Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La ville-sans-nom. Marseille dans la bouche de ceux qui l'assassinent
Le Dantec Bruno
LE CHIEN ROUGE
7,10 €
Épuisé
EAN :9782916542034
Qui a dit ça ? " Je crois que Marseille est incurable à jamais. " " Il faut nous débarrasser de la moitié des habitants de la ville. " " Pour que les gens soient mélangés, il faut que certains partent. " Comme dans un combat d'art martial, nous utiliserons l'élan et le poids de l'adversaire pour le déstabiliser. A travers un inventaire de petites phrases outrancières lancées contre une ville dont le centre est encore populaire, ce livre retrace en filigrane l'histoire d'un mépris et d'une obsession. Mépris - et crainte - de dirigeants qui, de Louis XIV au maire actuel en passant par un consul de la Terreur et le gouvernement de Vichy, ont voulu changer radicalement le visage d'une cité " pas comme il faut ". L'enjeu est global autant que local, exemplaire de la guerre menée partout contre les cultures citadines : l'argent est placé au centre, les êtres humains déplacés en périphérie.
Mahmoud Traoré est né en Casamance. Il avait 20 ans lors de son départ de Dakar, en 2002. Il réside actuellement dans le sud de l'Espagne, où il suit une formation de menuisier et poursuit les démarches pour régulariser sa situation. Ecrivain et journaliste, Bruno Le Dantec contribue régulièrement au mensuel (QFD. I I a notamment publié: La Ville-sans-nom, Marseille dans la bouche de ceux qui l'assassinent (Le Chien rouge, 2007) et Psychogéographie (Le Point du jour, 2005).
Résumé : Andréa partageait sa vie avec un groupe d'amis qui, comme elle, refusaient le travail salarié et la société qui l'organise. En 1985, elle apprend qu'elle a un cancer. Après opération, rayons et chimiothérapie, elle n'a plus espoir de guérir. En 1990 on lui propose un traitement expérimental. Elle met alors à exécution une décision qu'elle avait prise depuis longtemps, celle de rompre radicalement avec le milieu hospitalier et médical, cela pour garder l'initiative de sa fin. Son choix est fait. Avec la complicité de ses amis elle fait "tout un flan d'une histoire banale" . 25 ans après, nous republions les textes qu'elle adresse à ses amis et à ses infirmières pour affirmer cette rupture. Nouvelle édition augmentée.
Berth est un con. Oh, pas un con méchant, mais un con quand même. Quel que soit le sujet que vous abordiez, ce petit chauve ricane bêtement, cachant sa dentition jaunâtre du revers de sa main aux doigts trop courts. La rougeole du petit, l'arrachage du sac de la vieille, les élections à venir : tout est sujet à sarcasmes pour cet esprit retors. Pis encore : plus vos propos sont sérieux, chagrins, révoltés, généreux ou touchants, et mieux c'est pour qu'il s'en paye une bonne tranche ! Cet individu peu fréquentable se délecte à traîner dans la boue de son trait épais tout ce que vous êtes susceptible de respecter. Si par malheur un coin de nappe se trouve à portée de son feutre mâchouillé, ses vilenies prennent vie sous forme d'abrutis aux longs nez cabossés et aux semelles compensées. C'est ça, Berth : l'absence de tact alliée au mauvais goût, ni plus ni moins. Sans vergogne, l'ignoble a associé ces deux tares pour en faire un métier : dessinateur de conneries.
Pas Matt Damon, pour qui Marseille est so fucking cool. Mais qui alors ? Quand des immeubles insalubres s'effondrent sur leurs habitants ou qu'on dénombre une cinquantaine de morts par arme de guerre en une seule année, le sens des mots prend la lumière. On s'aperçoit que leur petite musique vient de loin et qu'elle serine une obsessive détestation tournée contre l'esprit des villes. Que faire alors de ces phrases assassines ? Risquant quelques réponses, la Ville-sans-nom revient - et elle est en colère.
Trois bouffées délirantes, dix ans de vie, trente carnets, rassemblés dans un petit livre : Barge. H.K., l'autrice, y fait s'entrechoquer des bouts de son journal intime, des extraits de son dossier médical et les lettres de ses proches, inquiets de la voir « partir en vrille » à vingt ans. Barge, c'est aussi le récit d'un long cheminement vers l'apaisement : faire le deuil du délire, et renouer avec le commun. Enfin, Barge est un prétexte pour parler de la folie et du sort que la société lui réserve. Paru en auto-édition en décembre 2019, le livre a été réimprimé trois fois, et continue sa route. H.K., l'autrice, est aujourd'hui paire-aidante dans un petit hôpital psychiatrique du Tarn.
Les Commissions ouvrières de Barcelone. 16 octobre 1971 - 1h30. On a sonné à la porte. J'ai allumé et regardé le réveil. Une heure et demi du matin. Cela ne pouvait être que la police. Fin des années 60. La dictature de Franco s'éternise. Durant une garde à vue, Julio, un jeune métallo, se remémore les événements et les personnes qui ont marqué sa participation aux Commissions Ouvrières. Depuis dix ans, dans toute l'Espagne, ces Commissions s'organisent de manière autonome. Mais les partis politiques multiplient leurs efforts pour s'emparer de ce mode de lutte inédit, qui a souvent réussi à faire plier le patronat. Ce récit autobiographique revient sur une histoire méconnue, au tournant d'une époque où tous les aspects de la société ont été remis en question. Julio Sanz Oller (1932-1985), de son vrai nom José Antonio Diaz Valcarcel, a d'abord été prêtre-ouvrier avant de devenir métallurgiste.