultérieurement, mais aussi inédits ou inachevés (Paternité, Invasion 40...). Van der Meersch y exploite avec une maîtrise accomplie toutes les tonalités du genre, et certaines de ces nouvelles sont dignes d'un Maupassant. Enfin, un long texte inédit, "L'Affaire Jean Boudart", apporte un témoignage exceptionnel sur la "première carrière" de Van der Meersch, qui fut avocat au barreau de Lille, y déployant le même généreux engagement social que dans son oeuvre d'écrivain.
L'homme est un être à part parce qu'il pense, affirme-t-on communément, mais c'est oublier une autre de ses spécificités, tout aussi étonnante : l'homme est le seul animal à boire sans soif. De là vient l'ivresse, compagne de l'homme depuis toujours, présence que la littérature a largement reflétée, suivant des modalités qui diffèrent selon les époques et les cultures. Il est donc utile de mener une réflexion approfondie sur le phénomène de l'ivresse, que la recherche littéraire a jusqu'ici beaucoup moins exploré que d'autres thèmes en apparence davantage empreints de " dignité ". Pourtant, l'ivresse possède depuis longtemps ses lettres de noblesse. Mythes et croyances nous enseignent qu'au voisinage étroit du breuvage qui enivre se tiennent amour, poésie, connaissance suprême, divination, furor... Reprenant ces pistes, les études présentées ici en français s'appuient sur des textes littéraires issus de cultures variées (anglo-saxonne, chinoise, française, germanique, hispanique, portugaise), d'époques diverses, et font appel à un éventail de sources allant des grands textes fondateurs de la culture occidentale (Écritures...) aux productions de la paralittérature. Cette pluralité qui confronte approches et contenus permet d'enrichir d'analyses originales le débat sur le thème proposé.
Comment peut-on s'engager dans les sports à risque ? La présente étude sociologique voudrait répondre aux énigmes que présentent ces pratiques. Car ces disciplines sportives interpellent : elles sont des activités de loisirs dans lesquelles la vie est mise en jeu. C'est par l'enquête menée sur les terrains de parachutisme, de BASE-jump, d'alpinisme ou de parapente que ce livre participe à la compréhension et à l'explication des engagements dans ces sports. D'abord en éclairant les parcours de vie qui conduisent à ces activités. Entre dispositions et situations, se construisent des engagements pluriels, mus par le jeu complexe d'influences biographiques et contextuelles façonnées par le genre. Ensuite en rendant compte des modes de pratiques, notamment dans les rapports que nouent les adeptes, hommes et femmes, avec les risques et les prises de risque. Enfin, en montrant comment s'établissent les rapports sociaux de sexe dans ces espaces sociaux "masculins", entre évolutions, reconfigurations et permanences. Cette étude des sports à risque apporte ainsi une contribution à la connaissance des dynamiques biographiques, des prises de risque et du genre.