Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Archéologie d'une île à la pointe de l'Europe : Ouessant. Tome 1, le site archéologique de Mez-Notar
Le Bihan Jean-Paul ; Villard Jean-François
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782951671409
Au nez de l'Europe, depuis 1988, les fouilles archéologiques menées au centre de l'île sur le site de Mez-Notariou, révèlent les origines d'Ouessant. Au passage obligé de la grande voie océane, l'histoire de ces origines s'enrichit, très tôt, des cultures de l'Europe atlantique et continentale. Le tome I de la collection " Archéologie d'une île à la pointe de l'Europe : Ouessant " campe le décor historique et géographique. Il décrit les méthodes et techniques de fouille mises au point sur ce site insolite : fouilles à l'air comprimé, photographie des vestiges en relief, etc. L'essentiel de l'ouvrage est cependant consacré à la présentation de l'étonnant village qui, de 750 à 450 avant J.-C., au premier âge du Fer, conserve l'organisation remarquable de ses rues perpendiculaires et de ses îlots d'habitations, ainsi que ses techniques architecturales parfois originales, C'est un cas unique sur cette façade de l'Europe. Face au rail d'Ouessant, aux navires qui ne s'arrêtent plus, les recherches conduites sur le site de Mez-Notariou incitent à réfléchir sur le rôle joué par la Pointe de Bretagne au cours de l'Histoire. Elles intéressent donc les archéologues et les historiens et, tout autant, les amoureux des îles et des rivages atlantiques.
Qu'y a t il de commun, au XIX siècle, entre un professeur de lycée, un capitaine de cavalerie, un inspecteur des Contributions indirectes et un receveur des Postes? Tous sont fonctionnaires. Mieux encore: aucun n'appartient à la haute fonction publique, aucun n'appartient non plus à la petite administration. Tous peuvent être ainsi considérés comme des fonctionnaires "moyens" ou "intermédiaires": groupe aux contours flous sans doute, mais dont l'existence n'est pas discutable et dont l'importance ne cesse de croître au XIX siècle par suite du développement continu de l'Etat. Ce livre voudrait percer quelques uns des ressorts administratifs, sociaux mais aussi culturels qui sous tendent son émergence. A cette fin, trois professions tests ont été choisies: les "gradés" de préfecture, les percepteurs et les conducteurs des Ponts et chaussées. 553 trajectoires individuelles ont été reconstituées. De leur analyse émerge toute une série de dynamiques communes: les fonctionnaires intermédiaires proviennent de milieux de plus en plus populaires, mais leur niveau de vie, lui, demeure satisfaisant; ils s'affirment comme des cadres administratifs avant l'heure, mais ils se heurtent, bien malgré leurs compétences, qui s'accroissent, à la fermeture maintenue des grades supérieurs; leur mobilisation collective est bien réelle, mais elle ne se départit jamais d'une grande prudence vis à vis de leur hiérarchie administrative. Peu à peu, au fil des pages, au croisement de l'histoire des classes moyennes et de l'histoire de l'Etat, c'est toute la complexité mais aussi la cohérence de ce groupe intercalé entre les troupes et les élites administratives qui apparaît. Ascension et sécurité contre obéissance et fidélité: tels sont semble t il les termes du pacte lentement conclu entre les fonctionnaires intermédiaires et l'Etal. Nul doute que nombre d'habitudes, nombre de réflexes jugés aujourd'hui constitutifs de la société administrative ne dérivent de cette histoire méconnue. Biographie de l'auteur Jean LE BIHAN est agrégé d'histoire, maître de conférences d'histoire contemporaine à l'université Rennes 2 et membre du Centre de Recherches Historiques de l'Ouest (UMR 6258).
Guiomar Jean-Yves ; Denis Michel ; Le Bihan Jean ;
Le passé de la Bretagne est, dans la première moitié du XIXe siècle, l'objet d'un nouveau regard. Archéologues, érudits, curieux se lancent dans de multiples activités : éditions de manuscrits, fouilles de sites, restauration et sauvegarde de monuments. Ainsi démarre un vaste mouvement de connaissance, qui a permis la transmission au monde moderne d'un héritage prestigieux. C'est l'histoire de ce mouvement que l'on trouvera ici : Histoire des milieux formés par les sociétés savantes et l'Association bretonne, étudiées ici en détail ; Histoire des débats soulevés, des courants qui s'affrontent, tel celui qui oppose les bretonistes, tenants pour une Bretagne receltisée au Ve siècle, et les romanistes, qui voient une Bretagne continuant l'Armorique gallo-romaine ; Histoire de la construction d'une Bretagne comme une terre celtique, patrie des saints et des héros. Mais la conscience régionale en formation entre le début du XIXe siècle et la Première Guerre mondiale n'est pas seulement tournée vers le passé. On verra qu'elle est également soucieuse d'ouverture culturelle et de développement économique et social. Ces débats et ces entreprises se déroulent d'abord en Bretagne, certes, mais aussi à Partis, car ils soulèvent des questions qui concernent directement l'histoire nationale et internationale. On voit ici comment le passé breton est un enjeu dans la conscience française et européenne au XIXe siècle. On voit aussi combien maints débats actuels s'éclairent par ce retour sur notre passé proche.
Cet ouvrage a pour ambition de rouvrir le dossier des épurations administratives contemporaines, profondément renouvelé à la suite des nombreux travaux qui, ces dernières années, ont contribué à améliorer notre connaissance de l'histoire des fonctionnaires et des transitions politiques. Car - c'est un des paris de ce collectif - la notion de transition politique, complexe et légitimement débattue, s'avère indéniablement d'une grande fécondité pour inscrire l'histoire des épurations administratives dans un horizon élargi, qui dépasse celui de la simple crise. Quid d'abord de l'attitude de l'Etat face à ses agents? A rebours des purges spectaculaires qui ont périodiquement frappé préfets et magistrats, quels sont les facteurs et les mécanismes de stabilisation du personnel administratif qui, envers et contre tout, ont assuré, même dans la tourmente, la continuité de l'Etat? Comment ont-ils évolué au cours de ces deux siècles d'histoire? En sens inverse, que dire des représentations et des comportements des fonctionnaires confrontés au processus de transition? Question clé, qui invite à revisiter, au ras du terrain et des consciences, l'opposition complexe entre politisation et neutralisation, loyalisme et légalisme. Tels sont les principaux axes qui structurent cet ouvrage, auquel ont participé une dizaine d'historiens spécialistes des fonctionnaires ou de périodes d'exception politique. Centré sur le cas français, il invite également à élargir le propos en offrant, en contrepoint, deux réflexions novatrices portant sur l'Allemagne et l'Italie.
Journal écrit au fil des jours (2019-2020), mêlant événements de la vie quotidienne, connaissance de soi-même et de la pathologie, billets spirituels... Fabien Le Bihan, courageux et engagé, poursuit le chemin entrepris depuis La voie des maux en 2010 et "sème des petites pierres pour la construction d'une société inclusive pour la déficience psychique et la maladie mentale" .
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.