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Questions de littérature générale. Espagne et Amérique hispanique
Le Bigot Claude ; Egger Carole ; Rivalan Guégo Chr
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753541412
Existe-t-il une autre manière d'aborder l'étude de la littérature, qui soit avant tout une histoire des formes signifiantes ? Telle est la question à laquelle tentent de répondre les auteurs de ce manuel. Le fil conducteur de leur démarche a été de mettre en évidence ce qui fait la spécificité du texte littéraire, sans négliger ce qui dans une approche sociologique constitue les acteurs du champ de la littérature : institutions, monde éditorial, critique littéraire, politique culturelle. Ils ont aussi souhaité rendre au théâtre la place qui lui revenait et qui va bien au-delà de la littérature dramatique puisqu'elle englobe une réflexion sur les dramaturgies jusqu'à l'avènement du théâtre post-dramatique. Soucieux de ne pas perdre de vue l'approche concrète des oeuvres, les questions de morphologie liées au récit de fiction, à la poésie ou encore à l'essai occupent une place centrale dans la mesure où elles induisent un état du signifiant littéraire à une époque donnée. Dans cet ouvrage, les exemples ont été empruntés indifféremment aux patrimoines espagnol et latino-américain, puisqu'il s'agissait avant tout de bâtir la réflexion à partir des problématiques littéraires.
Ce livre s'adresse aux étudiants qui entreprennent un cursus de littérature espagnole (spécialistes et comparatistes) et qui sont amenés à réfléchir sur la nature du discours poétique. Il est assorti d'exercices avec leurs corrigés. Cet ouvrage se veut pratique et en même temps il se présente comme une réflexion sur la poésie contemporaine de langue espagnole. L'accent a été mis sur des notions qui ne sont pas toujours très bien perçues comme celles de la voix, du personnage poétique ou encore la façon dont le rythme habite la poésie contemporaine après l'éclatement de la versification classique, d'où l'intérêt pour le poème en prose, signe patent de la perte de visibilité des anciens genres qui définissaient la poésie lyrique. Le concept de voix est utilisé dans un sens logico-sémantique pour montrer la non adéquation entre l'auteur et celui qui parle, les personnes grammaticales opérant comme des masques pour un sujet qui refuse d'être identique à lui-même. La typologie des textes proposés permet de parcourir les différentes questions liées au lyrisme contemporain en cherchant à ne pas perdre de vue, soit sous la forme du commentaire composé, soit dans l'explication linéaire, les axes de lecture qui donneront une cohérence à l'interprétation.
Le présent livre offre un panorama à la fois dense et clair de l'évolution des relations Eglise-Etat en Espagne. Quel est le rapport de force entre l'Eglise et le pouvoir franquiste ? Indépendance ou alliance avec le régime ? Quels furent les rapports entre les responsables de l'Eglise catholique et les nouveaux partis démocratiques pendant la transition ? L'arrivée au pouvoir des socialistes en 1982 remit-elle en cause le caractère pacifique des relations Église-État ? L'auteur répond à toutes ces questions sur la base d'une abondante documentation française et espagnole. Sa démarche débute avec le Concile Vatican II et la déclaration solennelle des pères conciliaires selon laquelle l'Eglise devait retrouver son indépendance en supprimant les liens qu'elle avait eu avec l'Etat. L'Eglise espagnole devint en peu de temps une force critique remettant en cause les règles juridiques qui présidaient au fonctionnement du catholicisme d'Etat. La mort de Franco donna véritablement le signal d'un changement d'époque dans les relations Eglise-Etat. L'identification séculaire de l'Eglise au conservatisme social et politique cessa définitivement de marquer le destin politique de l'Espagne. À partir de l'analyse d'événements importants telle l'adoption de la Constitution de 1978, des accords Église-État de 1979 et des grandes lois sur le divorce, l'avortement ou l'enseignement, l'auteur rend compte d'un aspect fondamental de la mutation de la société espagnole.
Résumé : Cet ouvrage propose un cadre de réflexion pour aborder l'étude du discours poétique dans le domaine hispanique. A côté des critères traditionnels de la poéticité (sonorités, rythme, mesure, strophe), une place a été faite à tout ce qui apparaît comme un signe de modernité ; le poème en prose, la déstructuration de la versification classique, la plasticité de la forme. La question des figures (comparaison, métaphore, métonymie, etc.) est resituée dans une perspective diachronique, qui en explique le renouvellement. Une insistance particulière est apportée à l'articulation entre le thème et la forme. Enfin, cette lecture critique propose une définition de la voix poématique dans le cadre de la théorie de l'énonciation. Si les textes étudiés sont empruntés de préférence à la poésie moderne, la période classique est très largement représentée dans la mesure où elle demeure une référence incontournable pour comprendre les liens subtils entre l'ancien et le nouveau.
Cette anthologie entend offrir aux étudiants et, au-delà, à un large public, des extraits significatifs de la poésie espagnole de 1925 à nos jours. A côté des tendances et époques clairement établies, la place a été faite à la poésie de l'exil, consécutif à la guerre civile, au réveil de l'esthétisme, à la poésie de l'expérience qui dépasse les clivages hérités de la lutte idéologique, enfin au culturalisme. On perçoit mieux dans quelle continuité s'expriment les auteurs nés après 1940, qui contribuent aujourd'hui à assurer le renouvellement du lyrisme espagnol. La présentation de chaque poète fournit les grands lignes de son évolution et l'introduction montre sur quels critères on peut esquisser une histoire de la poésie espagnole.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.