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Rester parents malgré la détention. Les Relais enfants-parents et le maintien des liens familiaux
Le Camus Jean
ERES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782865869916
La rupture des relations parents-enfants, consécutive à l'incarcération du père ou de la mère, peut avoir de graves conséquences sur le développement affectif, social et intellectuel de l'enfant. Par ailleurs elle remet en question la parentalité qui ne peut s'exercer au quotidien. Or il apparaît que le maintien des liens familiaux, d'une part aide l'enfant éloigné de son père (ou de sa mère) incarcéré(e) à grandir, et d'autre part contribue à la réinsertion des personnes détenues. Cette cause justifie et motive, depuis 1996, l'action des Relais enfants-parents, associations orientées vers l'action sociale en prison. Cet ouvrage rend compte de l'engagement du relais entants-parents Midi-Pyrénées. En effet, sept ans après sa création, celui-ci coordonne et soutient différentes modalités d'intervention psychosocio-éducative : accompagnement de l'enfant au parloir, accompagnement de jeunes enfants vivant en prison avec leur mère chez des assistantes maternelles à l'extérieur, entretiens individuels avec les détenus, ateliers d'écriture " je communique avec mon enfant ", espace de parole comme soutien à la maternalité, action de médiation auprès des familles. L'analyse des pratiques des auteurs constitue l'ossature de ce livre mais, chemin faisant, on y trouvera l'occasion de réfléchir sur le bien-fondé de ce type d'engagement, sur le fonctionnement d'une organisation implantée à l'intérieur et à la périphérie du milieu carcéral, voire sur les principes et la mise en application de la politique pénitentiaire de notre pays.
La mode du caricatural "papa-poule" a, semble-t-il, perdu de son impact médiatique et l'étude rigoureuse de la paternité primaire a peu à peu mobilisé l'intérêt des chercheurs et des cliniciens. C'est si vrai qu'il est désormais possible de dresser un bilan provisoire des découvertes dans ce domaine et d'ouvrir des pistes de réflexion sur la fonction précoce du père (fonction pré-oedipienne ?), sur les conditions de compatibilité entre implication émotionnelle et identité masculine, sur la transformation des pratiques éducatives familiales... Plus précisément se trouvent posées dans cet ouvrage les questions d'actualité relatives à la présence du père auprès du tout jeune enfant: - Que font les pères avec leurs bébés dans la vie de tous les jours et quels sont les facteurs socio-historiques qui permettent de comprendre l'évolution du rôle paternel vers le fameux " engagement accru " ? - Comment les pères font-ils ce qu'ils font et en quoi l'interaction père-bébé se différencie-t-elle de l'interaction mèrebébé ? quelle est l'incidence de la variable "sexe de l'enfant" sur le déroulement de ces dialogues primitifs ? - Que sait-on des effets de l'absence du père sur le devenir du bébé et du pré-écolier ? en quoi peut consister la contribution du parent de sexe masculin à la construction de l'intelligence , de l'autonomie, de la socialité, de l'identité sexuée du garçon et de la fille au cours des premières étapes du développement ? Telles sont les principales interrogations auxquelles l'auteur s'efforce de répondre en s'appuyant d'une part sur l'analyse critique de quelques textes de base, d'autre part sur les données recueillies par observation directe, par questionnaires, par entretiens dans le cadre d'une recherche universitaire en cours de réalisation.
La dernière décennie a vu s'affronter les partisans et les détracteurs de l'utilisation des pratiques psychomotrices à des fins d'éducation, de rééducation, de formation ou de thérapie. En France, le débat fut passionné mais pas toujours sérieusement argumenté. Cet ouvrage répond à la nécessité d'une étude critique plus sereine et plus rigoureuse. L'approche diachronique permet de saisir les conditions dans lesquelles ont émergé les premières pratiques, tandis que l'approche synchronique définit l'identité des techniques corporelles d'aujourd'hui. Jean Le Camus est Professeur émérite de psychologie à l'Université de Toulouse-II. Il a également créé et animé l'équipe de recherche "Psychologie du jeune enfant" au sein du laboratoire "Personnalisation et changements sociaux".
Résumé : Naissance dans l'eau, bain néonatal, activités en piscine organisées par les clubs de " bébés nageurs "... autant de pratiques aquatiques popularisées par les médias et pourtant mal connues. Jusqu'ici, on avait surtout porté attention aux aspects spectaculaires qu'elles recèlent et aux débats passionnés qu'elles suscitent. Le moment est venu de procéder à un examen plus objectif et plus serein : cet ouvrage est à lire comme une introduction à une étude critique scientifiquement fondée. Après avoir analysé les propositions techniques des principales écoles, l'auteur s'efforce de dégager les principes à partir desquels il apparaît possible de mettre en place des pratiques d'eau non dangereuses, réalistes et épanouissantes. Il s'agit bien d'une défense et illustration du dialogue du bébé et de l'eau mais ce dialogue est conçu prioritairement comme un jeu et comme une rencontre où les parents restent les partenaires privilégiés.
Un nourrisson éveillé reste rarement inactif, même lorsqu'il n'est pas pressé par les besoins de la vie. Joue-t-il pour autant ? Le cas échéant, à quoi joue-t-il et comment ? Questions fédératrices de ce recueil d'observations et de commentaires divers. D'abord, s'entendre sur la définition du jeu, sa fonction, son origine... Ensuite, chercher les conditions nécessaires au jouet : quiétude, maturité, présence de l'adulte, choix des jouets... Vingt-six volets pour se faire une idée à ce sujet : coups de zoom ou angles plus larges sur des situations de la vie quotidienne.
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
La naissance soudaine, au sixième mois de grossesse, d'un enfant pesant souvent moins de mille grammes est toujours une épreuve pour le bébé et sa famille. Sont ici abordés en termes accessibles au plus grand nombre les problèmes médicaux, mais aussi psychologiques et éthiques qu'ils pourront rencontrer. Ce livre constitue une aide pour dialoguer avec les équipes soignantes, un outil pour mieux comprendre les difficultés, un point de repère auquel ils pourront peut-être se référer dans les périodes d'angoisse.