Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
C'EST FACILE DE SE MOQUER
BERTH
LE CHIEN ROUGE
8,20 €
Épuisé
EAN :9782916542058
Berth est un con. Oh, pas un con méchant, mais un con quand même. Quel que soit le sujet que vous abordiez, ce petit chauve ricane bêtement, cachant sa dentition jaunâtre du revers de sa main aux doigts trop courts. La rougeole du petit, l'arrachage du sac de la vieille, les élections à venir : tout est sujet à sarcasmes pour cet esprit retors. Pis encore : plus vos propos sont sérieux, chagrins, révoltés, généreux ou touchants, et mieux c'est pour qu'il s'en paye une bonne tranche ! Cet individu peu fréquentable se délecte à traîner dans la boue de son trait épais tout ce que vous êtes susceptible de respecter. Si par malheur un coin de nappe se trouve à portée de son feutre mâchouillé, ses vilenies prennent vie sous forme d'abrutis aux longs nez cabossés et aux semelles compensées. C'est ça, Berth : l'absence de tact alliée au mauvais goût, ni plus ni moins. Sans vergogne, l'ignoble a associé ces deux tares pour en faire un métier : dessinateur de conneries.
En 1995, Berth envoie une douzaine de dessins au trait encore maladroit et à l'humour pas très sûr au journal Spirou. A sa grande surprise, ses dessins sont publiés dans la toute jeune rubrique "La balise à cartoons", page laboratoire et fourre-tout délirante et déconnante remplie de dessins d'humour. Sa collaboration avec le journal devient alors régulière, Berth commence à affiner son trait et à affirmer son humour. L'année 2000 arrive, sa série "A l'aube du XXIe siècle" est rebaptisée "Le XXIe siècle est parmi nous", et en 2008, à l'arrêt de "La balise à cartoons", il intègre la page "En direct de la rédac". Depuis plus de vingt ans maintenant, et avec toujours le même plaisir, il produit toutes les semaines un dessin pour Spirou, teinté d'absurde, de dérisoire et de non-sens, enrobé d'un humour stupide pour que ça passe mieux. Les éditions Rouquemoute proposent en 2017 à Berth de publier un premier florilège de 250 de ces dessins sous la forme de trois livres plus ou moins faussement thématiques sous le titre générique Tout est dedans. C'est l'un de ces trois livres que vous tenez entre vos mains...
Résumé : Ca sent mauvais, le cinquième recueil de dessins de Berth, est un petit bijou d'humour noir. Si Berth est très à l'aise dans le dessin d'actualité, qu'il pratique régulièrement dans les journaux satiriques Siné Mensuel ou Zélium, c'est aussi un maître du " comic strip ", le haïku de la bande dessinée, un art terriblement méticuleux qui raconte une histoire en trois ou quatre cases. Dans ce recueil, les strips de Berth parlent de la cruauté et de la bêtise humaine avec une fausse naïveté qui dissimule un sens inné du sarcasme ravageur. Tout le monde en prend pour son grade, à commencer par les policiers et les juges, qu'il dépeint allègrement en agents inconséquents d'un ordre et d'une morale passablement corrompus. Il aligne aussi avec dextérité le racisme ordinaire de nos sociétés contemporaines, les scènes de ménage et de la vie quotidienne, la misère désespérante du monde carcéral, et tape autant sur la stupidité des jeunes que sur l'aigreur des vieux... Il n'hésite pas non plus à disséquer au feutre noir des thèmes aussi clivants que la pédophilie, l'inceste et autres perversions inavouables, réalisant le tour de force de faire rire aux éclats sur des sujets pourtant difficiles... Ca sent mauvais, un summum d'humour plus noir que noir à situer entre Les sales blagues de Vuillemin et le Gros dégueulasse de Reiser.
Résumé : L'intellectuelle brésilienne Joice Berth présente sa version de l'empowerment - terme anglo-saxon désignant l'autonomisation, ou pouvoir d'agir. Ces dernières années, ce concept a malheureusement été vidé de son sens original et a perdu son pouvoir transformateur pour devenir une pratique individualiste, carriériste, récupérée par le néo-libéralisme. L'empowerment est pourtant un véritable outil d'émancipation politique et sociale. Les féministes noires du Brésil, dont Joice Berth est l'une des figures de proue, s'en sont donc réemparées pour questionner les inégalités dans la société, et penser à un ensemble d'actions antiracistes, antisexistes, anticapitalistes. Elles l'appliquent au domaine politique, économique, culturel, et également de façon novatrice au domaine affectif et esthétique, dans un processus de libération par rapport à la norme imposée comme belle et digne de respect. "S'appuyant principalement sur la réflexion d'intellectuelles du Sud global, Joice Berth démontre que l'empowerment est un instrument de conscientisation des relations injustes de pouvoir, et un outil de transformation sociale collective et pas seulement individuelle. Un concept et un livre nécessaires". Djamila Ribeiro
Si Berth s'attaque aux flics dans cet album, c'est uniquement par jalousie, car il a toujours rêvé d'en être un. En 1987, Berth a tenté, sans succès, d'entrer à l'école de police : sa taille (1m20) et ses deux doigts palmés, véritable handicap pour tenir correctement un pistolet, lui ont définitivement fermé les portes d'une prestigieuse carrière. Heureusement ! Car si Berth avait mené des interrogatoires comme il dessine, je plains le gars attaché au radiateur, livré à ce fonctionnaire rempli de haine (on le sait, les gens de petite taille sont toujours les plus teigneux). Ses dessins vous éclatent la cervelle tel un foudroyant coup de matraque, vous électrifient les couilles comme après un tir de Taser. Ce sadisme chronique, que tout défenseur des droits de l'homme reprocherait à un flic, fait pourtant merveille chez un dessinateur de presse. Parce que le dessin satirique, ce devrait toujours être ça. De la violence à l'état brut. Merci donc au Ministère de l'Intérieur d'avoir recalé ce monstre sanguinaire au concours d'entrée. Armé d'un simple feutre, Berth nous fait découvrir l'intimité des commissariats français. Laissez-vous frapper et malmener par Berth. Un excellent moyen pour se remettre les idées en place. Vive la torture ! (Martin).
Le chômage ? Pas un problème, peut-être une solution. Comme une traînée de poudre, cette vérité qu'on n'énonçait jusque-là qu'en privé circule maintenant à travers le monde. Personne n'a envie de travailler, mais tout le monde a besoin de fric. Grâce à l'automatisation, le travail disparaît. Ce serait une excellente nouvelle si la richesse était sociale. Mais la question est posée par le capital : comment résorber les travailleurs inutiles ? La logique économique aurait déjà rétabli l'esclavage si elle n'avait aussi besoin de consommateurs. Les chômeurs heureux blasphèment contre un tel chagrin. Un de ces jours, avant qu'il rien finisse avec nous, nous en finirons avec le travail.
Trois bouffées délirantes, dix ans de vie, trente carnets, rassemblés dans un petit livre : Barge. H.K., l'autrice, y fait s'entrechoquer des bouts de son journal intime, des extraits de son dossier médical et les lettres de ses proches, inquiets de la voir « partir en vrille » à vingt ans. Barge, c'est aussi le récit d'un long cheminement vers l'apaisement : faire le deuil du délire, et renouer avec le commun. Enfin, Barge est un prétexte pour parler de la folie et du sort que la société lui réserve. Paru en auto-édition en décembre 2019, le livre a été réimprimé trois fois, et continue sa route. H.K., l'autrice, est aujourd'hui paire-aidante dans un petit hôpital psychiatrique du Tarn.
Pas Matt Damon, pour qui Marseille est so fucking cool. Mais qui alors ? Quand des immeubles insalubres s'effondrent sur leurs habitants ou qu'on dénombre une cinquantaine de morts par arme de guerre en une seule année, le sens des mots prend la lumière. On s'aperçoit que leur petite musique vient de loin et qu'elle serine une obsessive détestation tournée contre l'esprit des villes. Que faire alors de ces phrases assassines ? Risquant quelques réponses, la Ville-sans-nom revient - et elle est en colère.
Depuis la petite sauterie du Fouquet's, les décomplexés qui nous gouvernent ont un rendement tel que nous aurions tendance à ne retenir que les crapuleries les plus en vue: le bouclier fiscal, le quota de sans-papiers expulsés, l'autoreverse " Casse-toi, pauv' con ! "... Pourtant, ils ont poussé si loin le mépris et la casse sociale qu'il serait dommageable d'en oublier: de Xavier Darcos à Hervé On-Marque-Des-Points-Contre-Les-Talibans-Morin jusqu'au colonel de réserve Brice Hortefeux et Rama L'Afrique-De-Papa-C'Est-Terminé-Yade, en passant par les chantres de l'ouverture Fadelamara et le bon doc Kouchner, ils ne nous ont rien épargné. Sur son blog -"Vive le feu ! "-, Sébastien Fontenelle publie quotidiennement de rageurs départs d'incendie. Le Chien rouge a sélectionné quelques-unes de ses chroniques, autant de petites pierres précieuses pour qui ne veut pas s'égarer dans cet effarant bayou sarkozique.