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Empowerment et féminisme noir
Berth Joice ; Anacaona Paula
ANACAONA
12,00 €
Épuisé
EAN :9782490297047
L'intellectuelle brésilienne Joice Berth présente sa version de l'empowerment - terme anglo-saxon désignant l'autonomisation, ou pouvoir d'agir. Ces dernières années, ce concept a malheureusement été vidé de son sens original et a perdu son pouvoir transformateur pour devenir une pratique individualiste, carriériste, récupérée par le néo-libéralisme. L'empowerment est pourtant un véritable outil d'émancipation politique et sociale. Les féministes noires du Brésil, dont Joice Berth est l'une des figures de proue, s'en sont donc réemparées pour questionner les inégalités dans la société, et penser à un ensemble d'actions antiracistes, antisexistes, anticapitalistes. Elles l'appliquent au domaine politique, économique, culturel, et également de façon novatrice au domaine affectif et esthétique, dans un processus de libération par rapport à la norme imposée comme belle et digne de respect. "S'appuyant principalement sur la réflexion d'intellectuelles du Sud global, Joice Berth démontre que l'empowerment est un instrument de conscientisation des relations injustes de pouvoir, et un outil de transformation sociale collective et pas seulement individuelle. Un concept et un livre nécessaires". Djamila Ribeiro
Résumé : Ca sent mauvais, le cinquième recueil de dessins de Berth, est un petit bijou d'humour noir. Si Berth est très à l'aise dans le dessin d'actualité, qu'il pratique régulièrement dans les journaux satiriques Siné Mensuel ou Zélium, c'est aussi un maître du " comic strip ", le haïku de la bande dessinée, un art terriblement méticuleux qui raconte une histoire en trois ou quatre cases. Dans ce recueil, les strips de Berth parlent de la cruauté et de la bêtise humaine avec une fausse naïveté qui dissimule un sens inné du sarcasme ravageur. Tout le monde en prend pour son grade, à commencer par les policiers et les juges, qu'il dépeint allègrement en agents inconséquents d'un ordre et d'une morale passablement corrompus. Il aligne aussi avec dextérité le racisme ordinaire de nos sociétés contemporaines, les scènes de ménage et de la vie quotidienne, la misère désespérante du monde carcéral, et tape autant sur la stupidité des jeunes que sur l'aigreur des vieux... Il n'hésite pas non plus à disséquer au feutre noir des thèmes aussi clivants que la pédophilie, l'inceste et autres perversions inavouables, réalisant le tour de force de faire rire aux éclats sur des sujets pourtant difficiles... Ca sent mauvais, un summum d'humour plus noir que noir à situer entre Les sales blagues de Vuillemin et le Gros dégueulasse de Reiser.
Si Berth s'attaque aux flics dans cet album, c'est uniquement par jalousie, car il a toujours rêvé d'en être un. En 1987, Berth a tenté, sans succès, d'entrer à l'école de police : sa taille (1m20) et ses deux doigts palmés, véritable handicap pour tenir correctement un pistolet, lui ont définitivement fermé les portes d'une prestigieuse carrière. Heureusement ! Car si Berth avait mené des interrogatoires comme il dessine, je plains le gars attaché au radiateur, livré à ce fonctionnaire rempli de haine (on le sait, les gens de petite taille sont toujours les plus teigneux). Ses dessins vous éclatent la cervelle tel un foudroyant coup de matraque, vous électrifient les couilles comme après un tir de Taser. Ce sadisme chronique, que tout défenseur des droits de l'homme reprocherait à un flic, fait pourtant merveille chez un dessinateur de presse. Parce que le dessin satirique, ce devrait toujours être ça. De la violence à l'état brut. Merci donc au Ministère de l'Intérieur d'avoir recalé ce monstre sanguinaire au concours d'entrée. Armé d'un simple feutre, Berth nous fait découvrir l'intimité des commissariats français. Laissez-vous frapper et malmener par Berth. Un excellent moyen pour se remettre les idées en place. Vive la torture ! (Martin).
Berth est un con. Oh, pas un con méchant, mais un con quand même. Quel que soit le sujet que vous abordiez, ce petit chauve ricane bêtement, cachant sa dentition jaunâtre du revers de sa main aux doigts trop courts. La rougeole du petit, l'arrachage du sac de la vieille, les élections à venir : tout est sujet à sarcasmes pour cet esprit retors. Pis encore : plus vos propos sont sérieux, chagrins, révoltés, généreux ou touchants, et mieux c'est pour qu'il s'en paye une bonne tranche ! Cet individu peu fréquentable se délecte à traîner dans la boue de son trait épais tout ce que vous êtes susceptible de respecter. Si par malheur un coin de nappe se trouve à portée de son feutre mâchouillé, ses vilenies prennent vie sous forme d'abrutis aux longs nez cabossés et aux semelles compensées. C'est ça, Berth : l'absence de tact alliée au mauvais goût, ni plus ni moins. Sans vergogne, l'ignoble a associé ces deux tares pour en faire un métier : dessinateur de conneries.
Résumé : Dans ce portrait critique de notre société patriarcale, l'autrice pointe les comportements et discours sexistes que nous reproduisons tous et toutes, hommes et femmes, et cherche à déconstruire les modèles qui nous sont imposés dès l'enfance. Car admettre que nous sommes toustes concerné·es par le machisme est le premier pas pour s'en affranchir. Valoriser les petites filles pour autre chose que leur apparence, ne pas interrompre une femme lorsqu'elle parle, comprendre que les violences faites aux femmes ne se limitent pas aux agressions physiques et sexuelles, s'intéresser à la diversité des identités de genre et d'orientations sexuelles, ne pas considérer que l'on "aide" une femme lorsque l'on fait des tâches ménagères⦠Voici quelques-unes des pistes avancées pour lutter simplement contre le machisme au quotidien. Ayons le courage de changer nos mentalités pour changer la société ! La lutte contre la violence patriarcale est un combat collectif au nom de l'égalité et de la libert
Résumé : Rocket part en vacances chez ses grands-parents, qui habitent sur une île magnifique. Mais elle se rend vite compte que la pollution plastique défigure les plages et menace les animaux marins. Trouvera-t-elle une façon de rendre l'île plus propre et de sauver la vie marine ? Heureusement, elle pourra compter sur l'équipe de l'opération nettoyage ! Une histoire inspirante qui montre comment nous pouvons toutes et tous faire une différence. Pour les 5/7 ans
Le colorisme est un sous-produit du racisme et hiérarchise les personnes en fonction de la teinte de leur peau : plus elle est claire, plus elle est appréciée et valorisée - dans le domaine esthétique, intellectuel, ou professionnel, avec des différences entre les hommes et les femmes. Les origines violentes du colorisme remontent au temps de l'esclavage et de la colonialité, où les enfants métis·ses illégitimes des maîtres bénéficiaient de privilèges basés sur leur proximité d'avec la norme européenne, alors seul modèle d'humanité. Mais la grande conquête des mouvements sociaux actuels est d'avoir réuni l'ensemble des Noir·es, des carnations les plus foncées aux plus claires, mettant ainsi fin à un éclatement qui opposait des personnes de la même communauté et niait tout l'éventail des négritudes de la diaspora. Pour l'autrice, la lutte antiraciste passe par la lutte contre le colorisme.
Résumé : Le petit Edinho veut être couturier, comme son oncle qui lui apprend tous les secrets du métier - et lui raconte aussi plein d'histoires sur la vie d'autrefois... Autrefois, avant que la grande usine s'installe au bord du fleuve, et pollue la région... Tonton Couture coud les uniformes des ouvriers. Mais un jour, l'usine décide de produire les uniformes dans un pays lointain. Ca coûte moins cher... Tonton Couture et Edinho trouveront une jolie solution pour continuer à travailler ! Un livre sur l'écologie, les délocalisations, et aussi l'espoir et la confiance en ses rêves !