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Le Guitariste du Bon Dieu. Chanter Jésus au temps du yé-yé 1955-1965
Gugelot Frédéric
CERF
20,90 €
Épuisé
EAN :9782204169325
Il vendait autant de disques que Brassens, remplissait les plus grandes salles de spectacles, le jésuite Aimé Duval a triomphé dans la variété dans les années 1950-1960. Mais peut-on être prêtre et vedette de variété ? Y a-t-il une place pour un apostolat chanté ? De 1957 à 1964, un chanteur surprenant monte sur scène et triomphe dans les plus grandes salles parisiennes, du Gaumont-Palace au Vel d'Hiv, du Palais de Chaillot à l'Olympia, en Europe puis dans le monde entier, avec sa soutane et sa guitare. Le jésuite Aimé Duval, surnommé le " guitariste du Bon Dieu ", vend des millions de disques, engrange des royalties, suscite des fans et fait l'objet d'images pieuses. Son but est de répandre la parole de Dieu, d'évangéliser les foules éloignées de l'Eglise, de nourrir la foi des fidèles. Son apostolat chanté est justifié par des théologiens de renom dont l'allemand Karl Rahner, un des futurs acteurs du concile Vatican II. D'autres prêtres et religieuses, d'ailleurs, comme Didier Mouque, Maurice Cocagnac et Soeur Sourire l'accompagnent dans cette nouvelle forme de mission. Mais le succès et les addictions, les réserves et les critiques conduiront au naufrage de cet apostolat. Au-delà de ces prêtres chanteurs, c'est tout un choix missionnaire qui défaille, une Eglise catholique qui ne parvient pas à proposer une alternative chrétienne au déferlement des cultures populaires.
Gugelot Frédéric ; Zawadzki Paul ; Abécassis Arman
Résumé : Au moment où l'Association française de sciences sociales des religions avait décidé de susciter une réflexion collective sur le rire et le religieux en février 2015, personne ne se doutait que ses travaux porteraient l'ombre tragique des attentats du 7-9 janvier. C'est qu'une part non négligeable du questionnement sur le rire hantait déjà les conflits charriés par l'actualité, qu'il s'agisse des "caricatures de Mahomet" ou des spectacles dits humoristiques mais vecteurs de haine. Plus profondément, le rire convoque la pensée de longue date et la plupart des classiques ont tenté d'en élucider les ressorts. Fruit d'un travail collectif, cet ouvrage ne pouvait qu'être interdisciplinaire. Ne serait-ce qu'en raison de la surcharge sémantique suggérant qu'il n'y a pas un rire, mais des rires. Pour des raisons bien compréhensibles, l'intuition portée par les réactions aux attentats associe le rire à l'esprit critique. Ce rire-là met en doute les certitudes et les évidences métaphysiques. Il procède d'une distance réflexive entre le sujet et ses croyances absolutisées. Pour autant, le problème politique et moral du rire n'est guère réductible à l'opposition entre la liberté des démocrates et la censure de leurs ennemis. Certains types de rires appartiennent aussi à l'horizon croyant, et surgissent de l'intérieur de certaines cultures religieuses vivantes.
Gugelot Frédéric ; Vanderpelen-Diagre Cécile ; War
Dans les pays les plus catholiques, les capitales comme Bruxelles, Paris, Port-au-Prince, Québec ou Rome ont cristallisé l'opposition traditionnelle entre les métropoles, lieux de perdition morale, et les villages, lieux de préservation de la foi ancestrale. Quelles stratégies de reconquête urbaine les catholiques ont-ils déployées depuis au moins deux siècles, conscients que l'avenir se joue aussi au centre ? Quelles lectures du monde urbain et quels imaginaires des villes ont-ils proposés ? Dans ce dossier thématique, des spécialistes de différentes disciplines montrent que les mouvements catholiques ont engendré des dynamiques propres où la capitale s'est imposée comme "terre de mission" et objet de "croisades" pastorales à travers la popularisation de lieux de culte et l'inscription de signes visibles dans l'espace et le temps des villes. Il s'agissait surtout de sauvegarder une communauté catholique bouleversée par les transformations rapides des sociétés occidentales aux XIXe et XXe siècles. Les étapes de la vie (naissance, initiation religieuse, mariage, mort) et les sphères de la société (mouvement de jeunesse, relations amicales et conjugales, loisirs, transmission des valeurs) ont été balisées à un moment où le maillage géographique et social s'est éloigné de la paroisse. Mais la reconquête de l'espace public par des tentatives de représentation politique s'est heurtée à la privatisation croissante de la croyance.
Au XXe siècle, alors que la sécularisation de la société s?amplifie, que les vocations ecclésiastiques s?effondrent, des écrivains catholiques aspirent à obtenir une vraie reconnaissance littéraire tout en revendiquant leur étiquette de croyant. De Barbey d?Aurevilly à Bernanos, de Bloy à Cesbron, de Bourget à Michel de Saint-Pierre, ils offrent aux lecteurs deux veines d?une littérature d?inspiration catholique profondément différentes. Ils développent une nouvelle forme de fiction, le roman sacerdotal, où un prêtre de papier est au coeur du drame, mêlant inextricablement écriture d?engagement et recherche littéraire. Enjeux spirituels, politiques, sociaux et littéraires ne se séparent pas. Même les choix esthétiques répondent à un projet tant littéraire que spirituel.
Pourquoi et comment devient-on un pervers narcissique ? Y a-t-il des profils à risque ? Comment fonctionne un pervers narcissique ? Hélène Gest, journaliste, et Valérie Guélot, psychologue du travail et psychothérapeute, livrent les outils pour comprendre et repérer un phénomène hélas pas si rare. Séduction, emprise, puis dévalorisation systématique, opérations d'isolement... Les deux spécialistes déconstruisent méthodiquement la mécanique. Parce que la meilleure défense est d'abord l'identification du problème, elles propoisent un outil indispensable pour qui se sent victime. Une fois le système identifié, une seule option : fuir !