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La chicotte et le pécule. Les travailleurs à l'épreuve du droit colonial français (XIXe-XXe siècles)
Le Crom Jean-Pierre ; Boninchi Marc
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753580664
Entre l'abolition de l'esclavage, en 1848, et les indépendances, dans les années 1950-1960, une réglementation du travail s'est progressivement et très diversement implantée dans les colonies, qu'elles soient dites de plantation, d'exploitation ou de peuplement. Ce sujet méconnu a fait l'objet d'une recherche collective de plusieurs années ayant mobilisé de nombreux chercheurs et dont ce livre est issu. Il repose sur l'exploitation de milliers de documents d'archives, en très grande partie inédits, qui dessinent une situation ambiguë : d'un côté, une volonté de protection qui s'affirme de plus en plus nettement au fil du temps dans les textes ; de l'autre, la persistance de l'exploitation d'une main-d'oeuvre "indigène" mal-traitée, quelquefois jusqu'au pire et poussée à l'exaspération. Du Maroc à l'Indochine, du Cameroun aux Antilles, ce livre apporte une pierre inédite à l'histoire du colonialisme et à celle du droit social et lève un coin de voile sur le "mauvais sort" fait aux travailleurs de l'outre-mer qui n'est pas sans lien avec l'aspiration des peuples à l'indépendance.
Cet ouvrage, fruit d'une recherche de plusieurs années, apporte, à travers l'histoire de la protection sociale, un éclairage neuf sur le régime de Vichy. Alors que l'ambition dominante était de favoriser les solidarités " naturelles " dans la profession, la famille et la commune, les pratiques du régime montrent au contraire, dans un contexte juridique largement inchangé, l'accroissement du rôle de l'Etat. Le livre met par ailleurs en évidence une extension importante de la protection soci ale qui se manifeste par l'expansion du nombre de personnes couvertes par les assurances sociales et les allocations familiales, par la création de nouvelles allocations, par le développement des mutuelles et des ?uvres sociales d'entreprise, enfin par l'explosion d'une philanthropie instrumentalisée au profit du maréchal Pétain. Cet élargissement, qui doit peu aux Allemands, s'explique largement par les nécessités nées de l'occupation. Bien qu'orienté à la marge par la politique inégalitaire et répressive du régime, il s'inscrit plus généralement dans le développement continu de l'Etat social depuis la fin du XIXème siècle. Il témoigne en effet d'une progression du " salaire socialisé " qui marque, pour la Résistance, un " progrès de la civilisation ". Cela explique que la plupart des textes promulgués sous Vichy sont prorogés à la Libération, notamment le supplément familial de traitement pour les fonctionnaires et les retraites par répartition.
Le Thanh Taï-Marc ; Dautremer Rébecca ; Rostand Ed
Cyrano avait un gros pif. Quand il fumait, il se brûlait toujours le bout du nez, mais quand la pluie tombait, sa moustache n?était jamais mouillée.Il était aussi très amoureux de Roxane, sa cousine, qui, elle, était amoureuse de Christian. Comme Cyrano était laid mais intelligent, et Christian, beau mais stupide, ils décidèrent de s?allier pour séduire Roxane?Notes Biographiques : Né le 5 juillet 1967 à Antony (92), il s?oriente tout d?abord vers des études scientifiques, pour finalement étudier les arts graphiques, en premier lieu à L?atelier de Sèvres (Paris 6), puis aux Beaux-Arts de Rueil-Malmaison et enfin à l?EMSAT (école municipale supérieure des arts et techniques de la ville de Paris) où il passe son diplôme en 1995. Il intègre alors un groupe de presse informatique en tant qu?assistant de fabrication pendant 5 mois puis continue à travailler avec eux, mais cette fois en tant que graphiste indépendant. De fil en aiguille, il rencontre les Éditions Eyrolles avec lesquels il travaille de nombreuses années toujours en tant que graphiste pour finalement écrire un premier ouvrage sur le logiciel Photoshop. Rien à voir avec l?écriture pour enfants, pourtant c?est ce livre qui lui pose le pied à l?étrier. C?est à la même époque que Rébecca Dautremer lui propose d?écrire Babayaga. Il se lance et obtient un avis positif de l?éditeur mais surtout de l?illustratrice. Malgré le handicap d?une scolarité en français pas bien terrible, il persiste et finit par dire quand on lui demande son travail qu?il est aussi auteur de livre pour enfants. Il écrit ensuite « Le Voleur et le magicien » avec Aurélia Fronty (une commande qui devait être à l?origine une adaptation d?Aladdin) puis « Avalanche le terrible » et sa suite : « l?Odyssée d?Avalanche », fruit de sa rencontre avec Èlodie Nouhen. Il persiste aussi avec Rébecca Dautremer en adaptant « Cyrano » et avec un ouvrage plus personnel « Le grand courant d?air ».Depuis, il a écrit nombre d'albums en collaboration avec Gérald Guerlais, Benjamin Chaud, Jacques de Loustal, et Rébecca Dautremer. Rébecca Dautremer est née à Gap. Elle a suivi une formation à l?Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris (ENSAD). Ses professeurs la repèrent et l?encouragent à se tourner vers l?illustration. Elle publie son premier album en 1996 chez Gautier Languereau (La chèvre aux loups) et par la suite connaît de nombreux succès tel que Princesses oubliées et inconnues en 2004 et Alice au pays des merveilles en 2010. Passionné par la photographie, son style unique est caractérisé par des points de vue toujours très originaux et une maitrise de la gouache et de la mine de plomb. Grâce à ses succès et la qualité de ses ouvrages, elle a réussi à dépasser les frontières de l?univers jeunesse et de toucher et atteindre un public plus adulte.
Aujourd'hui considérées comme indispensables à l'expression du dialogue social dans l'entreprise, les institutions représentatives du personnel - comités d'entreprise et délégués du personnel - ont pourtant eu historiquement de grandes difficultés à asseoir leur légitimité. Instruments de défense des salariés ou organismes de représentation en réduction de l'entreprise tout entière, elles ont été l'objet de grands espoirs comme des pires désillusions. Cet ouvrage, le premier à traiter historiquement cette question dans sa globalité en s'appuyant sur des sources jusqu'alors inexplorées, notamment celles du ministère du Travail, cherche à analyser les raisons de ces ambitions déçues.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour