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Rire sans foi ni loi ? Rire des dieux, rire avec les dieux
Gugelot Frédéric ; Zawadzki Paul ; Abécassis Arman
HERMANN
30,15 €
Épuisé
EAN :9791037006639
Au moment où l'Association française de sciences sociales des religions avait décidé de susciter une réflexion collective sur le rire et le religieux en février 2015, personne ne se doutait que ses travaux porteraient l'ombre tragique des attentats du 7-9 janvier. C'est qu'une part non négligeable du questionnement sur le rire hantait déjà les conflits charriés par l'actualité, qu'il s'agisse des "caricatures de Mahomet" ou des spectacles dits humoristiques mais vecteurs de haine. Plus profondément, le rire convoque la pensée de longue date et la plupart des classiques ont tenté d'en élucider les ressorts. Fruit d'un travail collectif, cet ouvrage ne pouvait qu'être interdisciplinaire. Ne serait-ce qu'en raison de la surcharge sémantique suggérant qu'il n'y a pas un rire, mais des rires. Pour des raisons bien compréhensibles, l'intuition portée par les réactions aux attentats associe le rire à l'esprit critique. Ce rire-là met en doute les certitudes et les évidences métaphysiques. Il procède d'une distance réflexive entre le sujet et ses croyances absolutisées. Pour autant, le problème politique et moral du rire n'est guère réductible à l'opposition entre la liberté des démocrates et la censure de leurs ennemis. Certains types de rires appartiennent aussi à l'horizon croyant, et surgissent de l'intérieur de certaines cultures religieuses vivantes.
Gugelot Frédéric ; Vanderpelen-Diagre Cécile ; War
Dans les pays les plus catholiques, les capitales comme Bruxelles, Paris, Port-au-Prince, Québec ou Rome ont cristallisé l'opposition traditionnelle entre les métropoles, lieux de perdition morale, et les villages, lieux de préservation de la foi ancestrale. Quelles stratégies de reconquête urbaine les catholiques ont-ils déployées depuis au moins deux siècles, conscients que l'avenir se joue aussi au centre ? Quelles lectures du monde urbain et quels imaginaires des villes ont-ils proposés ? Dans ce dossier thématique, des spécialistes de différentes disciplines montrent que les mouvements catholiques ont engendré des dynamiques propres où la capitale s'est imposée comme "terre de mission" et objet de "croisades" pastorales à travers la popularisation de lieux de culte et l'inscription de signes visibles dans l'espace et le temps des villes. Il s'agissait surtout de sauvegarder une communauté catholique bouleversée par les transformations rapides des sociétés occidentales aux XIXe et XXe siècles. Les étapes de la vie (naissance, initiation religieuse, mariage, mort) et les sphères de la société (mouvement de jeunesse, relations amicales et conjugales, loisirs, transmission des valeurs) ont été balisées à un moment où le maillage géographique et social s'est éloigné de la paroisse. Mais la reconquête de l'espace public par des tentatives de représentation politique s'est heurtée à la privatisation croissante de la croyance.
La question de l'identité des écrivains catholiques francophones a longtemps été envisagée sous l'angle d'un engagement personnel unissant foi et littérature. Un parcours diachronique et interdisciplinaire original permet d'analyser leurs trajectoires institutionnelles en les inscrivant dans leur contexte historique et esthétique, en les resituant aussi dans le maillage social des réseaux littéraires. Entre les contraintes qui découlent du magistère de l'Eglise et celles de l'art, il s'agit d'éclairer l'évolution d'une image de soi que les écrivains déclinent au gré de stratégies multiples. Cette question ne concerne pas seulement la reproduction et la réception d'œuvres pensées au cœur de l'institution ecclésiastique, en ses marges ou à sa périphérie, mais interroge, avec une actualité criante, les processus de construction des identités collectives. Elle remet en perspective la figure de l'écrivain aux prises avec les identités fluctuantes du croyant, du clerc ou du laïc qui tous tentent de conférer le prestige du sacerdoce à la mission sociale de l'artiste.
Pourquoi et comment devient-on un pervers narcissique ? Y a-t-il des profils à risque ? Comment fonctionne un pervers narcissique ? Hélène Gest, journaliste, et Valérie Guélot, psychologue du travail et psychothérapeute, livrent les outils pour comprendre et repérer un phénomène hélas pas si rare. Séduction, emprise, puis dévalorisation systématique, opérations d'isolement... Les deux spécialistes déconstruisent méthodiquement la mécanique. Parce que la meilleure défense est d'abord l'identification du problème, elles propoisent un outil indispensable pour qui se sent victime. Une fois le système identifié, une seule option : fuir !
Près de cinquante ans après Vatican II et face à une multiplication des formes de la foi, l'institution catholique reste traversée par de fortes tensions, qui la font osciller entre changement et maintien de la tradition. Dans un monde où tout monopole religieux est exclu, elle se trouve confrontée à un double défi, celui de la perte du contrôle de la société et d'une réforme interne. Prenant comme terrain d'enquête la France et d'autres pays autrefois marqués par un catholicisme majoritaire - Espagne, Italie, Canada (Québec), Argentine -, Catholicisme en tensions dessine un panorama des principales mutations qu'il connaît au tournant du XXIe siècle. Après une recension des contextes nationaux, les évolutions les plus récentes sont analysées tant par le haut, à travers le discours magistériel romain, que par le bas, au plus près des petits arrangements ordinaires effectués par les croyants. La variété des sujets abordés - clergé, pratiques, croyances, genre, sexualité, culture, etc - renouvelle les approches, grâce aux lieux d'observation souvent inédits retenus par les contributeurs. Issu de travaux pluridisciplinaires, cet ouvrage permet de confronter les acquis de recherches récentes, innovantes, témoignant d'un renouveau d'intérêt des sciences sociales pour le catholicisme.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?