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Lectures de Miguel Hernandez. La voix poétique du déchirement
Le Bigot Claude
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753511859
Plus qu'un simple outil destiné aux Agrégatifs, cet ouvrage entend renouveler les approches que la bibliographie critique sur l'oeuvre de Miguel Hernandez a eu tendance à imposer: El rayo que no cesa, Viento del pueblo et Cancionero y romancero de ausencias sont trois recueils différents dans leurs modalités littéraires, mais qui, placés sous le signe du sujet lyrique, obéissent à une unité profonde. Sans doute la notion de "déchirement" reflète-t-elle ce centre nodal où s'entrecroisent la vocation du poète aux prises avec l'Histoire personnelle et collective, l'engagement pour la Cause républicaine et un retour sur soi qui n'est pas la simple version intimiste du lyrisme, mais plutôt une démarche fondatrice d'une métaphysique du sujet soumis aux pouvoirs d'Eros et de Thanatos. La place faite aux questions formelles montre de quelle façon s'organise la voix poématique, lorsque le manque ou le conflit se transforment en excès pour constituer le Je-origine.
Résumé : Cet ouvrage répond à un double objectif. Dans un premier volet méthodologique, il décrit à l'aide d'exemples les différentes étapes de la dissertation littéraire : analyse du sujet, repérage de la problématique, recherche des idées et élaboration du plan. Une place importante est faite aux outils de la critique littéraire (concepts, bibliographie commentée...) dont la fréquentation permet d'étoffer la réflexion et de varier les modes de lecture d'une ?uvre. Dans le second volet, neuf sujets sont développés in extenso, en espagnol ou en français. Précédés d'une approche didactique, ils illustrent la méthode et offrent un panorama des grands moments de la littérature espagnole : l'épopée, la prose au Siècle d'Or, la comedia, l'esperpento, le théâtre réaliste, le lyrisme classique et contemporain...
Le Bigot Claude ; Egger Carole ; Rivalan Guégo Chr
Existe-t-il une autre manière d'aborder l'étude de la littérature, qui soit avant tout une histoire des formes signifiantes ? Telle est la question à laquelle tentent de répondre les auteurs de ce manuel. Le fil conducteur de leur démarche a été de mettre en évidence ce qui fait la spécificité du texte littéraire, sans négliger ce qui dans une approche sociologique constitue les acteurs du champ de la littérature : institutions, monde éditorial, critique littéraire, politique culturelle. Ils ont aussi souhaité rendre au théâtre la place qui lui revenait et qui va bien au-delà de la littérature dramatique puisqu'elle englobe une réflexion sur les dramaturgies jusqu'à l'avènement du théâtre post-dramatique. Soucieux de ne pas perdre de vue l'approche concrète des oeuvres, les questions de morphologie liées au récit de fiction, à la poésie ou encore à l'essai occupent une place centrale dans la mesure où elles induisent un état du signifiant littéraire à une époque donnée. Dans cet ouvrage, les exemples ont été empruntés indifféremment aux patrimoines espagnol et latino-américain, puisqu'il s'agissait avant tout de bâtir la réflexion à partir des problématiques littéraires.
Le présent livre offre un panorama à la fois dense et clair de l'évolution des relations Eglise-Etat en Espagne. Quel est le rapport de force entre l'Eglise et le pouvoir franquiste ? Indépendance ou alliance avec le régime ? Quels furent les rapports entre les responsables de l'Eglise catholique et les nouveaux partis démocratiques pendant la transition ? L'arrivée au pouvoir des socialistes en 1982 remit-elle en cause le caractère pacifique des relations Église-État ? L'auteur répond à toutes ces questions sur la base d'une abondante documentation française et espagnole. Sa démarche débute avec le Concile Vatican II et la déclaration solennelle des pères conciliaires selon laquelle l'Eglise devait retrouver son indépendance en supprimant les liens qu'elle avait eu avec l'Etat. L'Eglise espagnole devint en peu de temps une force critique remettant en cause les règles juridiques qui présidaient au fonctionnement du catholicisme d'Etat. La mort de Franco donna véritablement le signal d'un changement d'époque dans les relations Eglise-Etat. L'identification séculaire de l'Eglise au conservatisme social et politique cessa définitivement de marquer le destin politique de l'Espagne. À partir de l'analyse d'événements importants telle l'adoption de la Constitution de 1978, des accords Église-État de 1979 et des grandes lois sur le divorce, l'avortement ou l'enseignement, l'auteur rend compte d'un aspect fondamental de la mutation de la société espagnole.
Le présent traité de versification vise à donner aux étudiants et à tous les amateurs de poésie espagnole l'essentiel des règles qui la régissent : caractéristiques du vers, types de mètre, construction de la strophe et du poème. La connaissance des figures de rhétorique, objet d'un second traité, est aussi fort utile à qui veut appréhender en profondeur le poème et l'expliquer avec un solide savoir technique. L'ouvrage se veut en outre un voyage dans le temps, de l'époque lointaine où le premier troubadour accorda sa vihuela jusqu'à la poésie vivante d'aujourd'hui. Un guide indispensable pour tout hispaniste, particulièrement pour les étudiants candidats aux concours de l'agrégation et du CAPES.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.