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Ce soir à 20 heures les fascistes.... Les événements du 18 septembre 1934 à La Chaux-de-Fonds
Spira Raymond
ALPHIL
17,00 €
Épuisé
EAN :9782889300044
Que s'est-il passé, le 18 septembre 1934, au théâtre de La Chaux-de-Fonds ? Ce soir-là, l'Ordre national neuchâtelois (ONN), une organisation d'extrême droite, veut convaincre les ouvriers, dont beaucoup sont au chômage, de boycotter les grands magasins parce qu'ils font une concurrence déloyale aux petits commerces et qu'ils appartiennent à des juifs. L'ONN compte aussi expliquer aux Montagnons qu'il faut en finir avec la démocratie, pour instaurer dans le canton un "gouvernement fort et responsable" et un régime corporatiste. Accueillis fraîchement par les antifascistes, les orateurs de l'ONN refusent d'accorder la parole à leurs contradicteurs, ce qui déclenche un énorme chahut. Après avoir évacué la salle, les adversaires se retrouvent à la place de la Gare où certains en viennent aux mains. Ces événements donnèrent lieu à un débat animé dans la presse ainsi qu'au Conseil général. Ils trouvèrent leur épilogue en janvier 1935 devant le Tribunal de police qui entendit une centaine de témoins et jugea quinze prévenus. Tout au long de ce récit, fondé sur des documents de première main et la presse de l'époque, défilent des personnages dont les noms sont restés familiers aux Neuchâtelois et rappellent un passé encore proche.
Plus que tout autre chose, c'est le bonheur que nous aimons, c'est le bonheur que nous désirons. Or la majorité d'entre nous le recherche dans la mauvaise direction lorsque nous nous acharnons à vouloir le trouver dans les objets, les activités, les relations, les substances ou même dans des états mentaux spéciaux encouragés par certaines pratiques religieuses ou spirituelles. Ce livre nous convie à un changement radical de direction : détourner notre attention de l'expérience objective - qui jamais n'arrive à combler totalement notre soif de bonheur et de paix durables - pour la tourner vers soi, vers l'intérieur. C'est là que se trouve la résidence suprême du bonheur et de la plénitude, dans la simple connaissance de notre être propre, qui est pure conscience. Ce retournement - ou retour - de l'attention ou mental vers sa source de pure conscience constitue l'essence de la méditation et de la prière. Comment opérer ce retournement est le sujet palpitant de ce livre. Rupert Spira nous montre que la simple connaissance de notre propre être n'exige ni pratique ni effort. En effet, qu'avons-nous à faire pour être ou connaître ce que nous sommes déjà et toujours ? Plutôt qu'une pratique, c'est une approche contemplative que nous propose ce livre. Ainsi, la méditation n'est pas quelque chose que l'on fait, c'est ce que l'on est. La connaissance de notre être essentiel est une non-pratique. "Etre conscient d'être conscient" consiste donc à demeurer "dans et en tant que" conscience. Cette approche simple et contemplative conduit le lecteur à la reconnaissance de son être essentiel, à la paix et à la plénitude qui lui sont inhérents.
Raimonda Roux est née à Paris, dans une famille d'immigrés valdotains, sans moyens qui avait fuit l'Italie rurale. C'est ainsi qu'elle vécut partagée entre la France et le Val d'Aoste. La perte de son jeune frère qui cherchait l'indicible et l'infini vint bouleverser une existence sans relief. Elle prit la route, décidée de partir à la recherche de Dieu. Mille rencontres vinrent émailler le voyage : à chaque fois, elle s'efforça de trouver Dieu dans un sourire, une parole, un repas partagé, une accolade... A chaque fois, elle comprit que le divin était possible, qu'il était, qui sait, une volonté : une construction de vie à plusieurs, une main tendue... Cet ouvrage relate le parcours d'une femme qui aura fait des autres son chemin de vie.
Le niveau de santé de la population, complet état de bien-être physique, mental, social et environnemental, dépend en pratique de tous les domaines de la vie sociale, économique et environnementale. La santé constitue la résultante de l'interaction entre de nombreuses composantes, la modification ou l'altération de chacune d'entre elles retentissant sur les autres et sur la façon dont elles se conjuguent. Qu'il s'agisse de l'éducation, des revenus, de l'activité professionnelle, de l'insertion socio-économique, des conditions d'habitation, de comportements potentiellement délétères pour la santé tels que la consommation de tabac et d'alcool, de l'accès aux services de santé..., tous ces déterminants de la santé et bien d'autres encore sont en étroite complémentarité. Que l'un d'entre eux voit sa distribution modifiée dans la population, quels qu'en soient la raison et le sens, et c'est la santé de nombre d'individus qui risque d'être modifiée, pour le meilleur ou pour le pire.
Ce livre est une suite d'observations sur la nature de l'expérience. Son unique finalité est d'observer clairement l'expérience elle-même, sans jamais essayer de la changer. Rupert Spira ne s'intéresse pas aux qualités particulières de l'expérience, mais il en explore la nature fondamentale. Qu'est-ce que ce "je" ? Quels sont cet "autre" et ce "monde" ? La découverte essentielle de toutes les grandes traditions spirituelles est le fait que la nature fondamentale de chacun d'entre nous, c'est-à-dire la Conscience elle-même, est identique à la nature fondamentale de l'univers. Qu'en est-il de la Conscience elle-même? N'est-elle pas toujours présente derrière et au coeur de chaque expérience. La Conscience est tellement proche qu'elle ne peut-être connue comme objet, et pourtant elle est toujours connue. Elle est si intime que toute expérience est entièrement imprégnée et saturée par sa présence. Elle est si ouverte qu'elle accueille et reçoit tout en elle. Elle est si spacieuse et vaste qu'elle contient tout. Rupert Spira nous permet, par son écriture même, de réaliser que notre nature essentielle n'est ni le corps, ni le mental. C'est la Conscience qui est consciente de l'expérience en cours.
S'appuyant sur un rappel de ses racines italiennes, la présente série d'entretiens commence par évoquer en détail les premières années de cet enfant du Val-de-Travers, entre fratrie nombreuse, parents mal appariés et aïeux profondément aimants. On évoque ensuite ses séjours à Genève et à Engelberg (OW), passages obligés vers le Grand séminaire. C'est de cette abbaye bénédictine que le choc d'une lecture le ramène à Neuchâtel, pour y achever ses études gymnasiales et universitaires. A côté de quelques mentions discrètes sur sa vie de couple et de famille, on le suit, à compter du milieu des années 1960, dans sa carrière d'enseignant, d'abord, puis de conservateur au Musée d'art et d'histoire de Neuchâtel, qu'il codirigera de main de maître pendant près de trois décennies. Le fait de renvoyer en sous-titre à la forme des " carnets de route " relève à la vérité d'une aimable provocation : c'est en effet un des petits secrets du personnage que d'avoir été marqué, durant la première moitié de sa vie d'adulte, par une réelle phobie des voyages ou, comme il aime à le dire, des " déplacements latéraux "! Au final, ce petit clin d'oeil ne fait donc que souligner mieux encore la persistante fidélité de Jean-Pierre Jelmini à l'axe de la verticalité. Celui-là même qui l'aspira d'abord vers le Ciel avant de le plonger dans le fécond gisement des siècles passés, qu'il ne cessa d'exploiter pour le plaisir et l'édification des Neuchâtelois curieux de leur propre histoire.Entretien avec Julien Knoepfler.
Le 26 juin 1930, la loi fédérale sur la formation professionnelle est adoptée. Applicable à l'ensemble de la Suisse, elle fixe pour la première fois le rôle des formateurs et formatrices en entreprise. Aujourd'hui, Carole, employée de commerce et formatrice dans une entreprise de grande distribution, organise de bon matin la formation des jeunes ; elle s'assure de leur passage dans plusieurs secteurs pour une découverte complète du métier. Dans son atelier, Eric, boulanger-pâtissier-confiseur et formateur indépendant, travaille quant à lui un gâteau avec son apprenti : ils seront bientôt prêts pour le concours auquel ils se sont inscrits. Dans une salle du cours, Dinh, pharmacienne et formatrice dans une petite entreprise, se prépare à effectuer des exercices en laboratoire avec ses apprenti·e·s après leur avoir fait revoir la théorie. Dans une grande entreprise, Luc, logisticien et formateur, donne aux apprenti·e·s des instructions à la volée avant de rejoindre son service. Carole, Eric, Dinh et Luc sont le reflet de ce qui passe inaperçu : une diversité de figures très peu (re)connues et étudiées, pourtant centrales dans le système répandu de la formation professionnelle initiale duale. Chacun·e à sa manière forme des jeunes, et leur partage une vision du métier et du monde du travail. Ce livre offre des clefs pour comprendre les différents rapports à la fonction formatrice, mais aussi toutes les visions de l'apprentissage et sa relation avec le marché du travail. Il propose de comprendre la façon dont formateurs et formatrices investissent leur fonction, les conditions concrètes de son exercice, les enjeux auxquels tou·te·s sont confronté·e·s.
Sur les hauteurs de la Riviera vaudoise se dresse le Palace de Caux, siège d'un mouvement international répondant au nom mystérieux de " Réarmement moral " s'apprêtant à fêter ses huit décennies d'existence. Des élites de tous bords y convergèrent en masse dès 1946 pour assister à ses conférences annuelles. Qui formait la nébuleuse de ce cercle porté par un réseau de bénévoles consacrant leur vie à " changer le monde " ? Comment qualifier ce qui ne fut ni un nouveau mouvement religieux, ni une organisation politique ? Quelles furent ses activités et comment expliquer sa pérennisation ? Brassant des millions durant un âge d'or encore mythifié, le RAM est resté dans les mémoires pour son anticommunisme. A partir d'archives inédites croisées avec des entretiens de sympathisant·e·s, cet ouvrage analyse ses mécanismes de pérennisation comme les expressions de la pensée d'un mouvement devenu aujourd'hui l'ONG Initiatives of Change. Une première partie du livre dissèque les influences qui traversent l'idéologie de Troisième voie (méthodisme, personnalisme, libéralisme économique et conservatisme moral) et les procédés systématiques du mouvement. Les formes et les stratégies discursives de la propagande qu'il met en place après la mort de son fondateur sont l'objet de la seconde partie. Le RAM adapte son agenda à celui du reste de la société : face à l'activisme des milieux progressistes des années 1960, il élabore une " contre contre-culture " destinée à la jeunesse ainsi que des écrits antiféministes. La chute du Mur lui donne un nouveau souffle, avec des missions en ex-URSS et la promotion d'une justice restauratrice.
J'ai dix-huit ans passé, je n'ai aucun métier dans les mains, c'est vraiment triste." Voici comment Gérard, placé dans diverses familles et foyers d'accueil, résume sa situation professionnelle. Tout comme lui, de nombreux enfants et adolescents-es placés durant les années 1950 à 1980 peinent à acquérir des ressources pour leur entrée dans la vie adulte. Pourtant, à cette même époque, commence une transition économique et sociale permettant la démocratisation des études et l'explosion de la culture et de la sociabilité de la jeunesse. La modernisation et les progrès apparents ne touchent cependant pas toutes les catégories de population de la même manière. Les jeunes placés sont particulièrement prétérités et peuvent être considérés comme les oubliés des Trente Glorieuses : ils restent en marge de ces évolutions et sont confrontés à une réalité bien différente de celle de la majorité lorsqu'il s'agit d'effectuer une formation et de nouer des relations durables. A partir de dossiers individuels, cet ouvrage met en évidence les difficultés rencontrées par les jeunes placés pour acquérir du capital humain et du capital social. Comment les autorités justifient-elles les placements et comment ces mesures sont-elles concrétisées ? De quelles opportunités de formation les jeunes placés disposent-ils ? Quelles relations sociales peuvent-ils développer pendant la durée de l'intervention ?