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Le nazisme, l'apartheid et le droit. Quand l'injustice se fait loi
Spira Raymond
ALPHIL
23,00 €
Épuisé
EAN :9782889300938
Quel est le point commun entre un Juif allemand au temps du nazisme et un Noir sud-africain durant l'apartheid ? Dès leur conception, l'un et l'autre sont marqués pour la vie et le jour de leur naissance coïncide avec celui de leur condamnation. Le Juif parce qu'il n'est pas "aryen" et le Noir parce qu'il n'est pas Blanc. Telle est la loi de l'Etat raciste ! Cette discrimination raciale était le fruit d'un travail minutieux auquel se consacraient avec enthousiasme des milliers de juristes. Rien n'était laissé au hasard et les juges n'étaient pas les moins empressés à sévir contre les victimes de cette ségrégation. En Allemagne, un tribunal a jugé "qu'un Juif s'apprêtant à avoir des rapports avec une femme allemande ne peut se contenter des allégations de celle-ci sur sa prétendue ascendance juive. Il doit s'employer à obtenir des preuves écrites et satisfaisantes de son statut". En Afrique du Sud, un juge devant lequel comparaissait une femme venant du Transkei qui séjournait illégalement au Cap et qui plaidait qu'elle allait mourir de faim dans ce bantoustan misérable, lui rétorqua : "Vous mourrez de faim au Cap. Vous pouvez aussi bien le faire chez vous !" Alors que le virus du racisme continue à distiller son poison un peu partout dans le monde, ce récit documentaire relate deux expériences historiques d'Etat raciste, en s'attachant plus particulièrement au rôle des juristes. Appliqué sans réflexion critique, par conformisme ou simple routine, le positivisme juridique recèle un piège qui peut se révéler mortel pour ses victimes auxquelles est refusé ce qu'on nomme justement le secours de la loi. Se souvenir des errements du passé peut aider les faiseurs de lois et ceux qui les appliquent à déjouer ce traquenard.
De toutes façons, c'est moi qui vais savoir en premier s'il a mangé la Rose, puisque je vais mourir avant toi." Comment réagir quand une petite fille de quatre ans, crinière dorée, grands yeux gris et née avec le Virus du SIDA, vous chuchote ces quelques mots? Comment raisonner cet homme, ou plus exactement cette voix anonyme, qui murmure au téléphone: "je vais me pendre..." Existe-t-il seulement une réponse? Tout au moins puis-je livrer ici mon expérience. Mais que faire face à la violence? Celle de cet enfant autiste qui se mutile sans discontinuer, celle de ces adolescentes, à la fois indomptables et inconsolables, menaçantes et provocantes, maltraitées et abandonnées. Que reste-t-il quand on a tout tenté, qu'on est seul et qu'on a 14 ou 15 ans? En comprimant les poignets tailladés de Simane, ou en tentant d'empêcher les automutilations de Miriam, ou de Wu, je cherchais encore des réponses... C'est mon métier d'accompagner ces adolescents et adolescentes, "Cas Soc" "et sauvageons. Un accompagnement au quotidien, dans les rires, les larmes, les cris, les confessions, et dans la lutte pour la survie au sein des Institutions. Car je vous dois ici la vérité: je suis Educateur Spécialisé... Biographie de l'auteur Après avoir été bénévole dans deux Associations, l'une axée dans l'accompagnement d'enfants touchés par le virus du SIDA, l'autre dans l'écoute de personnes à tendance suicidaire, j'entamais une longue formation pour devenir Educateur.Enfants handicapés, adolescents" sauvageons ", maltraitance institutionnelle...: j'apprenais le métier. A 27 ans, après dix années d'expérience du secteur Social et après deux années d'exercice de la profession au sein d'un internat atypique, le besoin de faire le point se faisait pressant. Période de réflexions que j'ai mise à profit pour rendre compte d'une réalité quotidienne du terrain, impressionnante, autant que poignante."
Plus que tout autre chose, c'est le bonheur que nous aimons, c'est le bonheur que nous désirons. Or la majorité d'entre nous le recherche dans la mauvaise direction lorsque nous nous acharnons à vouloir le trouver dans les objets, les activités, les relations, les substances ou même dans des états mentaux spéciaux encouragés par certaines pratiques religieuses ou spirituelles. Ce livre nous convie à un changement radical de direction : détourner notre attention de l'expérience objective - qui jamais n'arrive à combler totalement notre soif de bonheur et de paix durables - pour la tourner vers soi, vers l'intérieur. C'est là que se trouve la résidence suprême du bonheur et de la plénitude, dans la simple connaissance de notre être propre, qui est pure conscience. Ce retournement - ou retour - de l'attention ou mental vers sa source de pure conscience constitue l'essence de la méditation et de la prière. Comment opérer ce retournement est le sujet palpitant de ce livre. Rupert Spira nous montre que la simple connaissance de notre propre être n'exige ni pratique ni effort. En effet, qu'avons-nous à faire pour être ou connaître ce que nous sommes déjà et toujours ? Plutôt qu'une pratique, c'est une approche contemplative que nous propose ce livre. Ainsi, la méditation n'est pas quelque chose que l'on fait, c'est ce que l'on est. La connaissance de notre être essentiel est une non-pratique. "Etre conscient d'être conscient" consiste donc à demeurer "dans et en tant que" conscience. Cette approche simple et contemplative conduit le lecteur à la reconnaissance de son être essentiel, à la paix et à la plénitude qui lui sont inhérents.
Que s'est-il passé, le 18 septembre 1934, au théâtre de La Chaux-de-Fonds ? Ce soir-là, l'Ordre national neuchâtelois (ONN), une organisation d'extrême droite, veut convaincre les ouvriers, dont beaucoup sont au chômage, de boycotter les grands magasins parce qu'ils font une concurrence déloyale aux petits commerces et qu'ils appartiennent à des juifs. L'ONN compte aussi expliquer aux Montagnons qu'il faut en finir avec la démocratie, pour instaurer dans le canton un "gouvernement fort et responsable" et un régime corporatiste. Accueillis fraîchement par les antifascistes, les orateurs de l'ONN refusent d'accorder la parole à leurs contradicteurs, ce qui déclenche un énorme chahut. Après avoir évacué la salle, les adversaires se retrouvent à la place de la Gare où certains en viennent aux mains. Ces événements donnèrent lieu à un débat animé dans la presse ainsi qu'au Conseil général. Ils trouvèrent leur épilogue en janvier 1935 devant le Tribunal de police qui entendit une centaine de témoins et jugea quinze prévenus. Tout au long de ce récit, fondé sur des documents de première main et la presse de l'époque, défilent des personnages dont les noms sont restés familiers aux Neuchâtelois et rappellent un passé encore proche.
Le 26 juin 1930, la loi fédérale sur la formation professionnelle est adoptée. Applicable à l'ensemble de la Suisse, elle fixe pour la première fois le rôle des formateurs et formatrices en entreprise. Aujourd'hui, Carole, employée de commerce et formatrice dans une entreprise de grande distribution, organise de bon matin la formation des jeunes ; elle s'assure de leur passage dans plusieurs secteurs pour une découverte complète du métier. Dans son atelier, Eric, boulanger-pâtissier-confiseur et formateur indépendant, travaille quant à lui un gâteau avec son apprenti : ils seront bientôt prêts pour le concours auquel ils se sont inscrits. Dans une salle du cours, Dinh, pharmacienne et formatrice dans une petite entreprise, se prépare à effectuer des exercices en laboratoire avec ses apprenti·e·s après leur avoir fait revoir la théorie. Dans une grande entreprise, Luc, logisticien et formateur, donne aux apprenti·e·s des instructions à la volée avant de rejoindre son service. Carole, Eric, Dinh et Luc sont le reflet de ce qui passe inaperçu : une diversité de figures très peu (re)connues et étudiées, pourtant centrales dans le système répandu de la formation professionnelle initiale duale. Chacun·e à sa manière forme des jeunes, et leur partage une vision du métier et du monde du travail. Ce livre offre des clefs pour comprendre les différents rapports à la fonction formatrice, mais aussi toutes les visions de l'apprentissage et sa relation avec le marché du travail. Il propose de comprendre la façon dont formateurs et formatrices investissent leur fonction, les conditions concrètes de son exercice, les enjeux auxquels tou·te·s sont confronté·e·s.
Sur les hauteurs de la Riviera vaudoise se dresse le Palace de Caux, siège d'un mouvement international répondant au nom mystérieux de " Réarmement moral " s'apprêtant à fêter ses huit décennies d'existence. Des élites de tous bords y convergèrent en masse dès 1946 pour assister à ses conférences annuelles. Qui formait la nébuleuse de ce cercle porté par un réseau de bénévoles consacrant leur vie à " changer le monde " ? Comment qualifier ce qui ne fut ni un nouveau mouvement religieux, ni une organisation politique ? Quelles furent ses activités et comment expliquer sa pérennisation ? Brassant des millions durant un âge d'or encore mythifié, le RAM est resté dans les mémoires pour son anticommunisme. A partir d'archives inédites croisées avec des entretiens de sympathisant·e·s, cet ouvrage analyse ses mécanismes de pérennisation comme les expressions de la pensée d'un mouvement devenu aujourd'hui l'ONG Initiatives of Change. Une première partie du livre dissèque les influences qui traversent l'idéologie de Troisième voie (méthodisme, personnalisme, libéralisme économique et conservatisme moral) et les procédés systématiques du mouvement. Les formes et les stratégies discursives de la propagande qu'il met en place après la mort de son fondateur sont l'objet de la seconde partie. Le RAM adapte son agenda à celui du reste de la société : face à l'activisme des milieux progressistes des années 1960, il élabore une " contre contre-culture " destinée à la jeunesse ainsi que des écrits antiféministes. La chute du Mur lui donne un nouveau souffle, avec des missions en ex-URSS et la promotion d'une justice restauratrice.
A l'occasion de sa nouvelle exposition permanente, le Musée d'art et d'histoire de Neuchâtel interroge ses collections et les fait dialoguer à travers le prisme du mouvement, une notion à la fois individuelle et universelle. Un éclairage inédit et interdisciplinaire est proposé au public par un questionnement pluriel. Quels sont les profils et les motivations des personnes migrantes ? Quels rôles jouent les guerres et le négoce international dans les déplacements ? Quelle est la nature des biens produits et les stratégies mises en oeuvre pour les exporter ? Quels sont les liens entre les réseaux commerciaux et la traite négrière ? Que cherchent les artistes sous des ciels lointains ? Quels obstacles rencontrent les migrants et migrantes dans leur quotidien ? Un parcours au fil des petites et grandes histoires où se reflètent mémoire et richesse des destinées. L'ouvrage collectif réunit les textes d'exposition rédigés par les conservatrices et conservateurs du Musée. Il livre une vaste sélection d'objets qui nous saisissent par leur beauté, la maîtrise technique de leur créateur ou leur histoire. Placés dans un contexte mondial, ces objets permettent d'établir des liens avec les enjeux contemporains, comme le débat mémoriel autour du passé colonial de la ville de Neuchâtel. Le questionnement s'étend ici jusqu'à l'espace public et témoigne de la nécessité du Musée de refléter un monde en mutation.
Depuis l'introduction de l'assurance obligatoire des soins en 1996, les controverses sur l'organisation et le financement de l'assurance-maladie, les coûts croissants du système de santé ou encore les relations tendues entre assureurs et professions médicales, constituent autant de points d'achoppement majeurs de la politique suisse. Malgré cette actualité brûlante, l'histoire du système de santé demeure largement méconnue. En s'appuyant sur des archives jusqu'alors inexploitées, ce livre éclaire pour la première fois l'histoire de longue durée des caisses-maladie, qui forment le socle institutionnel du système de financement des soins. Il révèle la façon dont les myriades de sociétés de secours mutuels du XIXe siècle, à fort ancrage local et s'adressant en premier lieu aux hommes de la classe ouvrière, se sont transformées au cours du XXe siècle en caisses-maladie opérant sur l'ensemble du territoire national. La diffusion de l'assurance-maladie auprès de couches toujours plus larges de la population a modifié la gouvernance et le fonctionnement des sociétés mutuelles, qui ont progressivement adopté les technologies commerciales issues du monde de l'assurance-vie. Cet effacement des anciens idéaux mutualistes et leur remplacement par des mécanismes de marché se sont accompagné d'une concentration sectorielle croissante et ont conduit à l'émergence, après la Seconde Guerre mondiale, de l'assurance-maladie en tant que produit de consommation de masse. La thèse de doctorat dont ce livre est issu a reçu le Prix Pierre du Bois 2021, récompensant annuellement la meilleure thèse en histoire défendue à l'Institut des hautes études internationales et du développement de Genève.